Regardez d’abord autour de vous
À remarquer
- Deux pierres « Hạ Mã »
- Quatre piliers de brique
- Arche de la porte Văn Miếu Môn
- Trois passages de la porte
L’histoire du lieu
Derrière l’arche de Văn Miếu commence l’ancien complexe de temple et d’enseignement où l’on vénérait Confucius et formait des hommes au service de l’État. Des piliers de brique divisent la porte en trois passages, et deux pierres subsistent aux extrémités ; elles indiquaient autrefois l’ordre d’entrée. La porte centrale était ouverte au roi et aux dignitaires, tandis que les élèves et les autres visiteurs passaient par les côtés.
En mille sept cent soixante et onze, le lettré de cour Nguyễn Hoãn fit placer devant la porte deux pierres portant une brève inscription : « Hạ Mã » — « descendre de cheval ». Il venait tout juste de prendre la tête du Quốc Tử Giám, l’école d’État située derrière le temple de Confucius. Nguyễn Hoãn en agrandissait le territoire, traçait des routes et faisait enlever les maisons qui l’enserraient. Les pierres indiquaient le lieu où commençait l’ordre qu’il avait établi.
Nguyễn Hoãn vivait au service de la cour et connaissait bien le prix du rang. Il avait réussi les examens d’État, était devenu le précepteur de l’héritier Trịnh Sâm et, lorsque son élève devint souverain, reçut de lui le rare titre de maître de l’État, une maison et un domaine héréditaire. Ce même Trịnh Sâm nomma son précepteur à la tête du Quốc Tử Giám.
La frontière établie par Nguyễn Hoãn ne préservait aucune exception pour son protecteur. Le roi, les princes, les hauts dignitaires, les étudiants et les gens du peuple devaient quitter leur selle ou leur palanquin, abaisser leur parasol cérémoniel et passer à pied d’une pierre à l’autre. Le contrevenant risquait une sanction : « Hạ Mã » était un ordre gravé, à la place d’un crieur posté à la porte.
Il fallait descendre de monture précisément ici, car Văn Miếu — le « Temple de la littérature » — était le sanctuaire de Confucius et des maîtres vénérés, tandis que le Quốc Tử Giám préparait des hommes au service de l’État. Devant cette frontière, chacun perdait la possibilité de montrer son rang de la manière la plus visible : passer à cheval, rester dans son palanquin ou s’abriter sous un haut parasol.
Plus loin, les distinctions revenaient. Le passage central était ouvert au roi et aux dignitaires ; les élèves et les autres entraient par les portes latérales. Nguyễn Hoãn n’égalait pas les visiteurs ; il obligeait d’abord chacun à accomplir le même geste devant les maîtres et le savoir.
Les deux pierres, de part et d’autre de quatre piliers de brique, marquent encore toute la largeur de l’ancienne frontière. Derrière elles se dresse une arche portant l’inscription « porte Văn Miếu Môn » — « Porte du Temple de la littérature ». Avant les examens, on laisse parfois près des pierres de l’encens et des offrandes, en les prenant pour des objets sacrés. Mais les mots gravés par Nguyễn Hoãn ne promettent rien. Ils ordonnent toujours de descendre de cheval.
Sur place
Zone à billet de Văn Miếu–Quốc Tử Giám ; vérifiez les horaires et le billet le jour de votre visite, le site officiel était en reconstruction lors de la vérification.
Vérifié : 28 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.Ne laissez pas d’offrandes près des pierres « Hạ Mã » ; observez d’abord l’ensemble de l’entrée depuis la rue, puis entrez en respectant les règles du complexe.
