Étape 7 sur 7

porte des Lions

שער האריות / باب الأسباط / Lion’s Gate

La dernière étape examinera la porte comme le résultat d’une commande sultanienne, d’un litige administratif et du réemploi d’anciens reliefs.

20 min
La porte des Lions de Jérusalem en pierre, avec des lions sculptés au-dessus de l’arche
velodenz · CC BY 2.0; cropped/resized for app
1234567

0 sur 7 terminé

Audioguide · voix enregistréeÉcouter l’histoire du lieu

Regardez d’abord autour de vous

À remarquer

  • Quatre bêtes au-dessus de l’arche
  • Inscription à l’intérieur du passage
  • Salle voûtée
  • Passage direct

L’histoire du lieu

Taille du texte

La porte des Lions perce le mur oriental de la Vieille Ville et sert aujourd’hui de son unique entrée ouverte. On passe désormais tout droit sous l’arche, mais autrefois le passage se brisait délibérément à l’intérieur : celui qui entrait tournait d’abord vers le nord et ne gagnait la ville qu’ensuite. Ce virage étroit empêchait les assaillants de prendre de l’élan devant l’ouverture intérieure. À l’époque britannique, le mur intérieur fut démoli pour les automobiles, et de l’ancien parcours défensif subsiste une salle voûtée.

Au-dessus de l’arche sont sculptées quatre bêtes, deux de chaque côté. On les appelle depuis longtemps des lions, bien que les historiens de l’art islamique y reconnaissent des panthères : l’emblème personnel du sultan mamelouk Baibars, qui régna au treizième siècle. Il marquait de ce signe ses monnaies et les constructions qu’il commandait.

La porte elle-même apparut près de trois siècles après Baibars. Le sultan ottoman Soliman le Magnifique ordonna d’entourer de nouveau Jérusalem d’une muraille, et, dans les années mille cinq cent trente, des artisans locaux commencèrent les travaux avec des bâtisseurs venus d’Alep. Le fonctionnaire sultanien Muhammad Çelebi al-Naqqash gérait les fonds et les délais. Lorsqu’on l’accusa d’avoir laissé traîner la construction, l’assistant d’al-Naqqash, le maître Darwich al-Halabi, témoigna et confirma que son supérieur pressait les travaux autant qu’il le pouvait. L’accusation fut abandonnée. Pour al-Naqqash, il s’agissait d’un litige sur le trésor dépensé et sur son propre poste ; pour les habitants, la question était de savoir si la ville obtiendrait enfin une protection continue.

Entre mille cinq cent trente-huit et mille cinq cent trente-neuf, les bâtisseurs achevèrent la porte orientale. Ils insérèrent dans la nouvelle maçonnerie deux anciens blocs de pierre portant les panthères de Baibars. Ces reliefs ont été réemployés, mais il n’a pas été possible d’identifier avec certitude le bâtiment pour lequel ils avaient été sculptés à l’origine. À l’intérieur du passage subsiste une inscription au nom de Soliman, tandis qu’à l’extérieur se trouve la signature d’un autre sultan, mort deux siècles et demi avant le début des travaux.

Plus tard, une légende apparut : Soliman aurait vu en rêve des lions prêts à le déchirer pour avoir négligé Jérusalem, puis aurait ordonné de construire les murailles. Ce n’est qu’une légende : les documents relient la porte à l’ordre de construction de Soliman, et les bêtes à l’emblème de Baibars. En revanche, elle explique bien comment les panthères devinrent des lions et donnèrent à la porte son nom actuel.

À l’origine, on ne pouvait pas passer tout droit sous l’arche. On entrait dans un vestibule étroit, on tournait vers le nord et ce n’est qu’ensuite qu’on gagnait la ville : ce coude ralentissait les assaillants et ne leur permettait pas de prendre de l’élan devant l’ouverture intérieure. Lors du mandat britannique, le mur intérieur occidental fut démoli afin de laisser passer les automobiles sans tourner. C’est pourquoi l’unique porte ouverte du mur oriental se présente aujourd’hui comme un passage direct. Du coude défensif subsiste une partie de la salle voûtée, et, au-dessus du passage redressé, se dressent toujours les quatre panthères de Baibars.

Sur place

Temps sur place20 min
Point suivantFin de l’itinéraire
Entréede l’extérieur

Porte urbaine sans billetterie ; l’accès effectif dépend de la sécurité

Vérifié : 28 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.

C’est un passage urbain en activité : ne restez pas sous l’arche et ne gênez ni les piétons ni les véhicules. Observez les reliefs depuis un endroit sûr devant la porte.

Étape suivante

Où aller ensuite ?

Passez sous l’arche et remarquez comment la vaste vue depuis le mont des Oliviers cède définitivement la place à l’espace urbain resserré.

Étape 7 sur 7Fin de l’itinéraire

Itinéraire terminé

Promenade terminée

« Du mont des Oliviers aux remparts de Jérusalem » — 7 étapes, environ 3,1 km, environ 3,5 heures.

Sans App Store ni Google Play

Installer Guide On Map comme application

Une icône apparaîtra sur l’écran d’accueil et le site s’ouvrira sans l’interface du navigateur.

Android · Chrome
  1. Si « Installer maintenant » apparaît, touchez-le puis confirmez.
  2. Sinon : menu ⋮ → « Installer l’application ».
iPhone · Safari
  1. Touchez le bouton « Partager » en bas de Safari.
  2. Choisissez « Sur l’écran d’accueil », puis « Ajouter ».
Icône sur l’écranMode plein écranItinéraires hors ligneProgression de la promenade