Regardez d’abord autour de vous
À remarquer
- Ancienne maçonnerie de brique
- Mur ouest reconstruit
- Fossé avec fondation de granit et bord de brique
L’histoire du lieu
Sur le cap à l’entrée du port se trouvait d’abord une enceinte faite de troncs de palmiers nibong. Plus tard, elle fut remplacée par des parapets de brique et des batteries de pierre ; derrière eux prirent place des magasins à poudre, des entrepôts, une garnison et des services britanniques. Côté mer, la fortification était entourée d’un fossé muni de ponts-levis, et les canons lourds faisaient face au port. Dans l’ancienne maçonnerie de brique, on distingue encore la structure d’origine du fort.
En mille huit cent quatre, le colonel Robert Townsend Farquhar, nouveau gouverneur du Penang britannique, se préparait à repousser une attaque française. La Grande-Bretagne était en guerre contre Napoléon, et le port de la Compagnie britannique des Indes orientales se trouvait sur la route maritime entre l’Inde et la Chine. Farquhar avait besoin d’un fort capable de protéger les navires et les entrepôts précisément ici, sur le cap à l’entrée du port.
Il y avait déjà sur place une fortification fondée par Francis Light en mille sept cent quatre-vingt-six. La première enceinte fut assemblée avec des troncs de palmiers nibong. Light la nomma en l’honneur de Charles Cornwallis, alors gouverneur général du Bengale, qui dirigeait les possessions de la Compagnie en Inde. Cornwallis lui-même n’avait pas servi à Penang : son nom indiquait de qui relevait le nouveau poste britannique.
Les murs de palmier se détériorèrent, et Farquhar ordonna de les remplacer par de la brique et de la pierre. La Compagnie fit venir des prisonniers d’Inde et les força à construire des parapets, des entrepôts de munitions, des batteries extérieures et un fossé muni de ponts-levis. Pour ces hommes, le chantier faisait partie de leur châtiment après leur transport par mer. Farquhar quitta Penang dès l’année suivante ; les travaux se poursuivirent sous ses successeurs et s’achevèrent en mille huit cent dix, pour un coût d’environ quatre-vingt mille dollars de l’époque.
Quatre ans plus tard, les fortifications et les batteries avancées vers la mer comptaient soixante-dix-sept canons, et quarante-cinq autres étaient conservés en réserve. Les pièces les plus lourdes furent installées derrière le fossé, du côté du port. Aucune ne tira jamais sur l’ennemi. Les Français ne vinrent pas ici, et les artilleurs tiraient surtout lors des salves. À l’intérieur se trouvaient une garnison, des magasins à poudre, des entrepôts et des services de l’administration britannique.
Après le départ des derniers régiments en mille huit cent quatre-vingt-un, les locaux furent remis à des policiers sikhs et européens. Ensuite, les fonctionnaires préparèrent plusieurs fois le fort à la démolition. En mille neuf cent vingt-deux, le fossé fut comblé pour faciliter le démantèlement et, environ dix ans plus tard, le mur ouest fut détruit, ouvrant la cour vers le Padang Kota Lama.
Les murs restants furent préservés par Shenton Thomas, gouverneur des Établissements des détroits, colonie britannique dont Penang faisait partie. En mille neuf cent trente-six, il annula la poursuite de la démolition. Le mur ouest qui se dresse aujourd’hui ne fut reconstruit qu’au début du vingt et unième siècle. L’ancienne maçonnerie conservée montre précisément ce que Thomas empêcha de démolir par la suite ; le fossé restauré suit l’endroit où les archéologues ont trouvé sa fondation de granit et son bord de brique.
Sur place
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Vérifié : 1 juillet 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.Depuis l’extérieur, on lit la forme et le projet défensif ; la chapelle et Seri Rambai ne sont visibles qu’avec un accès à l’intérieur.
