Étape 8 sur 8

mosquée Nuruosmaniye

Nuruosmaniye Camii

La dernière étape montrera comment, après la mort du commanditaire, le complexe reçut un nouveau nom, tandis que les traces du don initial restaient à l’intérieur de la bibliothèque.

15 min
Façade de la mosquée Nuruosmaniye à Istanbul
Mustafa trit20 · CC BY-SA 4.0; cropped/resized for app; ShareAlike applies
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0 sur 8 terminé

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Regardez d’abord autour de vous

À remarquer

  • Coupole principale
  • Haut portique
  • Arche du passage vers le bazar
  • Bâtiment de la bibliothèque

L’histoire du lieu

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Le haut portique mène à la mosquée, auprès de laquelle subsiste l’une des plus importantes bibliothèques de manuscrits de la ville. Sa collection était alors considérée comme la plus vaste d’Istanbul, et le règlement des bibliothécaires fut repris de deux bibliothèques sultaniennes déjà établies. Sur certains livres, une ancienne empreinte apparaît encore sous le papier collé. Ces traces rappellent que les manuscrits appartenaient à un fonds charitable et ne pouvaient devenir l’héritage privé de qui que ce soit.

Le nom de cette mosquée n’appartient pas au sultan qui en commença la construction. Près de la porte orientale du Grand Bazar fonctionne tout un complexe charitable : une mosquée, une bibliothèque de manuscrits, une médersa, un mausolée, une fontaine et les locaux de l’ancienne cuisine publique. L’un des passages de la cour mène directement au bazar. Une petite mosquée de Fatma Hanım se dressait auparavant sur cet emplacement ; autour du nouveau complexe, on aménagea des boutiques et un han. Une partie des loyers servait à son entretien. On devait prier, étudier, recevoir nourriture et eau là même où l’on commerçait et d’où provenaient les revenus de ces services.

En janvier mille sept cent quarante-neuf, le sultan Mahmud Ier posa ici la première pierre d’une grande mosquée du vendredi. Il comptait y ouvrir une bibliothèque et avait choisi à l’avance, pour elle, des livres issus des collections du palais. On apposa sur les manuscrits son sceau et une mention de donation. Une telle mention faisait d’un livre un bien de waqf, un fonds charitable : il ne pouvait plus être partagé entre les héritiers ni repris.

Mahmud mourut en décembre mille sept cent cinquante-quatre. Il restait peu de travail aux constructeurs, mais on ne faisait pas encore la prière dans la mosquée et le fonds n’était pas définitivement constitué. Le frère du défunt, le nouveau sultan Osman III, décida d’achever le complexe en son propre nom. Un seul ordre ne suffit pas. Par l’intermédiaire du grand vizir, Osman obtint une fatwa, un avis du principal spécialiste du droit religieux. Elle concluait que, puisque la mosquée n’était pas encore ouverte à la prière, elle restait propriété du sultan et passait au successeur par héritage. Après cela, l’ensemble du complexe fut enregistré comme le waqf d’Osman.

Le nouveau fondateur lui donna le nom de mosquée Nuruosmaniye, « Lumière d’Osman ». Le mot « lumière » est lié à un verset du Coran inscrit sous la coupole ; le nom d’Osman renvoyait à la fois à la dynastie et à Osman III lui-même. Dans l’inscription de construction, lui aussi fut désigné comme le fondateur.

Le cinq décembre mille sept cent cinquante-cinq, Osman ouvrit la mosquée et la bibliothèque. Des dignitaires et des savants assistèrent à la cérémonie, et une réception fut organisée pour les invités. La bibliothèque comptait cinq mille trente et un volumes : c’était alors la plus grande collection d’Istanbul. Osman y ajouta ses propres livres, mais ne rédigea pas de règlement pour les bibliothécaires : dans la charte, il ordonna de suivre l’organisation que Mahmud avait déjà établie dans ses bibliothèques de Sainte-Sophie et de la mosquée Fatih.

On procéda autrement avec le nom du frère défunt. Sur les manuscrits préparés par Mahmud, ses sceaux étaient grattés ou recouverts de papier, puis le sceau d’Osman était apposé par-dessus. Ces marques déterminaient qui était considéré comme le donateur du livre ; leur remplacement faisait donc partie de la même réattribution que la fatwa, l’inscription et le nom de la mosquée.

Les collections des deux frères sont encore conservées dans la bibliothèque de la mosquée Nuruosmaniye. Certains livres de Mahmud peuvent être reconnus à leur sceau effacé ou à l’ancienne empreinte qui apparaît sous le papier collé. À l’extérieur, Osman III est nommé comme fondateur ; le nom de Mahmud est resté à l’intérieur, sous son sceau.

Sur place

Temps sur place15 min
Point suivantFin de l’itinéraire
Entréesur place

Mosquée en activité ; la visite est possible pour les non-priants en dehors des prières, mais il faut vérifier sur place les horaires précis pour les touristes et les restrictions temporaires.

Vérifié : 1 juillet 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.

Visitez la mosquée en tenant compte des offices ; la bibliothèque et les autres locaux du complexe peuvent avoir des conditions d’accès distinctes.

Étape suivante

Où aller ensuite ?

Terminez la promenade près du passage vers le bazar : c’est ici que le parcours des marchandises du port s’achève auprès d’un complexe que les revenus du commerce finançaient de nouveau.

Étape 8 sur 8Fin de l’itinéraire

Itinéraire terminé

Promenade terminée

« Istanbul commerçant : port, marchés et fondations sultaniennes » — 8 étapes, environ 3 km, 2,5–3,5 heures.

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