Étape 6 sur 7

Rue Phulbari

फुलबारी गल्ली

Les lettres restées sur l’enseigne raconteront comment une petite table de laphing a transformé l’affaire familiale et toute la rue.

20 min
Scène de rue à Boudha, à Katmandou, avec des nonnes, un moine, des élèves, des échoppes et des fils électriques.
Wonderlane · CC BY 2.0; cropped/resized for app
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0 sur 7 terminé

Audioguide · voix enregistréeÉcouter l’histoire du lieu

Regardez d’abord autour de vous

À remarquer

  • Enseigne « CD Laphing Center »
  • Tables des échoppes
  • Plaques blanches de laphing

L’histoire du lieu

Taille du texte

Phulbari, dans le quartier tibétain de Boudha, est occupée par de petites échoppes : on y prépare des nouilles tibétaines et d’autres plats juste au bord de la rue. Parmi les mets courants se trouve le laphing blanc, une plaque froide d’amidon, coupée en morceaux et mélangée à un assaisonnement acide, à l’ail et épicé. On mange sur le pouce aux tables basses, tandis que les odeurs de cuisine sortent des portes ouvertes avec les voix des clients.

Le « CD Laphing Center » fonctionne encore aujourd’hui sur Phulbari. Son nom promet à la fois de la nourriture et des CD, bien qu’on n’y vende plus de disques depuis longtemps. Ils ont été évincés par un plat que le propriétaire avait d’abord installé devant le magasin, sur une petite table.

Sonam Tenzing Lama est le fils d’une réfugiée tibétaine qui devait refaire vivre sa famille au Népal. Elle est arrivée ici avec ses parents vers mille neuf cent cinquante-neuf. Sonam est né à Katmandou, a vécu quelque temps au Tibet, puis est revenu après la mort de sa mère. Il s’est dirigé précisément vers Boudha parce qu’il avait entendu dire que les monastères locaux donnaient un toit et de la nourriture aux réfugiés. Sonam voulait devenir moine, mais n’a obtenu qu’un emploi rémunéré au monastère. C’est aussi là, durant un grand rite, qu’il a rencontré une femme qui travaillait elle aussi auprès du monastère. Ils se sont mariés, ont quitté le monastère et loué une chambre avec leurs économies.

Sa femme s’est fait embaucher comme employée de maison. Sonam allait vendre à Tatopani et dans d’autres villes, mais il n’a pas réussi à gagner sa vie. Une issue lui a été suggérée par un vieux couple tibétain de Tushal, chez qui il mangeait sans cesse du laphing jaune : des plaques froides d’amidon, découpées et assaisonnées de vinaigre, d’eau à l’ail, de sauce soja et de pâte de piment. Sonam s’est lié d’amitié avec les propriétaires et a décidé de vendre son propre laphing, blanc.

En deux mille trois, il a ouvert une location de CD sur Phulbari. Le laphing a occupé une petite table avec une chaise devant l’entrée et, au début, est resté un revenu d’appoint. Puis Internet est arrivé dans les foyers. Les disques étaient loués de moins en moins souvent, tandis que toujours plus de gens venaient à la petite table pour manger. Sonam a supprimé la location et consacré tout le local au laphing.

Au début, ses clients étaient presque exclusivement tibétains. Puis des garçons du quartier ont commencé à amener leurs amis d’école, qui revenaient avec leurs groupes d’amis, et d’autres commerçants ont vu la demande et se sont mis à ouvrir des établissements de laphing dans tout Boudha. C’est ainsi que Phulbari est devenue une rue de petites échoppes où l’on vient chercher des nouilles tibétaines et des plats préparés sur place.

Plus tard, Sonam disait que la famille n’avait toujours pas acheté de maison ni de voiture, mais que les recettes avaient suffi à nourrir et à instruire deux filles et trois garçons. Deux lettres de l’ancienne location, disparue, sont restées sur l’enseigne de son établissement : « CD ». Elles sont désormais suivies du mot « laphing ».

Sur place

Temps sur place20 min
Point suivantMonastère de Shechen
Entréede l’extérieur

La ruelle est toujours ouverte ; les échoppes et les cafés fonctionnent environ de 10:00 à 20:00, mais beaucoup ferment le lundi.

Vérifié : 17 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.

Mieux vaut préciser le niveau de piquant du laphing avant de commander. Ne photographiez pas les vendeurs ni les clients en gros plan sans leur accord.

Étape suivante

Où aller ensuite ?

Continuez à vous éloigner du stupa par Phulbari en direction du temple principal de Shechen.

Étape 6 sur 7Ensuite : Monastère de Shechen

Itinéraire terminé

Promenade terminée

« Boudhanath et le quartier tibétain de Boudha » — 7 étapes, environ 650 m, 2 heures.

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