Regardez d’abord autour de vous
À remarquer
- Escaliers entrecroisés
- Pavillons d’angle
- Galerie à étages
- Eau au fond
L’histoire du lieu
Sur trois côtés du réservoir carré, les escaliers forment un motif entrecroisé ; le quatrième est occupé par une galerie avec des pavillons aux angles. Les descentes commencent depuis différents bords et sont reliées par des paliers, de sorte que plusieurs chemins menaient à l’eau. On date habituellement l’ouvrage du seizième siècle, bien que ni les inscriptions ni les chroniques ne nomment son constructeur. Le nom a lui aussi conservé deux versions locales de son origine, et les documents ne donnent aucune raison de préférer l’une à l’autre.
Les femmes du vieil Amber venaient avant tout chercher de l’eau dans ce réservoir carré. Des récipients qu’elles rapportaient dépendaient la cuisine, la lessive et la toilette à la maison. Après les moussons, le niveau de l’eau était haut. Pendant les mois secs, on en consommait une partie, une autre s’évaporait, et il fallait descendre davantage pour chaque puisage suivant.
C’est de là que viennent les escaliers entrecroisés sur trois côtés du kund. Ils offrent de multiples accès à une même limite mouvante : aujourd’hui, l’eau pouvait se trouver près des marches supérieures, quelques mois plus tard, très bas. Les femmes atteignaient le niveau nécessaire, remplissaient des récipients d’argile ou de métal et les remontaient. Sur les paliers, elles pouvaient poser leur lourde charge, se reposer, laver du linge ou parler avec leurs voisines. La galerie à étages du quatrième côté et les pavillons d’angle servaient le même trajet quotidien vers l’eau.
On date habituellement le réservoir du seizième siècle, mais les documents n’ont pas conservé le nom de son constructeur. Son nom se traduit par « le kund de Panna Meena », mais même les listes officielles donnent une autre variante : « Panna Mian ka Kund ». Selon une tradition locale, Panna Mian était un eunuque de cour auprès du maharaja Jai Singh et participa à la création du réservoir pour les habitants d’Amber. Une autre tradition relie le nom aux Meenas, un peuple qui régnait ici avant les Kachwahas, et présente Panna comme un guerrier des Meenas. Ni les inscriptions ni les chroniques ne permettent de choisir entre ces versions : toutes deux restent des traditions.
Le kund a été restauré, l’eau en occupe toujours le fond, et les escaliers atteignent ses différents niveaux. Mais on n’y puise plus l’eau domestique. Tout le parcours demeure — du bord supérieur au réservoir —, mais l’obligation pour laquelle les femmes d’Amber le parcouraient avec des récipients remplis a disparu.
Sur place
La page touristique officielle indique un accès du lever au coucher du soleil. La descente vers l’eau, certains escaliers ou la prise de photographies peuvent être limités par les gardiens sur place.
Vérifié : 29 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.Restez aux niveaux ouverts aux visiteurs, ne franchissez pas les barrières et ne descendez pas vers l’eau sans autorisation.
