Étape 5 sur 8

place de la Hurva

Hurva Square

Le nom de la place reliera le dôme actuel à une dette qui a survécu à la communauté précédente.

20 min
Hanoukiot sur la place de la Hurva
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À remarquer

  • Le dôme de la synagogue
  • La place de pierre

L’histoire du lieu

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Un parking occupait autrefois le terrain où se trouvent aujourd’hui les dalles de la place et où s’élève le haut dôme. Il y avait auparavant la cour ashkénaze : des maisons, une salle d’étude et une synagogue pour des personnes arrivées à Jérusalem depuis des terres européennes. Au milieu du dix-neuvième siècle, les ruines furent remplacées par un grand bâtiment à coupole, détruit plus tard lors des combats ; l’espace libre resta de nouveau sans Temple. La synagogue actuelle en reprend l’apparence et est de nouveau en activité dans le quartier.

La place de pierre au pied d’un haut dôme demeure le principal lieu de rencontre du quartier juif. Dans la synagogue, on prie, on lit la Torah, on célèbre des bar-mitsvahs — des cérémonies de majorité religieuse. Le nom de tout cela est étrange : « Hurva » signifie « ruine » en hébreu.

Ce nom apparut après une migration qui devait rapprocher la délivrance, mais qui se termina par la disparition de toute une communauté. En mille sept cents, le prédicateur Yehouda HeHassid amena ici depuis l’Europe orientale plusieurs centaines de disciples. Il les persuada de quitter leur ancienne vie et de s’établir à Jérusalem. La cour ashkénaze existait déjà ici : un ensemble résidentiel de Juifs d’origine européenne, avec des maisons, une salle d’étude et une synagogue. La communauté locale la reconstruisait avec de l’argent emprunté.

Cinq jours après son arrivée, Yehouda HeHassid mourut. Les migrants se retrouvèrent sans celui qui recueillait des fonds pour eux et maintenait un groupe aussi nombreux soudé. Ils avaient besoin de logements et de nourriture ; après les épidémies, leur situation devint encore plus difficile. Ils vivaient de dons venus d’Europe et, lorsque l’argent manquait, empruntaient à des créanciers arabes locaux à des taux élevés.

Pendant vingt ans, les émissaires de la communauté recueillirent des fonds dans des villes européennes et tentèrent de négocier les remboursements. La dette continuait pourtant de croître. En mille sept cent vingt, les créanciers entrèrent dans cette cour, incendièrent la synagogue et placèrent les dirigeants de la communauté en détention. La plupart des Ashkénazes s’enfuirent de Jérusalem ; les quelques-uns qui restèrent rejoignirent la communauté séfarade, où l’on priait selon un autre rite. Il n’y eut ensuite plus de communauté ashkénaze organisée dans la ville pendant environ cent ans.

La cour détruite fut appelée Hurvat Rabbi Yehouda HeHassid — « la ruine du rabbin Yehouda HeHassid ». Lui-même n’avait pas construit la synagogue que les créanciers détruisirent : sa reconstruction avait commencé avant son arrivée. Son nom resta attaché aux ruines parce que le groupe qu’il avait amené hérita des dettes, perdit la cour et fut contraint de quitter la ville.

La dette survécut aux emprunteurs. Les descendants des créanciers continuèrent à présenter les anciennes reconnaissances de dette à de nouveaux Ashkénazes, les considérant comme les successeurs de l’ancienne communauté. Certains Juifs d’origine européenne restaient à Jérusalem en se faisant passer, par leurs vêtements et leurs usages, pour des Séfarades. Lorsqu’en mille huit cent seize Menachem Mendel de Shklov, chef des disciples du Gaon de Vilna, vint ici rétablir la communauté ashkénaze, ses compagnons devaient eux aussi cacher leur origine. Ils obtinrent l’annulation des anciennes réclamations, remboursèrent une part importante des dettes et sollicitèrent pendant des décennies l’autorisation de récupérer la cour.

En mille huit cent soixante-quatre, une grande synagogue à coupole fut consacrée à l’emplacement de l’incendie. Son nom officiel était Beit Yaakov, mais les habitants continuaient à dire « Hurva ». En mille neuf cent quarante-huit, la Légion arabe jordanienne fit exploser le bâtiment pendant les combats pour le quartier. Le terrain libéré devint ensuite un parking, puis une place y fut aménagée en mille neuf cent quatre-vingt-trois.

Le dôme devant la place appartient à une réplique exacte de la synagogue du dix-neuvième siècle, ouverte en deux mille dix. Le bâtiment est de nouveau intact et en activité, mais lui comme la place portent toujours le nom resté après l’incendie de mille sept cent vingt : Hurva, « ruine ».

Sur place

Temps sur place20 min
Point suivantesplanade du Mur occidental
Entréede l’extérieur

La place est un espace ouvert ; l’entrée dans les lieux religieux intérieurs dépend des horaires de prière et des restrictions en vigueur.

Vérifié : 27 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.

La synagogue demeure un lieu de prière : pour y entrer, respectez les règles locales de tenue et de comportement. L’histoire du dôme peut aussi se lire depuis la place.

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Où aller ensuite ?

Descendez depuis la silhouette restaurée vers l’espace ouvert du Mur occidental.

Étape 5 sur 8Ensuite : esplanade du Mur occidental

Itinéraire terminé

Promenade terminée

« Vieille Ville de Jérusalem : portes, quartiers et sanctuaires » — 8 étapes, environ 2,4 km, environ 4 heures.

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