Étape 8 sur 8

Église de Tân Định

Nhà thờ Tân Định

La fin reliera la paroisse, l’orphelinat et le métier dont est née l’édition vietnamienne.

25 min
Vue frontale de la façade rose de l’église de Tân Định à Hô Chi Minh-Ville.
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0 sur 8 terminé

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Regardez d’abord autour de vous

À remarquer

  • Façade rose
  • Haute tour
  • Plaque de marbre blanc
  • Bâtiment de l’école Hai Bà Trưng

L’histoire du lieu

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La haute tour s’élève au-dessus du complexe catholique, qui occupait autrefois toute une parcelle autour de l’église. À côté se trouvaient le logement du clergé, des salles de classe pour les futurs auxiliaires et un atelier d’imprimerie, tandis que l’école Hai Bà Trưng fonctionne aujourd’hui dans le bâtiment voisin. La façade et la tour actuelles apparurent après l’église initiale ; à l’intérieur, près de l’autel de Notre-Dame, subsiste une stèle funéraire en marbre clair de l’homme qui a constitué cette paroisse.

Le nom complet de l’église rose est l’église du Sacré-Cœur de Jésus de Tân Định. Le Cœur désigne ici l’image catholique de l’amour et du sacrifice du Christ, tandis que Tân Định est le nom de la paroisse et du quartier voisin. Des messes y sont toujours célébrées ; la couleur rose, qui en a fait un repère touristique, n’est apparue qu’en mille neuf cent cinquante-sept.

Le premier édifice religieux sur ce site fut construit par le missionnaire français Donatien Éveillard, curé qui voulait donner aux orphelins locaux une éducation et un métier capable de les faire vivre. Dès mille huit cent soixante-cinq, il acheta en France, avec son propre argent, une petite presse, des caractères et des fournitures. Il n’y avait personne pour travailler. Les deux premiers élèves furent deux orphelins âgés de treize à quinze ans. Éveillard apprenait lui-même les techniques auprès des imprimeurs de Saïgon et les transmettait aux garçons. Il fallait d’abord mouiller le papier, puis le sécher et le presser feuille par feuille contre la forme encrée à la main.

En mille huit cent soixante-quatorze, Éveillard fut nommé curé de Tân Định et y transporta les presses. Tandis que le prêtre recueillait des fonds et dirigeait la construction de l’église, un presbytère, une école pour les auxiliaires de l’église et un atelier d’imprimerie apparurent à côté. Éveillard invita ensuite les Sœurs de Saint-Paul de Chartres à ouvrir près de l’église un orphelinat avec internat. Au début des années mille huit cent quatre-vingt, environ trois cents enfants vivaient et étudiaient ici.

L’imprimerie faisait partie de cet ensemble. Éveillard agrandit l’atelier jusqu’à environ trente travailleurs ; les pensionnaires de l’orphelinat y travaillaient avec les religieux. On assurait leur entretien et on leur apprenait la composition, l’impression et la reliure des livres. Une fois adulte, un élève pouvait rester à l’atelier ou partir gagner sa vie de façon indépendante.

C’est ce que fit Đinh Thái Sơn, un jeune catholique de Nghệ An arrivé à Saïgon sans métier. Il y apprit la reliure pendant quatre ans, puis reçut des commandes du dépôt public de livres, économisa de l’argent et ouvrit sa propre imprimerie, « Phát Toàn ». Plus tard, avec l’entrepreneur Lê Phát An, il en fonda une autre, « Đồng Hiệp ». Dans ses ateliers, on imprimait des journaux, des pièces de théâtre, des récits populaires et des livres en vietnamien. L’élève de l’atelier de reliure de l’église devint l’un des éditeurs vietnamiens les plus en vue de Saïgon.

Éveillard lui-même était déjà gravement malade depuis près de deux ans au début des années mille huit cent quatre-vingt. Il demanda à être déchargé de la direction de la paroisse, mais conserva l’imprimerie et prépara le prêtre Jean-François-Marie Génibrel à poursuivre le travail. Le quinze septembre mille huit cent quatre-vingt-trois, Éveillard mourut ici. Deux jours plus tard, il fut enterré à l’intérieur de l’église qu’il avait construite, devant l’autel de Notre-Dame, et sa tombe fut fermée par une plaque de marbre blanc.

L’imprimerie près de l’église n’existe plus, et la façade actuelle ainsi que la haute tour ne furent élevées qu’après la mort d’Éveillard. La plaque blanche au-dessus de sa tombe demeure à l’intérieur. Dans le complexe voisin, où les sœurs accueillaient les orphelins, se trouve aujourd’hui l’école Hai Bà Trưng.

Sur place

Temps sur place25 min
Point suivantFin de l’itinéraire
Entréede l’extérieur

Église en activité ; la visite dépend des offices et des règles actuelles de la paroisse.

Vérifié : date non indiquée. Vérifiez la source officielle avant votre visite.

Respectez les offices et les activités de l’école voisine ; l’accès à l’intérieur peut dépendre de la vie de la paroisse. Les anciennes presses ne se trouvent pas ici et nécessitent un accord distinct avec le musée du séminaire.

Étape suivante

Où aller ensuite ?

Terminez la promenade devant la façade rose : c’est ici que l’itinéraire quitte les musées et les monuments pour rejoindre la paroisse, l’école et l’histoire du métier de l’imprimerie.

Étape 8 sur 8Fin de l’itinéraire

Itinéraire terminé

Promenade terminée

« 3e arrondissement : mémoire, villas et pièces secrètes » — 8 étapes, environ 4,3 km, 2,5–3 heures.

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