Regardez d’abord autour de vous
À remarquer
- L’arche de pierre
- Le ruisseau
- La cascade sur la roche
- La chaussée de Harlech Road
L’histoire du lieu
Une arche de pierre sous Harlech Road fait passer un ruisseau sous la route. L’eau s’accumule plus haut, sur le versant de l’actuel Victoria Peak Garden, tombe le long de la roche et descend vers les affluents du réservoir de Pok Fu Lam. Après la pluie, la cascade grossit ; par temps sec, il peut n’en rester qu’un mince filet d’eau. Son débit dépend des précipitations parce que nous sommes à la tête d’un bassin versant, et non devant un bassin décoratif clos.
Au milieu du dix-neuvième siècle, il n’y avait pas encore de route traversant le ruisseau. Sur la côte nord-ouest de l’île, la ville de Victoria grandissait rapidement : c’est ainsi qu’on appelait alors les quartiers bâtis autour de l’actuel Central et les quartiers voisins. En vingt ans, la population passa d’environ sept mille à cent vingt mille habitants. L’eau provenait de puits et de torrents de montagne ; les habitants des villages voisins la conduisaient vers les maisons et les champs par des gouttières de bambou.
En mille huit cent cinquante-neuf, le gouverneur Hercules Robinson, qui devait organiser un approvisionnement régulier pour la ville, offrit une récompense de mille dollars pour un projet réalisable. C. B. Rawling, inspecteur civil des travaux auprès du Corps of Royal Engineers, remporta le concours. Il était rémunéré pour contrôler et superviser les chantiers ; le concours lui apportait une prime distincte et sa propre grande commande.
Rawling choisit la vallée de Pok Fu Lam pour ce que l’on voit précisément à cette cascade. Les versants abrupts recueillaient l’eau de pluie de plusieurs ruisseaux à la fois, le dénivelé suffisait pour une alimentation par gravité, et une conduite pouvait être posée jusqu’au rivage densément peuplé. Dans son projet, le réservoir devait contenir trente millions de gallons. De là vers la ville devaient partir une conduite principale en fonte, trente bornes-fontaines et cent vingt-cinq bouches d’incendie.
Les entrepreneurs auxquels on proposa d’investir dans le système refusèrent : la construction coûtait cher et les revenus futurs restaient incertains. L’administration instaura alors une redevance annuelle sur l’eau, de deux pour cent de la valeur des biens immobiliers. Il fallut néanmoins faire des économies. Au lieu des trente millions de gallons prévus par Rawling, le premier réservoir n’en contint que deux millions. Rawling lui-même obtint le poste de supervision des travaux et, à la fin de mille huit cent soixante-trois, l’eau arriva dans la ville. Mais, à ce moment-là, la ville consommait un demi-million de gallons par jour. Toute la réserve ne représentait que quatre jours de consommation.
Trois ans plus tard déjà, les fonctionnaires entreprirent une extension et, en mille huit cent soixante-dix-sept, un nouveau réservoir situé plus haut fut mis en service. C’est son successeur qui fonctionne encore aujourd’hui dans la vallée. Le premier petit barrage fut démantelé plus tard. Son affluent supérieur a survécu : les constructeurs de Harlech Road firent passer la route sur une arche de pierre, et le ruisseau continue de descendre sous la chaussée, là où le projet de Rawling l’avait dirigé.
Sur place
Harlech Road est accessible à toute heure ; le sentier de remise en forme et la cascade sont librement accessibles.
Vérifié : 17 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.Les pierres et le bord du lit du ruisseau peuvent être glissants même après la fin de la pluie. N’entrez pas dans le courant et ne vous arrêtez pas en travers du sentier de remise en forme : des personnes y marchent et y courent régulièrement.
