Étape 2 sur 7

musée des Beaux-Arts de Lyon

Musée des Beaux‑Arts

Vous comprendrez ici pourquoi le musée municipal a commencé à côté de métiers à tisser.

60 min
Façade du musée des Beaux-Arts de Lyon avec arcades et fenêtres
François de Dijon · CC BY‑SA 4.0 International; cropped/resized for app
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0 sur 7 terminé

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Regardez d’abord autour de vous

À remarquer

  • Façade du palais Saint-Pierre
  • Grande galerie
  • Korè en marbre à l’oiseau

L’histoire du lieu

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Derrière la façade sévère du palais Saint-Pierre se dressent les bâtiments de l’ancien établissement royal de moniales de l’ordre bénédictin. Après la fermeture du monastère, on y apporta des tableaux, des médailles et des bronzes provenant de collections ecclésiastiques et nobiliaires, et la proximité de l’hôtel de ville sauva le bâtiment de la vente et de la démolition. Dans le vestibule du département des Antiquités, là où se tenaient autrefois les effigies des rois bienfaiteurs, est aujourd’hui conservée une statue en marbre d’une jeune fille avec un oiseau contre sa poitrine.

En mille huit cent six, François Artaud, premier conservateur des collections au palais Saint-Pierre, écarta les métiers à tisser et réserva la grande galerie aux tableaux. Cette décision était malaisée : les fabricants de soie lyonnais considéraient les métiers à tisser comme presque l’essentiel de cette institution.

Artaud comprenait bien leur calcul. Il était venu à Lyon pour apprendre le dessin pour les tissus, travaillait dans une maison de soierie et se rendait en Italie pour affaires, où il visita Rome, Florence, Pompéi et Herculanum. La soie lui assurait ses moyens d’existence, mais, nommé à un poste au musée, Artaud voulut y réunir peintures et antiquités.

Les bâtiments échurent à la ville après la fermeture de l’abbaye royale de moniales bénédictines. Elle portait le nom de l’apôtre Pierre, d’où celui de palais Saint-Pierre. En mille sept cent quatre-vingt-douze, trente-deux moniales furent expulsées, et le conseil municipal ordonna d’entreposer dans l’ancien monastère des tableaux, des médailles et des bronzes saisis à l’Église et à la noblesse. La proximité de l’hôtel de ville préserva le bâtiment de la vente et de la destruction.

Après le siège de mille sept cent quatre-vingt-treize, l’industrie lyonnaise de la soie était en crise. Les représentants de la ville réclamaient au gouvernement une école pour les dessinateurs et un musée où les élèves pourraient copier de bons modèles. On demandait tout particulièrement des natures mortes hollandaises : l’image d’une fleur devait ensuite servir de motif pour un tissu et procurait un revenu au dessinateur, au fabricant de soie et aux tisserands. En mille huit cent un, le ministre Jean-Antoine Chaptal inclut Lyon parmi les quinze villes auxquelles devaient revenir des collections publiques de peintures. À partir de mille huit cent trois, le musée du Louvre y envoya cent dix toiles ; au début, le public n’y était admis que le mercredi, pendant trois heures.

Artaud garda un lien avec l’artisanat : il aménagea un Salon des Fleurs séparé pour les natures mortes florales. Il réserva les autres salles aux maîtres anciens, aux découvertes archéologiques et aux objets de différentes époques. Lorsque le trésor municipal refusait de payer les antiquités découvertes, le conservateur achetait une partie des objets avec son propre argent. Après la révolution de Juillet de mille huit cent trente, il refusa de prêter serment au nouveau roi Louis-Philippe et perdit le poste auquel il avait consacré un quart de siècle. Cinq ans plus tard, Artaud remit sa collection personnelle à la ville.

Les métiers à tisser ont depuis longtemps disparu de la grande galerie. Dans le vestibule du département des Antiquités, où se tenaient sous l’abbaye les effigies des rois bienfaiteurs du monastère, se trouve une korè en marbre achetée sous Artaud, statue grecque antique d’une jeune fille portant un oiseau contre sa poitrine. Lyon conserve sa partie supérieure ; la partie inférieure de la statue, découverte plus tard, est restée à Athènes.

Sur place

Temps sur place60 min
Point suivantOpéra de Lyon
Entréesur billet

Mercredi—lundi 10:00—18:00, vendredi à partir de 10:30 ; mardi et jours fériés officiels fermés. Billetterie jusqu’à 17:30, évacuation des salles à partir de 17:50.

Vérifié : 29 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.

Une visite complète du musée demande du temps à part. Si vous entrez pour peu de temps, choisissez les salles où la vie de l’abbaye reste encore lisible.

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Où aller ensuite ?

Sortez vers l’hôtel de ville et contournez-le par la droite jusqu’à la place de la Comédie.

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Itinéraire terminé

Promenade terminée

« Presqu'île : qui gouvernait le centre de Lyon » — 7 étapes, 1,5 km, 2,5—3 heures.

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