Étape 7 sur 7

Monastère de Shechen

शेचेन गुम्बा

La fin suivra ce qu'il est advenu de la tradition de Shechen après la perte du monastère tibétain et des fresques d'ici.

25 min
Le monastère de Shechen dans le quartier de Boudha, Katmandou.
Christopher J. Fynn · CC BY-SA 4.0; cropped/resized for app; ShareAlike applies
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À remarquer

  • Le temple principal
  • Les nouvelles peintures murales
  • La cour du monastère
  • Les bâtiments d'enseignement

L’histoire du lieu

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Le nom de Shechen a été transféré à Katmandou depuis le Kham, une région de l'est du Tibet. Là se dressait, depuis la fin du dix-septième siècle, l'un des six principaux monastères Nyingma, la plus ancienne école du bouddhisme tibétain. Il abritait un collège de philosophie, des ateliers d'art sacré et un réseau d'ermitages dépendants. À la fin des années mille neuf cent cinquante, l'ancien Shechen et ses filiales furent détruits.

Dilgo Khyentsé Rinpoché, un maître tibétain qui voulait préserver en exil l'enseignement de Shechen, avait perdu sa propre école : il était entré dans ce monastère à l'âge de onze ans et y avait ensuite reçu ses principales initiations et instructions. Après avoir quitté le Tibet, il enseigna d'abord au Bhoutan. En mille neuf cent quatre-vingts, Dilgo Khyentsé commença à construire un nouveau Shechen près de Boudhanath. Une importante communauté tibétaine s'était déjà formée autour de celle-ci ; on pouvait donc y réunir de nouveau des moines, des maîtres, des artistes et des élèves.

Pendant près de dix ans, des maçons, des sculpteurs, des orfèvres, des tailleurs et des peintres venus du Népal, du Bhoutan, de l'Inde et du Tibet travaillèrent sur le complexe. Dilgo Khyentsé déterminait jusqu'aux expressions des visages sur les fresques du temple, aux postures des maîtres et aux objets qu'ils tenaient en main. Il ordonna de représenter sur les murs des maîtres de plusieurs écoles tibétaines. Pour lui, la précision de ces figures faisait partie de la transmission des connaissances : l'élève devait reconnaître un maître et sa lignée aux mêmes signes que ceux par lesquels il lit un texte.

Le maître Konchog Lhadrepa peignit trois longs murs. Dilgo Khyentsé l'avait auparavant envoyé étudier le style est-tibétain Karma Gadri, puis vérifiait lui-même les proportions et l'iconographie. Ainsi, le travail de Konchog se trouva lié à l'avenir du monastère plus étroitement qu'une commande habituelle à un artiste.

Dilgo Khyentsé nomma abbé son petit-fils et héritier spirituel, Shechen Rabjam Rinpoché, qui devait poursuivre le système créé ici. En mille neuf cent quatre-vingt-neuf, Rabjam ouvrit un institut de philosophie au programme de neuf ans, puis, en mille neuf cent quatre-vingt-seize, une école d'art tibétain. Konchog Lhadrepa en devint l'enseignant principal. Pendant des années, les élèves apprenaient le dessin, les proportions des figures, la composition des couleurs, les représentations de divinités et la construction des mandalas. Dans la cour, les moines continuèrent d'exécuter les danses rituelles de l'ancien Shechen, tandis que, dans les bâtiments d'enseignement, on ajouta à la philosophie la musique, la peinture et les matières scolaires ordinaires.

Lors du tremblement de terre de mille neuf cent quinze, le temple principal subit de lourds dégâts. Rabjam Rinpoché s'efforça de préserver le bâtiment ; les ingénieurs renforcèrent les fondations et les colonnes, mais les murs fissurés durent être démontés. Il ne fut pas possible de sauver les fresques que Dilgo Khyentsé avait conçues avec Konchog.

À ce moment-là, les peintures avaient eu le temps d'être photographiées en détail. Konchog Lhadrepa fut chargé de diriger leur recréation, et les diplômés et les élèves avancés de son école commencèrent à peindre les figures sur les murs restaurés. Les anciennes fresques ne sont plus dans le temple principal : elles ont été remplacées par le travail d'artistes formés ici précisément pour que de telles images puissent de nouveau être réalisées par quelqu'un de vivant.

Sur place

Temps sur place25 min
Point suivantFin de l’itinéraire
Entréede l’extérieur

Le complexe est ouvert pendant les heures de lumière (environ 08:00–17:00). Les salles intérieures peuvent fermer pendant les offices ou les cours.

Vérifié : 17 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.

L'école, les offices et les espaces monastiques ne constituent pas une exposition touristique ordinaire. Restez dans les zones accessibles, parlez doucement et demandez l'autorisation pour prendre des photos.

Étape suivante

Où aller ensuite ?

Terminez la promenade dans la cour de Shechen, près du temple et de l'école, où l'on continue de former des artistes.

Étape 7 sur 7Fin de l’itinéraire

Itinéraire terminé

Promenade terminée

« Boudhanath et le quartier tibétain de Boudha » — 7 étapes, environ 650 m, 2 heures.

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