Étape 4 sur 7

Université McGill

McGill University

Cette étape fait passer l’itinéraire du parc urbain aux institutions nées de fortunes privées.

25 min
Bâtiment en pierre de la faculté des arts de l’Université McGill, avec un dôme et des marches devant lui.
Paul Lowry · CC BY 2.0; cropped/resized for app
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0 sur 7 terminé

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Regardez d’abord autour de vous

À remarquer

  • Allée principale
  • Portes du campus
  • Bâtiment des arts
  • Lieu de sépulture de James McGill

L’histoire du lieu

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L’allée principale du campus, qui mène des portes au bâtiment des arts, reprend le tracé de l’ancienne route d’accès. Autrefois, elle était entourée du domaine de campagne Burnside, et non de bâtiments universitaires : la maison se trouvait au sud de la rue Sherbrooke et n’a pas été conservée. Les premiers cours du collège eurent lieu dans cette maison et, plus tard, la tombe de son fondateur fut transférée devant le bâtiment des arts.

James McGill disposait d’un moyen de contraindre les gens à construire un collège après sa mort : une condition inscrite dans son testament. Ce marchand montréalais léguait à l’Institution royale pour l'avancement des sciences quarante-six acres de terrain au pied de la montagne et dix mille livres. Dans les dix ans, il fallait y établir un établissement d’enseignement qui porterait toujours le nom de McGill. Sinon, le terrain et l’argent reviendraient aux héritiers.

Le domaine s’appelait Burnside. McGill y passait l’été, loin du Montréal de l’époque. Il pouvait se permettre un tel don grâce au commerce des fourrures et des munitions, aux transactions foncières et à l’importation de marchandises provenant de plantations caribéennes où l’on exploitait le travail d’esclaves. Dans la maison des McGill, au moins cinq personnes noires et autochtones furent réduites en esclavage à différentes périodes. Une partie de la fortune dont l’université reçut le premier capital fut gagnée précisément dans ce système économique.

Lorsque McGill mourut en mille huit cent treize, l’institution qu’il avait désignée n’existait presque que sur le papier. Ses administrateurs ne commencèrent à travailler que six ans plus tard. Le principal héritier, le beau-fils et ancien associé de McGill, François Desrivières, refusait de céder Burnside. Il avait déjà hérité de vingt-trois mille livres et de vastes terres, mais, si le délai de dix ans n’était pas respecté, il aurait reçu en plus le domaine et le capital de l’université.

Le litige se résuma à un seul verbe du testament : que signifiait « établir » un collège ? Desrivières soutenait qu’un simple nom ne suffisait pas : le futur établissement n’avait ni bâtiment ni argent pour en construire un. Pour le procès, les héritiers engagèrent James Stuart, l’avocat qui avait autrefois lui-même rédigé le testament de McGill. Ses formulations précises devaient désormais rendre Burnside à la famille.

Les administrateurs répondirent par une manœuvre juridique. En mille huit cent vingt et un, deux ans avant l’expiration du délai, ils obtinrent la charte royale du Collège McGill — c’est ainsi que l’université actuelle fut appelée jusqu’en mille huit cent quatre-vingt-cinq. Les administrateurs soutenaient que la charte avait déjà créé le collège en droit, même si les bâtiments d’enseignement n’existaient pas encore.

Desrivières perdit à Montréal, puis en appel, et s’adressa au Conseil privé, la plus haute instance d’appel de l’Empire britannique. En mille huit cent vingt-huit, le Conseil attribua Burnside à l’institution. Un an plus tard, le collège ouvrit et les premiers cours eurent lieu dans la maison de campagne de McGill. Un litige distinct sur les dix mille livres ne se termina en faveur du collège qu’en mille huit cent trente-cinq. Desrivières mourut cinq ans plus tôt : il vit la famille perdre le domaine, mais ne connut pas la décision concernant l’argent.

La maison Burnside n’a pas été conservée : elle se trouvait au sud de la rue Sherbrooke, près de l’actuelle avenue McGill College. En revanche, l’allée principale du campus, des portes au bâtiment des arts, reprend le tracé de la route qui traversait le domaine de McGill. Devant le bâtiment repose aussi le marchand lui-même : en mille huit cent soixante-quinze, ses restes y furent transférés depuis un cimetière municipal fermé.

Sur place

Temps sur place25 min
Point suivantMusée McCord Stewart
Entréede l’extérieur

Le terrain ouvert du campus est généralement accessible au public ; l’accès aux bâtiments et au musée Redpath est soumis à des règles distinctes ; vérifié le 2026-06-29.

Vérifié : 29 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.

N’oubliez pas qu’il s’agit d’une université en activité : ne gênez ni le passage ni la vie universitaire. Le récit ne nécessite pas d’entrer dans les bâtiments ; l’accès à certains d’entre eux peut être limité.

Étape suivante

Où aller ensuite ?

Sortez sur la rue Sherbrooke et marchez jusqu’à l’ancien club étudiant.

Étape 4 sur 7Ensuite : Musée McCord Stewart

Itinéraire terminé

Promenade terminée

« mont Royal et Mille carrée dorée » — 7 étapes, environ 3,1 km, 3–4 heures.

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