Regardez d’abord autour de vous
À remarquer
- La tour du phare
- Les murs de pierre du fort
- L’inscription près de la porte
- La chapelle
L’histoire du lieu
Le vingt-quatre septembre mille huit cent soixante-cinq, le phare fut allumé pour la première fois au sommet de Guia. Le gouverneur de Macao, José Rodrigues Coelho do Amaral, ordonna de donner aux navires un repère nocturne permanent et confia le mécanisme à Carlos Vicente da Rocha, un ingénieur né à Macao. Une roue en bois et une corde faisaient tourner la lanterne à paraffine. C’est ainsi qu’entra en service le premier phare moderne de la côte chinoise.
Il ne fut pas nécessaire de choisir sa hauteur. Depuis déjà deux siècles, des soldats observaient les navires d’ici et hissaient des avertissements de typhon. Rocha transforma leur poste de garde en un signal de navigation visible loin en mer. Les coordonnées précises de la tour furent ensuite retenues comme point géographique de Macao même sur les cartes.
Son équipement servit pendant neuf ans. Le typhon de septembre mille huit cent soixante-quatorze endommagea gravement la tour, et le phare s’éteignit. Rocha mourut en mille huit cent quatre-vingt-trois sans avoir revu sa lumière. La réparation s’étira sur plus de trois décennies. Ce n’est que le vingt-neuf juin mille neuf cent dix que les gardiens mirent en marche l’équipement apporté de France et remirent le phare en service.
Les murs de pierre qui l’entourent apparurent à cause d’une autre menace. En mille six cent vingt-deux, un débarquement néerlandais tenta de s’emparer de Macao. Pour les marchands et les marins locaux, perdre le port signifiait perdre leurs navires, leurs entrepôts et leurs moyens de subsistance. La ville réunit ses propres fonds et chargea le capitaine d’artillerie António Ribeiro Raia de construire un fort permanent sur le sommet dégagé. L’inscription près de la porte conserve les noms du commanditaire et du constructeur : les travaux commencèrent en septembre mille six cent trente-sept et s’achevèrent en mars de l’année suivante.
À ce moment-là, le dernier combat contre les Néerlandais appartenait déjà à l’année mille six cent vingt-sept. Ils ne revinrent plus, et les murs actuels n’eurent pas à résister à un assaut. La garnison surveillait la mer, gardait ici des canons, une caserne et une poudrière, et interdit l’entrée aux habitants.
L’un des rares jours où les personnes extérieures étaient admises derrière les portes était le cinq août, la fête de Notre-Dame-des-Neiges, à qui est dédiée la chapelle. Ce nom renvoie à une légende catholique tardive. Le patricien romain Jean et sa femme sans enfant voulaient donner leurs biens à la Vierge et lui demandèrent d’indiquer l’emplacement d’une église. Il semblerait que, le cinq août, la neige se soit déposée sur l’Esquilin et qu’une basilique ait été construite selon son contour.
La chapelle porte aussi un autre nom : Notre-Dame de Guia, c’est-à-dire celle qui guide. Une tradition locale raconte que des marins portugais, égarés au large de Macao, virent une lumière au sommet et, après avoir été sauvés, construisirent ici un sanctuaire. Les historiens ne confirment avec certitude que l’existence de la chapelle dès mille six cent vingt-deux. C’est de son nom que Guia fut donné à la colline, au fort et au phare.
Les militaires ouvrirent le site à tous après leur départ, en mille neuf cent soixante-seize. On ne laisse toujours pas entrer dans la tour du phare, mais la lumière installée au-dessus continue d’indiquer le chemin aux navires.
Sur place
Le fort et le centre d’information sont habituellement ouverts de 09:00 à 18:00, dernière entrée à 17:30 ; la chapelle de 10:00 à 17:00.
Horaires par jour
Il est possible d’observer l’ensemble extérieur même si l’accès à certains espaces est limité. Dans la chapelle, parlez doucement, ne touchez pas les peintures et n’utilisez pas le flash si la prise de vues est autorisée.
