Regardez d’abord autour de vous
À remarquer
- La ferme d’acier du pont
- Les fines tiges de suspension
- Les bâtiments étroits du Barcode
- La barque derrière une vitre
L’histoire du lieu
Ici, les piétons et les cyclistes ont été conduits au-dessus de dix-neuf voies ferroviaires en service. La ferme d’acier est élevée bien au-dessus du passage et le tablier est soutenu par de fines tiges : il n’y eut de place pour les appuis qu’en quatre points. La sortie sud du pont mène au Barcode, où des bâtiments étroits de hauteurs différentes sont disposés avec des ouvertures vers le fjord d’Oslo ; des bureaux y fonctionnent, des appartements y sont aménagés, et des cafés et des magasins y sont ouverts. Avant l’agrandissement du rivage, il y avait ici un port.
En avril deux mille huit, les constructeurs du futur siège de la banque DNB durent interrompre l’excavation. Dans l’argile gisait une coque en chêne aplatie par la terre. Peu après, les archéologues du Musée maritime norvégien comptèrent ici treize barques et navires de la fin du seizième au début du dix-septième siècle. La barque la mieux conservée reçut le nom de travail « Barcode six ».
Le Barcode contemporain donna son nom à la découverte. En deux mille trois, trois bureaux d’architectes remportèrent le concours pour aménager la bande entre la gare et le fjord d’Oslo. Ils proposèrent au commanditaire non pas une rangée d’immeubles achevée, mais un ensemble de règles : des bâtiments étroits de hauteurs différentes, avec entre eux des ouvertures vers l’eau. Cela donna un dessin de code-barres. Aujourd’hui, plus de dix mille personnes travaillent dans douze bâtiments, près de quatre cents appartements y ont été aménagés, et les rez-de-chaussée sont occupés par des magasins et des cafés.
Les architectes construisaient sur la terre ferme, mais avant le remblaiement du rivage, il y avait ici un port. Le chêne du « Barcode six » fut abattu dans les environs d’Oslo en mille cinq cent quatre-vingt-quinze. C’était une courte et large barque de transport, avec des rames et une voile carrée. Les propriétaires la réparèrent, puis transformèrent sa poupe : ils remplacèrent son extrémité pointue par un panneau plat. Pour le propriétaire d’un petit navire, la capacité représentait un revenu. Les Chercheurs pensent qu’après cette transformation, la barque pouvait embarquer sensiblement plus de cargaison, bien qu’il soit désormais impossible d’établir la raison exacte de cette décision.
Lorsque le navire eut achevé son service, les gens du port le coulèrent avec d’autres vieilles barques et remplirent les coques de terre et de pierres. C’est ainsi qu’ils agrandissaient le rivage : ce qui n’était plus bon à naviguer devenait la fondation du port. Par-dessus, une couche de suie provenant de l’incendie de mille six cent vingt-quatre scella la coque.
Quatre siècles plus tard, Terje Planke, conservateur du Musée maritime, tentait de reconstituer la structure de la découverte, tandis que Lars Stålegård, maître constructeur naval traditionnel spécialement invité, devait en construire une réplique navigante. Stålegård gagnait sa vie précisément grâce à sa connaissance des anciennes barques en bois ; s’il avait retenu une forme de coque erronée, le navire grandeur nature aurait été faux.
Au début, ils pensaient tous deux que la poupe était pointue. Mais les rainures des pièces conservées ne correspondaient pas aux planches du bordage. Un autre ensemble de rainures, resté après la transformation, convenait. Puis les archéologues trouvèrent tout près un panneau de poupe entier provenant d’un navire semblable. Planke et Stålegård comprirent qu’ils avaient devant eux la plus ancienne barque connue de Scandinavie dont les planches de bord étaient posées à recouvrement et dont la poupe était plate.
En deux mille onze, le maître mit à l’eau une réplique grandeur nature appelée « Vaaghals ». Sparebankstiftelsen DNB accorda au musée cinq millions de couronnes pour conserver l’original. Ses éléments furent assemblés pour une exposition permanente à l’endroit où les constructeurs avaient mis au jour l’ancien port : la barque est visible derrière une vitre, entre les bâtiments de la banque.
Le pont Akrobaten ouvrit la même année deux mille onze. Son nom signifie « acrobate » et se rapporte à la structure elle-même. Les ingénieurs devaient faire passer les piétons et les cyclistes au-dessus de dix-neuf voies ferroviaires en service, mais ils n’étaient autorisés à placer des appuis qu’en quatre endroits. Ils élevèrent donc la principale ferme d’acier au-dessus du passage et y suspendirent le tablier par de fines tiges.
L’extrémité sud d’Akrobaten débouche entre les bandes du Barcode. Sous cet axe s’étendait autrefois le rivage que les gens du port agrandissaient avec des navires coulés ; le « Barcode six » se tient maintenant derrière une vitre, à quelques pas seulement de la terre où il fut abandonné.
Sur place
Espace urbain ouvert sans horaires de visite ; un vent fort sur le pont et près des intervalles entre les bâtiments est chose courante.
Vérifié : 15 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.Sur le pont, ne bloquez pas le passage et surveillez les cyclistes. Par vent, pluie ou verglas, observez Barcode depuis une plateforme stable au niveau de la rue.
