Regardez d’abord autour de vous
À remarquer
- Rangées de pierres tombales
- Pierres tombales de Meir Feinstein et Moshé Barazani
- Tombes d’Aliza et de Menahem Begin
L’histoire du lieu
Les pierres tombales couvrent le versant en bandes serrées : plusieurs cimetières se rejoignent ici, chacun ayant sa propre société funéraire. Sous les tombes plus récentes, des archéologues ont mis au jour des grottes où l’on enterrait au premier siècle ; les inhumations se sont ensuite faites aussi à ciel ouvert. Les parcelles de ce côté du mont des Oliviers étaient achetées pour leur position face au mont du Temple, de l’autre côté de la vallée du Cédron. Dans la tradition juive, la résurrection des morts commencera sur le mont des Oliviers, et la proximité du Temple donnait l’espoir de compter parmi les ressuscités avant les autres.
Au printemps mille neuf cent quarante-sept, un convoi militaire britannique amena ici les corps de Meir Feinstein, âgé de dix-neuf ans et combattant de l’Irgoun, et de Moshé Barazani, âgé de vingt ans et combattant du Lehi. Les véhicules blindés restèrent au pied de la montagne. Les parents, le frère de Feinstein, sa fiancée et les personnes qui portaient les corps montèrent par un sentier rocailleux jusqu’à la tombe préparée. Les autres ne furent pas admis aux funérailles.
L’Irgoun et le Lehi étaient des organisations clandestines juives armées qui cherchaient à mettre fin à l’administration britannique de la Palestine. Feinstein participa à un sabotage à la gare de Jérusalem. Lors de sa retraite, il fut grièvement blessé, capturé et perdit un bras. Barazani, qui avait abandonné ses études dès l’adolescence pour aider sa famille en gagnant de l’argent, fut arrêté avec une grenade avant un attentat contre un commandant militaire britannique. Tous deux furent condamnés à la pendaison.
Leurs proches les persuadèrent de demander une grâce. Ils refusèrent et décidèrent de mourir sur l’échafaud avec les bourreaux. Deux grenades furent introduites clandestinement dans la prison ; l’une était défectueuse. Puis le rabbin Yaakov Goldman, appelé à soutenir les condamnés avant l’exécution, annonça qu’il monterait avec eux sur l’échafaud. Feinstein et Barazani ne voulaient pas le tuer. Quelques heures avant la pendaison, ils placèrent entre eux l’unique grenade en état de fonctionner et la firent exploser dans leur cellule.
En raison de la manière dont ils étaient morts, la question de leur inhumation en terre consacrée dut être réglée séparément. Le grand rabbin Yitzhak Herzog autorisa l’enterrement des deux hommes ici, sur la parcelle de ceux qui avaient péri lors de troubles antérieurs. Ainsi, deux hommes que les juges britanniques s’apprêtaient à conduire à la potence se retrouvèrent sur le mont des Oliviers après une courte cérémonie sous la garde de la même garnison britannique.
Les rangées de pierres sur le versant appartiennent à plusieurs cimetières voisins, administrés par différentes sociétés funéraires. Des archéologues ont découvert ici des grottes funéraires du premier siècle, et les enterrements en surface se poursuivirent plus tard. Le lieu fut choisi pour sa position face au mont du Temple, de l’autre côté de la vallée du Cédron. Selon la tradition religieuse juive, la résurrection des morts commencera sur le mont des Oliviers. On achetait donc une parcelle ici pour être près du Temple de Jérusalem et dans l’espoir de compter parmi les premiers ressuscités.
Quelques décennies plus tard, Menahem Begin, qui avait commandé l’Irgoun durant les années de clandestinité et devint ensuite Premier ministre, décida de lier sa propre sépulture aux tombes de Feinstein et Barazani. Dans la note qu’il laissa, il n’y avait qu’une demande : être enterré près d’eux. Il refusa les honneurs d’État. En mille neuf cent quatre-vingt-douze, Begin fut mis en terre après une simple cérémonie, sans discours funèbre, près de son épouse Aliza et à quelques pas des deux membres de la clandestinité.
Leurs pierres tombales se dressent ici en un groupe serré : Meir Feinstein, Moshé Barazani, Aliza Begin et Menahem Begin. La dernière demande de l’ancien Premier ministre fut exécutée à la lettre : sa tombe se trouve auprès des deux pierres pour lesquelles il avait refusé un autre lieu de sépulture.
Sur place
Cimetière en activité ; la visite de certaines sections dépend des passages, des funérailles et de la sécurité
Vérifié : 28 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.N’empruntez que les allées, parlez à voix basse et cédez le passage aux cortèges funèbres. Ne marchez pas sur les dalles et ne photographiez pas les personnes sans leur consentement.
