Regardez d’abord autour de vous
À remarquer
- Portique blanc à colonnes
- Fonts baptismaux ébréchés
- Tuyaux de l’orgue dans l’angle nord-est
L’histoire du lieu
Les colonnes blanches du portique mènent à l’église Saint-Georges ; à l’intérieur, son passé se lit dans des objets d’époques différentes. Les fonts baptismaux ébréchés appartiennent à l’église d’avant-guerre et servent de nouveau aux baptêmes. Dans la partie nord-est se trouve un nouvel orgue mécanique avec deux claviers, une pédale et dix-sept jeux ; tous ses tuyaux sont neufs.
L’église blanche à portique fut construite ici pour la communauté anglicane de la Compagnie britannique des Indes orientales. Auparavant, ses employés célébraient les offices dans la maison du gouverneur, puis dans le palais de justice. La Compagnie finança entièrement le nouveau temple ; il ouvrit en mille huit cent dix-huit et fut consacré un an plus tard. C’est la plus ancienne église d’Asie du Sud-Est construite à l’origine pour le culte anglican.
Georges, dans son nom, est un martyr des premiers temps du christianisme, vénéré comme le saint patron de l’Angleterre. Pour une église anglaise dans une ville portuaire appartenant à la Compagnie, ce nom indiquait directement la communauté à laquelle le bâtiment était destiné. Plus tard, le jour de saint Georges aida cette communauté à relever l’église de ses ruines.
En décembre mille neuf cent quarante et un, lors d’un raid aérien japonais, une bombe perça le toit au-dessus de la galerie ouest et en fit s’effondrer une partie. Des pillards arrivèrent ensuite. Ils emportèrent la chaire, la clôture d’autel, les bancs et le lutrin en laiton, arrachèrent des murs les plaques commémoratives en marbre et soulevèrent les dalles du sol. L’orgue fut démonté pièce par pièce ; les restes de ses tuyaux se retrouvèrent dans les rues voisines.
Après la guerre, J. P. Soutar, chef du chœur de l’église avant la guerre et membre du comité paroissial, commença à écrire à des facteurs d’orgues britanniques. La plupart répondaient qu’ils ne pourraient pas accepter une commande avant encore plusieurs années. La seule entreprise prête à commencer plus tôt demanda environ trente mille dollars locaux, alors que la restauration de tout le bâtiment était alors estimée à environ soixante mille. La paroisse ne pouvait pas s’offrir un nouvel orgue à tuyaux.
Le jour de saint Georges, les paroissiens célébrèrent un office au milieu même des murs endommagés et lancèrent une collecte de fonds. Le gouvernement se chargea de payer la réparation du bâtiment lui-même. Banques, maisons de commerce et donateurs privés réunirent de l’argent pour les bancs, la chaire et le reste du mobilier. En mille neuf cent quarante-huit, les offices reprirent ici, mais sans l’ancien orgue.
Un objet revint presque aussitôt. Des employés du service des travaux publics retrouvèrent les fonts baptismaux tout près, dans un tas de décombres. Ils avaient reçu un éclat, mais restaient intacts ; on les remit à leur place et ils furent de nouveau utilisés pour les baptêmes.
L’orgue à tuyaux n’apparut ici qu’en deux mille dix-sept, plus de soixante-dix ans après le pillage. Un donateur privé le finança, et des facteurs fabriquèrent un instrument mécanique entièrement neuf, avec deux claviers, une pédale et dix-sept jeux. Les fonts baptismaux ébréchés appartenaient à l’église d’avant-guerre. Tous les tuyaux de l’orgue, dans l’angle nord-est, sont neufs.
Sur place
L’église se découvre toujours de l’extérieur. L’accès à l’intérieur dépend des offices, de l’activité paroissiale et de l’ouverture actuelle des portes ; ne prévoyez pas cette étape comme un intérieur garanti.
Vérifié : 1 juillet 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.Observez la cour en silence ; si un office est en cours à l’intérieur ou si l’accès est limité, vous pouvez suivre l’essentiel de cette étape depuis l’extérieur.
