Étape 5 sur 6

Basílica de Nuestra Señora de la Soledad

Basílica de Nuestra Señora de la Soledad

L’église montrera comment une confrérie de marchands, un important don et le droit à la sépulture ont transformé une chapelle en sanctuaire.

25 min
Façade panoramique de la Basílica de Nuestra Señora de la Soledad à Oaxaca
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Regardez d’abord autour de vous

À remarquer

  • Façade de pierre sculptée
  • Représentation de Marie au pied de la croix
  • Armoiries d’Otalora
  • Statue de la Vierge dans l’autel

L’histoire du lieu

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La façade de pierre sculptée mène à une basilique en activité, l’un des principaux sanctuaires d’Oaxaca. La Capilla de San Sebastián se dressait déjà ici auparavant, et des bâtiments monastiques ont été construits à côté de l’église, dans lesquels travaille aujourd’hui l’administration municipale. À l’intérieur est conservée une statue faite pour être habillée : le visage et les mains sont particulièrement soigneusement sculptés dans le bois, le reste étant caché sous les vêtements ; le dix-huit décembre, des pèlerins se rassemblent ici pour les principales festivités de la ville.

Au-dessus de l’entrée, Marie est représentée au pied de la croix après la mort du Christ. « Soledad » désigne sa solitude et son chagrin : l’église comme la statue conservée à l’intérieur sont consacrées à cet état de la Vierge.

Une tradition locale raconte pourquoi la statue se trouve précisément ici. En mille six cent dix-sept, un muletier conduisait une caravane de mules de Veracruz au Guatemala. En chemin, une autre mule, portant une grande caisse, se joignit aux animaux. Son propriétaire n’était pas là. Près de l’ancienne Capilla de San Sebastián, la mule se coucha et ne se releva plus. Le muletier craignait que cette cargaison étrangère soit considérée comme volée ; il appela donc les fonctionnaires de la ville. Lorsque la caisse fut descendue, l’animal se releva et mourut aussitôt. Selon la tradition, la caisse contenait un crucifix, la tête et les mains sculptées de Marie, ainsi qu’une plaque portant les mots « Notre-Dame de la Solitude au pied de la croix ». L’évêque Bartolomé Boorques ordonna de laisser l’image ici et de lui aménager un sanctuaire.

C’est bien une tradition. Les documents indiquent qu’au plus tard en mille cinq cent quatre-vingts, la Capilla de San Sebastián se dressait déjà à cet endroit et que la Cofradía de Nuestra Señora de la Soledad existait. L’histoire de la mule expliquait pourquoi l’image vénérée devait rester ici, bien que la dévotion elle-même soit apparue plus tôt.

La grande église naquit de la décision de personnes qui gagnaient leur vie dans le commerce. Au dix-septième siècle, des marchands andalous s’installaient à Oaxaca pour la cochenille, un colorant rouge tiré d’insectes locaux et exporté bien au-delà de la Nouvelle-Espagne. Dans une ville où le statut social s’affirmait par les corporations et les confréries religieuses, ils s’unirent autour de la dévotion espagnole à la Vierge de la Solitude, qui leur était familière. La confrérie obtint l’autorisation de remplacer la petite chapelle par une église en pierre, mais l’argent manquait pour la construction.

Les marchands s’adressèrent alors à Pedro de Otalora Carvajal, chanoine d’Oaxaca et juge ecclésiastique, qui possédait une grande fortune. Il tirait une partie de ses revenus de fonctions ecclésiastiques et de la perception de la dîme ; les chercheurs relient une autre part au commerce de la cochenille et du blé. On lui proposa de devenir le mécène du sanctuaire : financer l’église et obtenir le droit d’y être enterré.

Le premier don d’Otalora s’élevait à mille pesos. Le montant total atteignit ensuite vingt-huit mille pesos. Cet argent permit d’ériger l’église, d’aménager le maître-autel, la chaire et l’orgue, et de commencer à construire le monastère voisin. L’église fut achevée en mille six cent quatre-vingt-neuf et consacrée l’année suivante.

Le vingt juin mille six cent quatre-vingt-onze, Otalora mourut. Peu avant, il avait renoncé à la sépulture familiale dans la cathédrale d’Oaxaca et donné cette chapelle à un refuge pour enfants abandonnés. Otalora lui-même fut enterré ici ; après sa mort, son héritage continua de financer le monastère. Ses armoiries subsistent sur la façade et dans l’abside, tandis que les anciens bâtiments monastiques sont aujourd’hui occupés par l’administration municipale.

Aujourd’hui, c’est une basilique en activité, dédiée à la sainte patronne d’Oaxaca. Le dix-huit décembre, des pèlerins y viennent et les principales festivités de la ville se déroulent en son honneur. La statue de l’autel est faite pour être habillée : le visage et les mains, surtout, sont soigneusement sculptés dans le bois, le reste étant dissimulé sous les vêtements. Ce sont précisément ces deux parties qu’énumère l’ancienne tradition de la caisse que le muletier anonyme refusa de s’approprier.

Sur place

Temps sur place25 min
Point suivantJardín Sócrates
Entréeaccès libre

Tous les jours 09:00–18:00 ; visite possible en dehors des heures de messe.

Vérifié : 19 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.

Visitez l’église comme un lieu de prière en activité : gardez le silence, ne bloquez pas le passage et n’utilisez pas de flash. Pendant un office, limitez-vous à la façade et à l’atrium si votre visite gêne les fidèles.

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Où aller ensuite ?

Descendez vers la fontaine et les huit kiosques de nieve.

Étape 5 sur 6Ensuite : Jardín Sócrates

Itinéraire terminé

Promenade terminée

« Marchés et places d’Oaxaca : en route vers la Soledad » — 6 étapes, environ 2,4 km, 2,5 heures.

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