Étape 2 sur 7

église du Sauveur d’Irkoutsk

Храм Спаса Нерукотворного Образа

La façade montrera où les peintures retrouvées côtoient le travail des restaurateurs.

12 min
L’église du Sauveur d’Irkoutsk dans le centre historique d’Irkoutsk.
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À remarquer

  • Peintures de façade
  • Panneau sur le mur est
  • Maçonnerie de briques

L’histoire du lieu

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L’église de briques se dresse là où le bord sud de l’ostrog était autrefois fermé par un mur de bois. Des offices se déroulaient à l’étage, tandis que le rez-de-chaussée servait de dépôt municipal : près de la chapelle chauffée, on gardait du grain, des fourrures et le trésor du voïvode. Rien ne subsiste du mur de la forteresse, de la chancellerie ni des entrepôts ; le tracé de l’ancienne fortification ne se lit plus qu’à travers ce bâtiment. Des peintures colorées subsistent sur ses façades de briques.

En septembre mille neuf cent soixante-quatorze, le restaurateur Leonid Gratchev arriva à l’église du Sauveur d’Irkoutsk pour dix jours. Il devait déterminer si des peintures du début du dix-neuvième siècle subsistaient sous le badigeon et la croûte de ciment. Une erreur pouvait coûter la couche picturale elle-même : on risquait de l’enlever avec le revêtement tardif ou de la déclarer perdue et de la repeindre par-dessus.

La façade fut repeinte après la fermeture de l’église en mille neuf cent trente et un. Le bâtiment abrita successivement un foyer, des ateliers, des appartements communautaires et des entrepôts. Les peintures intérieures disparurent ; celles de l’extérieur furent badigeonnées et, par endroits, recouvertes de ciment. Plus personne ne savait ce qui subsistait exactement entre la maçonnerie de briques et cette enveloppe.

Du dix-sept au vingt-sept septembre, Gratchev effectua des dégagements d’essai. Sous les couches tardives, une ancienne peinture apparut. Cela suffisait pour renoncer à une façade blanche uniforme et poursuivre le dégagement. Le peintre-restaurateur Ievgueni Maslov prit le relais ; avant Irkoutsk, il avait restauré les peintures des cathédrales du Kremlin de Moscou. Durant l’été mille neuf cent soixante-dix-huit, les restaurateurs achevèrent le dégagement et commencèrent à restituer les couleurs perdues. En mille neuf cent soixante-dix-neuf, les peintures étaient déjà de retour sur les façades, et trois ans plus tard, une salle d’exposition du musée régional ouvrit dans l’ancienne église.

Le résultat que vous voyez ne doit toutefois pas être entièrement considéré comme une peinture intacte. Elle fut d’abord exécutée à la tempera, puis retouchée à la peinture à l’huile et, au vingtième siècle, reconstituée à partir de fragments préservés et d’ajouts de restauration. La partie droite du grand panneau sur le mur est fut repeinte. La scène centrale, le Baptême du Christ, fut restaurée à son emplacement initial.

Le nom de l’église vient cependant d’une autre image. Ici, le Sauveur désigne le Christ, et l’Image non faite de main d’homme son visage qui, selon la tradition ecclésiastique, se serait imprimé sur un tissu sans l’intervention d’un peintre. Le maître-autel fut dédié à cette image. En mille sept cent dix, les habitants transférèrent dans l’église de pierre une bannière portant le visage du Sauveur, venue de l’ancienne église en bois. La tradition locale associe cette bannière aux cosaques venus fonder l’ostrog d’Irkoutsk ; cette partie de l’histoire ne possède aucune confirmation documentaire.

L’église de pierre fut fondée en mille sept cent six sur ordre du voïvode d’Irkoutsk Larion Siniavine et grâce à des fonds réunis par les habitants. Le maître maçon moscovite Moiseï Dolgikh installa des fours à briques, chercha de l’argile et de la chaux à proximité, puis bâtit l’église directement dans le mur sud de la forteresse en bois. On priait à l’étage, tandis qu’au rez-de-chaussée, près de la chapelle Saint-Nicolas chauffée, on conservait du grain, des fourrures et le trésor du voïvode.

Il ne reste rien du mur de l’ostrog, de la chancellerie ni des entrepôts qui l’entouraient. L’église du Sauveur d’Irkoutsk est le seul bâtiment permettant de tracer l’ancienne limite de la forteresse. Des offices y sont de nouveau célébrés depuis le début de deux mille sept. À l’intérieur, les anciennes peintures n’existent plus ; à l’extérieur demeure ce que Gratchev trouva sous le ciment durant dix journées de septembre.

Sur place

Temps sur place12 min
Point suivantLe quai inférieur d’Irkoutsk et les portes de Moscou
Entréeentrée libre, église en activité

Église en activité ; il est préférable de vérifier les horaires des offices sur le site de la paroisse le jour de la visite.

Vérifié : date non indiquée. Vérifiez la source officielle avant votre visite.

La principale rareté de cet arrêt est visible depuis la rue, l’entrée n’est donc pas obligatoire. Ne bloquez pas le passage et ne vous approchez pas des peintures de trop près.

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Où aller ensuite ?

Descendez vers la rivière et longez la rive jusqu’à l’arche.

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Itinéraire terminé

Promenade terminée

« Le vieil Irkoutsk : l’Angara, les quartiers de bois et les Décembristes » — 7 étapes, 5,2 km, 4–5 h.

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