Étape 3 sur 8

cours Saint-Louis

Cours Saint‑Louis

Un seul kiosque reliera l’histoire de la place à une fleuriste et au Marseille des théâtres.

15 min
Carrefour avec des kiosques et des bâtiments sur le cours Saint-Louis à Marseille
Patrick Nouhailler · CC BY-SA 3.0; cropped/resized for app; ShareAlike applies
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0 sur 8 terminé

Audioguide · voix enregistréeÉcouter l’histoire du lieu

Regardez d’abord autour de vous

À remarquer

  • Le kiosque en fonte La Quique
  • Le plan hexagonal du pavillon
  • Le toit de zinc
  • Les voies du tramway

L’histoire du lieu

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Le tramway passe aujourd’hui par la courte place du cours Saint-Louis. Elle reçut son nom actuel en mille huit cent soixante, lorsque la rue Noailles élargie scinda l’ancien Grand Cours en deux parties. La partie nord fut appelée cours Belsunce, la partie sud cours Saint-Louis.

Le saint Louis dont il est question ici n’est pas le roi de France Louis IX. C’est saint Louis d’Anjou, héritier du royaume de Naples, qui décida de devenir franciscain. Après la mort de son frère aîné, il céda ses droits à la couronne à son frère cadet, Robert, prononça ses vœux monastiques et devint évêque de Toulouse. En mille deux cent quatre-vingt-dix-sept, Louis mourut à vingt-trois ans ; il fut enterré dans l’église franciscaine de Marseille. Des guérisons commencèrent à lui être attribuées auprès de son tombeau ; Louis fut canonisé plus tard, et les Marseillais l’appelaient saint Louis d’Anjou. C’est cette vénération locale qui explique le nom de la place.

Les fleuristes l’occupèrent avant même qu’elle ne soit rebaptisée. Elles vendaient auparavant sur le Grand Cours, l’actuel cours Belsunce : elles disposaient les fleurs sur des planches posées sur des tréteaux. Lorsque les responsables municipaux décidèrent de transférer le marché ici, les femmes obtinrent que la ville finance pour elles des étals permanents. En octobre mille huit cent quarante-cinq, le conseil municipal approuva des pavillons hexagonaux en fonte, sous des toits de zinc. Pour cette amélioration, les conseillers relevèrent aussitôt le prix de l’emplacement, de trois à quatre francs et demi par mètre carré.

En mille huit cent quarante-sept, dix-huit pavillons furent construits, neuf de chaque côté. L’un d’eux reçut plus tard un nom que l’on peut encore lire près de La Canebière.

Joséphine Rou, la future Joséphine Nicoli, vendait des fleurs depuis son enfance. C’était l’unique revenu de sa famille : sa mère élevait seule ses enfants et vivait du même commerce. En mille neuf cents, l’annuaire de la ville indiquait déjà Joséphine comme propriétaire du treizième pavillon.

En mille neuf cent dix-huit, la vedette marseillaise de music-hall Gaby Deslys engagea Joséphine pour vendre des fleurs pendant son programme au Grand Casino et lui donna un nouveau nom : La Quique. C’est ainsi qu’à Marseille on appelait affectueusement une acheteuse ou un enfant. Dans la bouche d’une artiste célèbre, cette appellation familière devint une enseigne. Les artistes qui venaient se produire sur les scènes marseillaises commencèrent à passer voir La Quique avant leur spectacle et à lui acheter une rose porte-bonheur.

Les commandes dépassèrent largement les théâtres. Joséphine fournissait des fleurs à la préfecture, préparait des bouquets pour les visites officielles et reçut l’ordre du Mérite agricole en mille neuf cent trente. Puis le treizième pavillon passa à sa fille Henriette, qui le tint jusqu’en mille neuf cent soixante-dix-huit.

Les autres pavillons en fonte furent retirés avec le temps. Au croisement avec La Canebière, il reste un kiosque portant le nom de La Quique : le dernier rappel des dix-huit emplacements de vente que les fleuristes avaient autrefois obtenus de la ville.

Sur place

Temps sur place15 min
Point suivantMémorial de la rue d’Aubagne
Entréede l’extérieur

La place ouverte est accessible jour et nuit ; les kiosques à fleurs fonctionnent généralement le matin jusqu’au début de l’après-midi.

Vérifié : 19 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.

Au carrefour très animé, choisissez un endroit où vous ne gênez pas le passage des piétons ; aucune visite de bâtiment n’est nécessaire.

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Itinéraire terminé

Promenade terminée

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