Étape 1 sur 8

Porte Nord

Cửa Bắc

Deux impacts relient la maçonnerie préservée au choix des défenseurs de la citadelle.

15 min
Ancienne porte en pierre avec un pavillon en bois au sommet et des traces d’impacts de canon.
Phương Linh · CC0; cropped/resized for app
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Regardez d’abord autour de vous

À remarquer

  • Deux profondes cavités
  • Plaques de pierre blanche
  • Passage voûté
  • Pavillon de guet

L’histoire du lieu

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La Porte Nord ouvrait l’accès à la Cité impériale de Thăng Long par un passage voûté. Au-dessus se trouve un pavillon de garde, d’où la garnison surveillait les routes menant à la forteresse. L’empereur Gia Long ordonna d’ériger la porte en mille huit cent cinq à l’emplacement d’une entrée plus ancienne, derrière un large fossé. Plus tard, les murailles et les autres portes furent démantelées, le fossé devint une pelouse, un trottoir et une partie de la rue, et des statues des défenseurs de Hanoï apparurent dans le pavillon.

Deux profondes cavités subsistent sur la façade extérieure. Après la prise de la Cité impériale de Thăng Long, les Français ne les ont pas rebouchées avec des briques, mais ont fixé à côté des plaques de pierre blanche. Ce sont les traces d’obus tirés depuis des navires sur le Fleuve Rouge le vingt-cinq avril mille huit cent quatre-vingt-deux.

Au-dessus de l’arche est gravé : « Porte nord principale ». L’empereur Gia Long ordonna de la construire en mille huit cent cinq à l’emplacement d’une entrée plus ancienne. Au sommet se trouvait un pavillon de guet, d’où la garnison surveillait les abords de la forteresse. Devant la porte s’étendait un large fossé ; aujourd’hui, une pelouse, un trottoir et une partie de la rue Phan Đình Phùng occupent son emplacement. Dans les années quatre-vingt-dix du dix-neuvième siècle, l’administration française démolit les murailles et les quatre autres portes. L’entrée nord resta seule debout.

Hoàng Diệu était responsable de sa défense : il était le gouverneur général impérial de Hanoï et des provinces voisines. Il s’efforçait de maintenir la forteresse au service de la cour de l’empereur Tự Đức. Le capitaine de marine français Henri Rivière, arrivé en ville, était officiellement chargé de protéger les ressortissants français et d’explorer le Fleuve Rouge. Ses instructions prescrivaient de limiter l’usage de la force et n’exigeaient pas d’occuper la citadelle. Mais Hoàng Diệu réparait les fortifications dans l’attente d’une attaque, et Rivière décida de prendre la forteresse.

À cinq heures du matin, le capitaine envoya un ultimatum. En trois heures, les défenseurs devaient démanteler les fortifications, déposer les armes, et les fonctionnaires devaient se présenter au camp français. Hoàng Diệu envoya un négociateur, espérant gagner du temps et éviter le combat. Les négociations échouèrent. À huit heures, les canons des navires commencèrent à tirer sur le mur nord, et deux de leurs impacts sont encore visibles sur la porte.

Ce matin-là, Hoàng Diệu était malade ; pourtant, il rejoignit les soldats sur le rempart et dirigea lui-même la défense. Vers midi, un dépôt de poudre prit feu à l’intérieur de la citadelle. La garnison fut désorganisée, et l’infanterie française fit irruption à l’intérieur. Comprenant qu’il était impossible de poursuivre le combat, le gouverneur général renvoya les soldats restants afin qu’ils ne meurent pas avec lui.

Il se rendit à la résidence impériale près de la terrasse du palais Kính Thiên, s’inclina en direction de la capitale Hué et écrivit son dernier rapport à Tự Đức. Il se rendit ensuite au temple des guerriers, attacha son foulard à un arbre et se pendit. Les habitants de Hanoï réunirent de l’argent pour un cercueil et des funérailles. Trois ans plus tard, sa famille transporta ses restes dans son village natal.

Deux statues se dressent dans le pavillon de guet au-dessus de la porte. À côté de Hoàng Diệu se trouve Nguyễn Tri Phương, gouverneur général qui avait défendu cette même citadelle neuf ans plus tôt. À cette époque, le détachement français était commandé par Francis Garnier, qui cherchait à obtenir la remise de Hanoï. Ses soldats prirent la forteresse en une heure environ. Le fils de Nguyễn Tri Phương mourut au combat ; le commandant lui-même fut grièvement blessé et fait prisonnier. Les Français lui proposèrent des soins et espéraient amener ce haut commandant à coopérer. Il refusa de faire panser sa blessure, cessa de s’alimenter et mourut.

Aujourd’hui, dans l’ancien pavillon de garde, les habitants brûlent de l’encens devant les deux gouverneurs généraux. En bas subsistent les plaques françaises près des deux impacts ; au-dessus d’elles se tiennent Nguyễn Tri Phương et Hoàng Diệu.

Sur place

Temps sur place15 min
Point suivantPorte Đoan Môn
Entréegratuit depuis l’extérieur

Visibles depuis la rue à toute heure ; l’enceinte de la citadelle est officiellement ouverte tous les jours de 08:00 à 17:00, billet général 100 000 dôngs.

Vérifié : 1 juillet 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.

Ne touchez pas la maçonnerie et ne bloquez pas le passage ; les traces du bombardement se distinguent mieux en observant calmement la façade.

Étape suivante

Où aller ensuite ?

Laissez la Porte Nord derrière vous et allez vers l’entrée à cinq arches de la partie palatiale de la citadelle.

Étape 1 sur 8Ensuite : Porte Đoan Môn

Itinéraire terminé

Promenade terminée

« Le pouvoir à Hanoï : de Thăng Long à Ba Đình » — 8 étapes, 2,5 km, 3–3,5 h.

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