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Hietalahden kauppahalli

Hietalahden kauppahalli

Montre comment le commerce d’objets d’occasion a rendu à une place urbaine son rôle social.

20 min
Le bâtiment de brique rouge du marché couvert Hietalahden kauppahalli par une journée ensoleillée
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Regardez d’abord autour de vous

À remarquer

  • Le marché couvert de brique rouge
  • La place de marché ouverte
  • Les rangées de tables de vente

L’histoire du lieu

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Le marché de brique rouge près de la vaste place ouverte fut aménagé pour les denrées périssables : l’ancien espace de commerce en terre battue ne protégeait ni la viande, ni le beurre, ni le lait de la poussière et de la chaleur. Lorsque la halle ouvrit en mille neuf cent trois, la ville regroupa la nourriture sous un toit, laissant dehors le poisson et les articles ménagers — vaisselle, brosses et balais. Deux marchés distincts se formèrent ainsi côte à côte : dans la halle, on achetait des denrées alimentaires ; sur la place, on choisissait des objets pour la maison. Cette frontière entre les murs de brique et les rangées de tables a vécu presque tout le vingtième siècle.

À l’été mille neuf cent quatre-vingt, Tapio Sademies proposa de remplacer les voitures garées sur cette place par des rangées de tables de vente. Sademies travaillait au service municipal de l’immobilier et était responsable des marchés couverts et du commerce de rue. Sa mission était de ramener les acheteurs sur la place déserte et dans la halle de briques rouges voisine.

La cause du déclin tenait à l’organisation du commerce urbain. En mille neuf cent trois, Helsinki ouvrit ici un marché couvert afin de retirer les denrées alimentaires de la place poussiéreuse et non pavée, où la viande, le beurre et le lait se gâtaient rapidement. Après l’ouverture de la halle, la ville interdit de vendre dehors presque toute la nourriture ; une exception fut faite pour le poisson. On laissa sur la place la vaisselle, les balais, les brosses et d’autres articles ménagers, tandis que les denrées alimentaires étaient transférées sous un toit. Cette répartition assura des clients aux commerçants jusqu’aux années soixante-dix du vingtième siècle.

Ensuite, les bureaux se multiplièrent alentour, les habitants commencèrent à acheter leurs aliments dans des magasins ordinaires, et les locataires quittèrent la halle. Les voitures occupèrent progressivement la place. Sur une photographie de mille neuf cent soixante-dix, le parking la recouvre presque entièrement. Au moment où Sademies s’en chargea, la ville se retrouva avec deux problèmes à la même adresse : des étals qui se vidaient à l’intérieur et un parking à l’extérieur.

Sademies y importa un modèle qu’il avait vu à Londres. Les habitants eux-mêmes devaient vendre leurs propres objets d’occasion, sans magasin permanent ni stock professionnel de marchandises. Dès juillet mille neuf cent quatre-vingt, la première saison ouvrit. Au début, les gens venaient observer cette nouvelle extravagance urbaine : en Finlande, on connaissait alors les ventes de charité et les bazars scolaires, mais les vendeurs privés louant une table pour y vider le contenu de leur appartement étaient rares.

Sademies insistait sur la frontière entre le marché aux puces et le commerce ordinaire. Seuls les objets utilisés par le vendeur ou sa famille pouvaient être déposés sur une table. Les articles neufs étaient interdits, et le nombre de jours de vente était limité pour chaque personne. Ainsi, la place ne pouvait pas se transformer insensiblement en une rangée de boutiques permanentes : l’emplacement passait d’une armoire domestique à une autre.

Les acheteurs cessèrent rapidement de trouver l’idée étrange. Hietsun kirpputori s’imposa comme marché aux puces d’été, et la vente de ses propres objets derrière une table louée devint habituelle dans d’autres villes finlandaises aussi. Les vendeurs eurent la possibilité de fixer eux-mêmes le prix et de rapporter immédiatement la recette chez eux ; la ville rendait de nouveau la place aux habitants plutôt qu’aux voitures.

Cela ne suffit que pour peu de temps à la halle voisine. Au début des années deux mille, les gestionnaires municipaux tentèrent de réunir sous son toit des commerçants de produits biologiques. Les acheteurs furent peu nombreux et, en mille neuf cent trois, la halle fut attribuée à des vendeurs d’antiquités et d’objets d’art. La nourriture revint dix ans plus tard, lorsque les commerçants du Vieux Marché du port Sud eurent besoin d’un local provisoire pendant les travaux. Après leur déménagement, le nombre d’acheteurs de certains d’entre eux augmenta presque du double, et ils ne voulaient déjà plus revenir. Plus tard, les cafés et les restaurants se concentrèrent dans la halle.

Aujourd’hui, l’ancienne règle de la place se lit littéralement. Derrière les murs de brique, on vend de nouveau de la nourriture, et dehors les habitants étalent des objets provenant de leurs propres maisons. Entre ces deux formes de commerce subsiste l’espace que Tapio Sademies a libéré des voitures garées en mille neuf cent quatre-vingt.

Sur place

Temps sur place20 min
Point suivantKolmikulma (parc de Diane)
Entréeaccès libre

Lun–Mar 8:00–18:00, Mer–Jeu 8:00–21:00, Ven–Sam 8:00–23:00, Dim 10:00–18:00 ; en été, un marché aux puces se tient devant le bâtiment.

Vérifié : 17 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.

Entrez jeter un coup d’œil si la halle est ouverte ; la présence de vendeurs de rue dépend du jour et de la saison.

Étape suivante

Où aller ensuite ?

Laissez la halle derrière vous et suivez Bulevardi jusqu’à la chasseuse de bronze.

Étape 1 sur 6Ensuite : Kolmikulma (parc de Diane)

Itinéraire terminé

Promenade terminée

« Design et Jugend dans le sud de Helsinki » — 6 étapes, environ 4,2 km, 2–3 heures.

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