Regardez d’abord autour de vous
À remarquer
- La porte bleue à l’angle de Rodekoningstraat et de Trommelstraat
- Le mur de l’ancien monastère
L’histoire du lieu
Patershol s’est formé de rues résidentielles proches d’un monastère et d’un métier qui dépendait de l’eau. Là où vivent aujourd’hui des citadins et où sont ouverts des restaurants, des ploters travaillaient autrefois à préparer les peaux au tannage. Le mur du monastère, à l’angle, a survécu comme limite visible des anciennes possessions des carmes. Le canal lui-même est déjà caché sous terre, mais son eau faisait autrefois vivre les ateliers d’ici.
À l’angle de Rodekoningstraat et de Trommelstraat, une porte bleue est conservée dans le mur de l’ancien monastère des carmes. Derrière elle se trouvait un bas passage vers Plotersgracht, le canal qui traversait tout le quartier.
Selon la tradition locale, ce passage apparut à cause d’un chantier du monastère. Au milieu du dix-septième siècle, les carmes décidèrent de construire au-dessus du canal une infirmerie pour les frères malades. Ils manquaient de terrain libre ; le bâtiment fut donc édifié en travers du cours d’eau, occupant les deux rives.
Mais les habitants des rues voisines utilisaient l’eau. Parmi eux se trouvaient de nombreux ploters, des artisans du cuir qui faisaient tremper les peaux, en retiraient la laine et la graisse, et préparaient le cuir au tannage. Le nom du canal vient de ce métier : Plotersgracht signifie « canal des ploters ». En fermer l’accès aurait privé les artisans de l’eau dont dépendaient leurs revenus.
Les carmes obtinrent leur infirmerie, et les citadins conservèrent un escalier menant à l’eau ainsi qu’un passage distinct à travers le mur du monastère. Les gens n’avaient pas à entrer dans la cour intérieure auprès des moines : ils descendaient vers le canal par un couloir bas et sombre. Ici, les paters étaient les pères du monastère, et le mot « hol » signifiait un terrier ou un passage étroit. Les Gantois le surnommèrent Patershol, « le terrier des pères ». Puis le nom d’un seul couloir passa aux rues alentour.
En mille huit cent soixante-douze, Plotersgracht fut presque entièrement recouvert. Les tanneurs étaient partis depuis longtemps ; les vieilles maisons sont désormais habitées par des citadins et abritent des restaurants. De l’aménagement qui donna son nom au quartier subsistent la porte bleue, le mur du monastère et la rue au-dessus du canal comblé. Le passage lui-même est fermé, mais son nom désigne toujours tout Patershol.
Sur place
Les rues du quartier sont ouvertes vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Au musée et à la Kunsthal, les horaires dépendent des expositions.
Vérifié : date non indiquée. Vérifiez la source officielle avant votre visite.Ne transformez pas les ruelles résidentielles en décor de séance photo : laissez les portes et les fenêtres dégagées, baissez le volume et tenez compte des visiteurs des restaurants.
