Regardez d’abord autour de vous
À remarquer
- Vieilles maisons d’habitation
- Boutiques de rue
- Ateliers
- Bâtiment historique de l’hôpital Or-Ahayim
L’histoire du lieu
À la fin du dix-neuvième siècle, plusieurs jeunes médecins se mirent à soigner les habitants démunis de Balat directement chez eux. Ces rues formaient alors l’un des principaux quartiers juifs d’Istanbul. Beaucoup de familles vivaient du commerce ambulant : elles vendaient des légumes, du lait, des œufs et des noix, ou travaillaient comme porteurs d’eau et pêcheurs. La maladie privait une telle personne de sa recette quotidienne, et il n’y avait pas de dispensaire à proximité.
Le médecin Rafael Dalmedico, directeur d’une société d’aide aux malades, décida d’ouvrir un établissement médical permanent. Des boîtes de dons furent distribuées de maison en maison. On sollicita des fonds auprès de bienfaiteurs à l’étranger, on en recueillit lors de spectacles et de bals, et l’on vendit des insignes dans les rues de Balat. La communauté réunit ainsi onze mille pièces d’or.
Avec cet argent, un bâtiment fut construit en deux ans au bord de la Corne d’Or. En mille huit cent quatre-vingt-dix-huit, sur décret du sultan, le petit dispensaire Or-Ahayim y ouvrit ses portes ; son nom signifie « Lumière de vie ». Les visites à domicile devinrent un hôpital où pouvaient se faire soigner les personnes qui n’avaient pas assez d’argent pour recevoir des soins médicaux. Plus tard, il accueillit des patients quelle que soit leur foi.
La majeure partie des habitants juifs quitta Balat au cours du vingtième siècle. De nouveaux habitants, ateliers, cafés et hôtels apparurent dans les anciennes maisons et boutiques, mais l’hôpital continua de fonctionner pendant encore des décennies. À l’été deux mille vingt-cinq, il cessa d’accueillir des patients : les administrateurs ne purent plus payer l’équipement ni satisfaire aux nouvelles exigences en matière d’infrastructures médicales.
Le bâtiment historique a été préservé. Il a été loué à une entreprise médicale pour y installer des bureaux et un centre de recherche, tandis que le fonds Or-Ahayim continue de financer les soins, l’assistance et l’assurance médicale des personnes dans le besoin. La maison construite grâce aux dons rapporte désormais un loyer ; il est géré par les héritiers de cette même société qui avait commencé avec des boîtes aux portes, dans les rues de Balat.
Sur place
Le quartier est ouvert jour et nuit ; il vaut mieux le visiter de jour.
Vérifié : 17 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.Balat reste un quartier résidentiel : ne faites pas de prises de vue devant les portes et les fenêtres d’autrui, ne bloquez pas les passages étroits et n’entrez pas dans les synagogues sans autorisation distincte. Pour vous reposer, choisissez un café ouvert plutôt que des marches d’habitation.
