Étape 3 sur 7

Royal Street : balcons, galeries et légendes

Ce point distingue l’histoire documentée de la libération de personnes enchaînées de la réputation ultérieure de « maison hantée ».

10 min
Maison Gallier à La Nouvelle-Orléans
Infrogmation of New Orleans · CC BY-SA 4.0; cropped/resized for app; ShareAlike applies
1234567

0 sur 7 terminé

Audioguide · voix enregistréeÉcouter l’histoire du lieu

Regardez d’abord autour de vous

À remarquer

  • Façade d’angle crépie
  • Balcons en fer
  • Numéro 1140

L’histoire du lieu

Taille du texte

Cette maison d’angle crépie, avec ses plates-formes en fer, se trouve sur la parcelle numéro mille cent quarante. Les murs actuels furent érigés après la disparition de l’ancienne maison qui se trouvait ici ; l’ancienne adresse a donc survécu au bâtiment lui-même. Les plates-formes en fer sur les façades du quartier sont souvent appelées des balcons, mais une galerie a une structure différente : elle s’étend au-dessus du trottoir, est couverte d’un toit et repose sur des colonnes. Dans les rues étroites, elle servait de véranda aux étages supérieurs, tandis que des boutiques pouvaient prendre place en dessous.

Le nom de Royal Street est antérieur à la plupart de ses maisons. En mille sept cent vingt-quatre, sous le roi de France Louis Quinze, la principale rue de la ville fut appelée Royal Street — la rue royale — en l’honneur de la famille qui régnait en France. Sous les Espagnols, elle devint Royal Street, avec le même sens ; le nom actuel traduit le nom d’origine.

Les plates-formes en fer sur les façades sont souvent appelées sans distinction des balcons. Un balcon fait saillie depuis le mur et n’a pas besoin d’appuis sur le trottoir. Une galerie est plus large, couverte d’un toit et soutenue par des colonnes sur son bord extérieur. Si une plate-forme en fer couvre presque tout le trottoir, au-dessus de votre tête se trouve bien une galerie. Dans les passages étroits de la vieille ville, elle remplaçait une véranda pour les habitants des étages, tout en laissant au rez-de-chaussée de la place pour des boutiques.

À l’angle de Royal Street et de Governor Nicholls Street, alors appelée Hospital Street, se trouve un hôtel particulier crépi aux balcons en fer. On le connaît comme la maison LaLaurie, et l’on raconte que des fantômes y vivent. L’histoire documentée est plus terrible que les légendes, mais elle s’est déroulée dans un autre bâtiment.

Delphine LaLaurie, riche propriétaire et esclavagiste, acheta ici une maison inachevée en mille huit cent trente et un. Le matin du dix avril mille huit cent trente-quatre, un incendie se déclara dans la cuisine. Les sauveteurs découvrirent une cuisinière asservie âgée de soixante-dix ans, enchaînée par la cheville à la cuisinière. Les articles de journaux n’ont pas conservé son nom. D’après les aveux recueillis à l’époque, c’est elle qui avait déclenché l’incendie : elle craignait d’être emmenée dans une pièce à l’étage, d’où d’autres personnes asservies ne revenaient pas. Elle risquait de brûler avec la maison, mais le feu força des personnes extérieures à entrer.

Le juge du tribunal pénal Jean-François Canonge cherchait à obtenir l’accès aux pièces verrouillées afin de faire sortir les personnes qui s’y trouvaient encore. LaLaurie et son mari refusèrent de remettre les clés. Canonge et d’autres habitants enfoncèrent les portes et découvrirent sept personnes épuisées, enchaînées et portant de graves traces de sévices. Elles furent transportées au Cabildo. Des foules s’y rendirent pour constater de leurs propres yeux ce qui s’était passé ; les documents fiables ne permettent pas de suivre le destin ultérieur des personnes sauvées.

Pendant ce temps, Delphine LaLaurie quitta la ville en voiture à cheval. En passant par Mobile et New York, elle gagna la France, s’installa à Paris et y mourut en mille huit cent quarante-neuf. Elle ne comparut pas devant un tribunal à La Nouvelle-Orléans. Des habitants furieux saccagèrent la maison abandonnée, et pendant plusieurs années, des murs nus restèrent sur cette rue animée.

Le bâtiment actuel fut construit vers mille huit cent trente-huit par Pierre Trastour pour le nouveau propriétaire Charles Caffin. Dès mille huit cent quatre-vingt-cinq, un guide le désignait comme la « maison hantée de Royal Street » ; plus tard, des récits de fantômes et de tortures de plus en plus fantastiques vinrent s’ajouter à ce nom. Ces détails relèvent de la légende. À l’adresse de Royal Street, au numéro mille cent quarante, le coin de rue et le numéro de la parcelle ont subsisté ; la maison où les sept personnes furent sauvées n’est pas parvenue jusqu’à nos jours.

Sur place

Temps sur place10 min
Point suivantmaison Gallier : confort et contrôle
Entréeaccès libre

Tous les principaux détails sont visibles depuis le trottoir public. La plupart des maisons sont privées : n’entrez pas dans les cours ni les halls d’entrée, et ne vous attardez pas devant les entrées des habitants.

Étape suivante

Où aller ensuite ?

Depuis l’angle, revenez de quelques maisons jusqu’au numéro 1132.

Étape 3 sur 7Ensuite : maison Gallier : confort et contrôle

Itinéraire terminé

Promenade terminée

« Vieux Carré : marché, maisons et berges » — 7 étapes, environ 1,7 km, 2-3 heures.

Sans App Store ni Google Play

Installer Guide On Map comme application

Une icône apparaîtra sur l’écran d’accueil et le site s’ouvrira sans l’interface du navigateur.

Android · Chrome
  1. Si « Installer maintenant » apparaît, touchez-le puis confirmez.
  2. Sinon : menu ⋮ → « Installer l’application ».
iPhone · Safari
  1. Touchez le bouton « Partager » en bas de Safari.
  2. Choisissez « Sur l’écran d’accueil », puis « Ajouter ».
Icône sur l’écranMode plein écranItinéraires hors ligneProgression de la promenade