Étape 4 sur 8

Musée de la Musique – Douiria Mouassine

متحف الموسيقى

Ce point montrera que le plâtre tardif peut non seulement cacher, mais aussi préserver un décor ancien.

25 min
salon principal de la Douiria Mouassine : plafond peint, plâtre sculpté et vitraux
Robert Prazeres · CC BY-SA 4.0; cropped/resized for app; ShareAlike applies
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Regardez d’abord autour de vous

À remarquer

  • Plâtre rose sculpté
  • Pigments rouges, verts et jaunes
  • Plafonds en bois
  • Deux niches pour s'asseoir

L’histoire du lieu

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Les pièces hautes de cette maison étaient séparées de la partie familiale : les propriétaires y recevaient des hôtes d'honneur et pouvaient les faire passer la nuit. Ces appartements s'appelaient une douiria ; une famille aisée les fit construire dans la seconde moitié du seizième siècle, lorsque le quartier autour de la mosquée Mouassine était repeuplé. Au centre subsiste un salon avec deux niches face à face ; des plafonds en bois s'étendent au-dessus d'elles, tandis que les murs montrent des sculptures roses et des traces de peintures rouges, vertes et jaunes. Un musée occupe aujourd'hui ces pièces, où résonne la musique de différentes traditions du Maroc.

En deux mille onze, Patrick Manac'h et Hamid Mergani, fondateurs de la Maison de la Photographie de Marrakech, montèrent pour la première fois dans ces pièces. Un menuisier y vivait alors avec sa famille. Les portes en bois et les plafonds peints semblaient anciens, mais les murs étaient blancs : plusieurs générations d'habitants les avaient lissés avec un nouveau plâtre, avaient coulé du béton sur les sols et installé des toilettes. Le toit fuyait, une partie des moulures était déjà perdue. Personne ne savait ce qui subsistait sous les couches blanches.

Un an plus tard, Manac'h et Mergani achetèrent la partie haute de la maison avec des fonds privés. Elle s'appelle une douiria : ce sont des appartements d'hôtes distincts au-dessus du logement familial. Dans le salon central, deux places assises sont aménagées face à face ; des portes mènent de là vers les pièces latérales. Les propriétaires pouvaient recevoir et faire passer la nuit à des hôtes d'honneur sans les faire entrer dans la partie privée de la maison. Une famille aisée fit construire la douiria dans la seconde moitié du seizième siècle, lorsque le quartier reconstruit autour de la nouvelle mosquée Mouassine était repeuplé.

Manac'h supposa que les murs blancs cachaient le décor antérieur et invita Xavier Salmon, conservateur au Louvre, à vérifier cette hypothèse. Des sondages révélèrent, sous la peinture tardive, plusieurs autres revêtements et, plus profondément, un enduit de plâtre rose à décor sculpté. Des pigments rouges, verts et jaunes subsistaient dans les creux. Les habitants tardifs avaient recouvert l'ancienne finition, mais l'avaient ainsi protégée du contact permanent et de nouvelles transformations.

Manac'h et Mergani décidèrent d'enlever toutes les couches ajoutées et de ne presque rien repeindre. Deux jeunes potiers de la vallée de l'Ourika commencèrent à dégager le relief avec des brosses douces ; l'équipe atteignit ensuite dix artisans. Les parties perdues furent comblées avec du plâtre provenant de la même vallée, dont l'argile donne la teinte rose. Les ouvriers remplacèrent les poutres porteuses pourries, retirèrent le ciment de la façade, restaurèrent les conduits de ventilation et évacuèrent l'eau. Les portes, les plafonds et les peintures d'origine qui avaient survécu furent laissés en place. Après la restauration, l'ancien logement ouvrit comme Musée Mouassine.

La musique arriva ici avant l'exposition distincte. Des soirées d'interprètes marocains commencèrent à être organisées dans la douiria restaurée. Pendant trois ans, les concerts attirèrent tant de public qu'en décembre deux mille dix-neuf, Manac'h et son équipe transformèrent tout le musée en Musée de la Musique. Dans les pièces, ils installèrent des instruments, des photographies et des enregistrements consacrés aux musiques amazighe, juive et arabo-andalouse, aux confréries religieuses Gnaoua et à la Dakka Marrakchia, tradition collective de tambours de Marrakech. Les créateurs du musée commencèrent aussi à rassembler des archives de la musique marocaine, afin que les concerts ne restent pas le seul moyen de l'entendre.

Les musiciens se produisent encore aujourd'hui dans le salon central. Le public prend place dans les deux niches qui se font face, préparées par les bâtisseurs du seizième siècle pour les hôtes. Au-dessus d'eux subsistent les anciens auvents en bois et, tout autour, les mêmes pigments que Patrick Manac'h et Hamid Mergani avaient trouvés sous le plâtre blanc d'une maison habitée.

Sur place

Temps sur place25 min
Point suivantMédersa Ben Youssef
Entréede l’extérieur

Musée aux horaires propres et proposant parfois des concerts ; vérifiez le programme à l'avance.

Vérifié : date non indiquée. Vérifiez la source officielle avant votre visite.

Observez les limites des couches historiques dégagées. Une visite ordinaire ne garantit pas de musique en direct ; le programme des concerts doit être planifié séparément.

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Où aller ensuite ?

Sortez de la ruelle et poursuivez à travers la médina nord jusqu'à la médersa Ben Youssef.

Étape 4 sur 8Ensuite : Médersa Ben Youssef

Itinéraire terminé

Promenade terminée

« Médina nord : palais, jardins et médersa » — 8 étapes, environ 2 km, 3–4 heures.

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