Étape 4 sur 8

Pointe-à-Callière

Pointe-à-Callière

Sous le musée moderne se rejoignent les traces du premier fort, de la résidence du gouverneur et de la rivière qu’on a cachée sous terre.

10 min
Bâtiment du musée Pointe-à-Callière dans le Vieux-Montréal
Antony-22 · CC BY-SA 4.0; cropped/resized for app; ShareAlike applies
12345678

0 sur 8 terminé

Audioguide · voix enregistréeÉcouter l’histoire du lieu

Regardez d’abord autour de vous

À remarquer

  • Tranchées du bastion
  • Fondations de pierre de la résidence
  • Collecteur voûté
  • Complexe muséal

L’histoire du lieu

Taille du texte

Sur la basse bande de terre à l’embouchure de la petite rivière Saint-Pierre, on tirait les bateaux sur la rive avant les rapides de Lachine ; les peuples autochtones utilisaient ce lieu bien avant les colons français. Plus tard, les habitants quittèrent cette rive dangereuse, mais le complexe muséal a conservé les traces des premières constructions. Parmi les salles, on voit des tranchées archéologiques et de la maçonnerie de pierre, et une partie du parcours passe près du tunnel voûté dans lequel la rivière fut cachée au dix-neuvième siècle.

Fin décembre mille six cent quarante-deux, Paul de Chomedey de Maisonneuve planta une croix de bois au bord de l’eau et déposa sous elle un vœu consigné par écrit. Il était responsable de la colonie de Ville-Marie et d’environ une cinquantaine de personnes qui y passaient leur premier hiver. L’eau avait déjà rempli le fossé devant la palissade et était arrivée jusqu’à la porte.

Maisonneuve avait choisi ce cap quelques mois plus tôt. Ici, la petite rivière Saint-Pierre se jetait dans le fleuve Saint-Laurent, et l’on pouvait tirer les bateaux sur la rive avant les rapides de Lachine. Les peuples autochtones utilisaient ce lieu commode bien avant les Français. Au printemps, les colons avaient construit des maisons de bois, un entrepôt et l’enceinte du fort. Jeanne Mance, venue fonder un hôpital, gérait pour l’instant les provisions et la vie quotidienne de la colonie.

Le débarcadère commode se trouvait sur une basse bande de terre entre deux rivières. À Noël, un embâcle fit monter les eaux de la rivière Saint-Pierre. Si elles avaient pénétré derrière la palissade, les colons auraient perdu leurs logements et leur entrepôt au cœur de l’hiver. Selon une ancienne chronique montréalaise, Maisonneuve fit lire publiquement son vœu : si l’eau se retirait, il porterait lui-même la lourde croix jusqu’au mont Royal et l’installerait sur la montagne.

L’eau s’arrêta au seuil de la porte, puis commença à baisser. Le six janvier mille six cent quarante-trois, Maisonneuve tint sa promesse : il porta la croix sur ses épaules en tête d’une procession et l’installa sur le mont Royal. Cette croix de bois n’a pas été conservée. L’actuelle structure lumineuse sur la montagne fut érigée presque trois siècles plus tard, en souvenir de ce vœu.

L’inondation ne resta pas un avertissement isolé. Après le départ de Maisonneuve, les habitants quittèrent peu à peu le fort et s’installèrent sur l’autre rive de la rivière Saint-Pierre, où les crues les menaçaient moins. Les constructions de bois disparurent, mais les archéologues retrouvèrent les tranchées du bastion et reconstituèrent l’emplacement de la palissade. La petite rivière disparut elle aussi : au dix-neuvième siècle, on l’enferma dans un collecteur voûté, où passe désormais une partie du parcours muséal.

Le cap n’avait pas encore de nom moderne à l’époque de Maisonneuve. À la fin du dix-septième siècle, le gouverneur de Montréal Louis-Hector de Callière reçut la parcelle abandonnée et construisit sa résidence directement sur les vestiges du premier fort. À cause de sa maison, le cap fut appelé Pointe-à-Callière, le cap de Callière. La résidence brûla en mille sept cent soixante-cinq. Sous le complexe muséal, ses fondations de pierre se trouvent à côté des tranchées du fort, et plus bas passe le collecteur à l’emplacement de la rivière qui avait failli inonder la première colonie.

Sur place

Temps sur place10 min
Point suivantplace Jacques-Cartier
Entréeextérieur / billet pour l’intérieur

Les vestiges archéologiques se trouvent à l’intérieur du complexe muséal et nécessitent une visite séparée ; de l’extérieur, concentrez-vous sur l’emplacement du site et les repères sur le pavage.

Étape suivante

Où aller ensuite ?

Continuez le long de la rive jusqu’à la large place qui monte depuis le fleuve.

Étape 4 sur 8Ensuite : place Jacques-Cartier

Itinéraire terminé

Promenade terminée

« Vieux-Montréal : ville, marché et port » — 8 étapes, 2.7 km, 2 heures.

Sans App Store ni Google Play

Installer Guide On Map comme application

Une icône apparaîtra sur l’écran d’accueil et le site s’ouvrira sans l’interface du navigateur.

Android · Chrome
  1. Si « Installer maintenant » apparaît, touchez-le puis confirmez.
  2. Sinon : menu ⋮ → « Installer l’application ».
iPhone · Safari
  1. Touchez le bouton « Partager » en bas de Safari.
  2. Choisissez « Sur l’écran d’accueil », puis « Ajouter ».
Icône sur l’écranMode plein écranItinéraires hors ligneProgression de la promenade