Regardez d’abord autour de vous
À remarquer
- Le platelage en bois
- Les balustres
- La figure en pierre de Chabuca Granda
- La plaque commémorative
L’histoire du lieu
Le platelage en bois, bordé de balustres, enjambe le creux de Bajada de los Baños et en relie les deux bords. Sous le pont se trouvait autrefois la maison d’une famille qui avait déménagé à Barranco pour la santé de sa jeune fille. À une extrémité du passage se dresse aujourd’hui une figure en pierre de Chabuca Granda, et une plaque voisine conserve ses mots sur le fait de regarder devant elle à travers les balustres.
Le pont en bois fut construit ici pour raccourcir le chemin. En mille huit cent soixante-seize, sous le premier maire de Barranco, Francisco García Monterroso, la municipalité relia les calles Ayacucho et Abregú, situées de part et d’autre de Bajada de los Baños. Sans ce passage, les habitants devaient descendre dans le ravin puis remonter. L’ouvrage fut d’abord appelé Puente Monterroso, puis, plus tard, Puente Eruara, du nom du maire Pedro Eruara, sous lequel le passage fut réparé.
Un demi-siècle plus tard, María Isabel Granda y Larco (Chabuca Granda), alors âgée de cinq ans, s’installa dans une maison sous le pont. La fillette souffrait d’une maladie des bronches, et ses parents déménagèrent la famille à Barranco pour sa santé. Son enfance se déroula dans ce même creux. Devenue auteure-compositrice sous le nom de Chabuca Granda, elle continua à venir ici.
En mille neuf cent soixante, composer des chansons était devenu sa profession. Chabuca écrivit alors la valse « El puente de los suspiros ». Cette histoire met en scène ce passage en bois même : les balustres, les deux bords du ravin et des amoureux séparés par la distance. La chanson devint l’une des plus célèbres de son répertoire et évinca les noms de famille des anciens maires de l’appellation quotidienne du pont.
Le nom lui-même existait dans les légendes locales avant la valse. Selon l’une d’elles, des hommes attendaient ici les femmes qui se rendaient à Iglesia La Ermita et soupiraient après leur passage. La coutume de traverser le pont en retenant son souffle tout en formulant un vœu amoureux relève elle aussi de la légende, et non de l’histoire confirmée. Chabuca n’a pas prouvé la légende : elle a donné à ce nom une chanson dont on s’est mieux souvenu que des anciens noms.
Aujourd’hui, une figure en pierre de Chabuca Granda se dresse à l’un des bords du passage. Une plaque voisine consigne son souvenir : elle revenait ici non pour le passé, mais pour regarder devant elle à travers les balustres. Le platelage en bois relie toujours les bords de Bajada de los Baños, mais porte désormais le nom de sa valse.
Sur place
Accessible vingt-quatre heures sur vingt-quatre ; visite recommandée 08:00–20:00
Vérifié : 19 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.Le pont est étroit et reste un passage pour les piétons. Arrêtez-vous seulement brièvement sur le bord, ne bloquez pas le passage et ne transformez pas la légende de la traversée en retenant son souffle en une épreuve risquée.
