Regardez d’abord autour de vous
À remarquer
- Figure de Hanuman
- Lampe inextinguible
- Sanctuaire du temple
- temple voisin de Hanuman
L’histoire du lieu
Dans le Galtaji monastique, c’est l’un des deux sanctuaires anciens, édifiés l’un près de l’autre ; au fond, subsiste la figure d’une divinité devant laquelle on vient prier. Il fut construit pour la demeure permanente des Ramanandis installés dans la gorge, et non pour de simples voyageurs sur la route traversant les collines. Dans la communauté coexistaient des moines attachés à la demeure et tournés vers Rama et Sita, et ceux qui erraient, demandaient l’aumône et s’endurcissaient par des exercices. Les uns y cherchaient l’image du service dévoué, les autres la force de l’ermite ; c’est pourquoi un même sanctuaire réunissait des personnes aux voies divergentes.
Dans le sanctuaire, on entretient une Akhand Jyoti — une lampe que les desservants ne laissent pas s’éteindre. Il est impossible de prouver qu’une seule et même flamme brûle ici depuis cinq siècles. Pourtant, la coutume remonte effectivement aux premiers Ramanandis de Galtaji et explique pourquoi leur temple le plus ancien fut précisément consacré à Hanuman.
Dans la seconde moitié du seizième siècle, la communauté était dirigée par Kilhadev, successeur de Krishnadas Payahari. Les moines récemment installés dans la gorge avaient besoin de ressources pour une demeure permanente. Un document de l’année mille six cent quarante confirme que l’empereur Akbar avait déjà attribué aux Ramanandis les revenus de terres près de Ranthambore. Des chercheurs admettent que ces revenus ont pu aider Kilhadev à payer la construction.
La tradition de la communauté lui attribue le premier temple de Galtaji. Kilhadev le consacra à Hanuman et y installa un feu inextinguible. Ce choix correspondait à l’organisation de la communauté elle-même. Parmi les Ramanandis se trouvaient des tyagis, des ascètes errants qui vivaient d’aumônes, pratiquaient le yoga et cherchaient à acquérir la maîtrise de leur propre corps. D’autres restaient dans les monastères, vénéraient Sita et Rama et se transportaient en pensée dans les scènes de leur vie terrestre.
Hanuman convenait aux deux orientations. Dans la Ramayana, c’est un guerrier à l’apparence de singe qui recherche Sita enlevée et sert Rama sans rien demander pour lui-même. Les dévots monastiques voyaient en lui le serviteur dévoué du couple divin. Pour les ascètes errants, il était un yogi immortel, parvenu à la force par une tapasya austère. Des personnes aux occupations différentes entraient dans un même temple et s’inclinaient devant une même figure, chacune y reconnaissant sa propre image de la vie religieuse.
Les Ramanandis préservèrent les deux modes de vie au sein d’une même communauté, et un deuxième temple ancien de Hanuman apparut à côté. On y installa également une Akhand Jyoti. La lampe actuelle doit toujours être alimentée et protégée par des mains humaines : le feu que Kilhadev avait choisi pour le premier temple demeure ici une obligation quotidienne pour les desservants.
Sur place
Sanctuaire local au sein d’un ensemble vivant ; l’accès dépend des desservants et de l’office. Ne pas promettre un régime distinct et stable sans vérification sur place.
Vérifié : 1 juillet 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.Dans le sanctuaire exigu, ne gênez pas les personnes en prière et ne tentez pas de vérifier la tradition du feu inextinguible en le touchant ou avec un flash.
