Étape 1 sur 8

Bargello

Museo Nazionale del Bargello

C’est ici qu’apparaîtra le conflit central de l’itinéraire : la ville condamnera le poète, puis ramènera son image dans ce même palais.

30 min
Vue sur la tour de pierre et la façade du musée du Bargello, avec leurs couronnements crénelés.
Mano1221 · CC0 1.0 Universal (Public Domain); cropped/resized for app
12345678

0 sur 8 terminé

Audioguide · voix enregistréeÉcouter l’histoire du lieu

Regardez d’abord autour de vous

À remarquer

  • Cour intérieure en pierre
  • Salle Donatello
  • Fresque avec le portrait de Dante

L’histoire du lieu

Taille du texte

Le nom actuel du palais lui vient du bargello, chef de la garde municipale : lorsque le bâtiment devint une prison, les arrestations, les interrogatoires et les exécutions relevaient de lui. La cour intérieure en pierre est maintenant entourée de salles de musée, même si des locaux de prison y fonctionnaient autrefois. Après le départ de la prison, le palais fut restauré et le premier musée national de l’Italie unifiée y fut ouvert. Des sculptures se dressent dans la salle Donatello, tandis qu’une peinture murale a été conservée dans l’ancienne chapelle des condamnés à mort.

Devant nous se trouve le palais du tribunal municipal. Au Moyen Âge, le podestat siégeait ici : c’était un juge invité d’une autre ville, à qui les Florentins confiaient pour peu de temps les affaires civiles et pénales. C’est donc ici que Dante Alighieri fut convoqué en janvier mille trois cent deux.

Dante était poète, mais il fut jugé comme ancien prieur, l’un des dirigeants de la République florentine. La ville était alors divisée entre deux partis : les Guelfes blancs, auxquels appartenait Dante, s’opposaient à l’ingérence du pape dans les affaires de la ville ; les Guelfes noirs comptaient sur le soutien du pape. En novembre mille trois cent un, le prince français Charles de Valois, envoyé par le pape, entra à Florence. Les Noirs revinrent d’exil, occupèrent les fonctions de la ville et commencèrent à examiner les affaires de leurs adversaires.

Le nouveau podestat fut Cante de’ Gabrielli, partisan convaincu des Noirs. Il cherchait à faire condamner les anciens prieurs pour des décisions prises avant le coup de force. Dante se trouvait alors en ambassade auprès de la cour pontificale et ne se présenta pas à la convocation : comparaître l’exposait à la prison et à la torture. Le vingt-sept janvier, le tribunal considéra son absence comme un aveu de culpabilité. Dante fut accusé de s’être approprié l’argent de la ville et d’avoir agi contre le pape et Charles de Valois. On lui imposa une amende de cinq mille florins, à verser dans les trois jours, on lui interdit d’exercer des fonctions et on le menaça de confisquer et de détruire ses biens.

Le dix mars, un second jugement fut prononcé. Si Dante était capturé sur le territoire de Florence, il devait être brûlé. La salle Donatello actuelle abritait alors la grande salle du tribunal ; c’est ici que fut annoncée la décision après laquelle Dante ne rentra plus chez lui. Il vécut aux cours de souverains étrangers, dépendit de leur hospitalité et écrivit lui-même plus tard sur la misère de l’exilé. Sa famille et ses biens restèrent à Florence, tandis qu’il mourut à Ravenne en mille trois cent vingt et un.

Trois décennies plus tard, des maîtres du cercle de Giotto peignirent la chapelle du palais. Les condamnés à mort y attendaient leur exécution ; c’est pourquoi les murs reçurent des représentations de l’Enfer, du Paradis et des scènes de pénitence. Dante fut placé parmi les sauvés au Paradis. Le voisinage se fit sans allégorie : dans la salle du tribunal, on lui avait destiné le bûcher, et dans la chapelle de ce même tribunal, on le peignit parmi les justes.

En mille cinq cent soixante-quatorze, le palais fut transformé en prison. Le bargello, chef de la garde municipale chargé des arrestations, des interrogatoires et des exécutions, s’y installa. Sa fonction donna au bâtiment son nom actuel. La chapelle fut adaptée aux besoins de la prison, les fresques furent recouvertes de badigeon, et le visage de Dante disparut pendant plusieurs siècles.

En mille huit cent quarante, le peintre Antonio Marini retira le badigeon et découvrit le portrait. Cette découverte fut l’une des raisons de restaurer le palais après le départ de la prison et d’y ouvrir, en mille huit cent soixante-cinq, le premier musée national de l’Italie unifiée. Aujourd’hui, des sculptures de Donatello se dressent dans l’ancienne salle des jugements, et Dante se trouve toujours du côté du Paradis dans la chapelle des condamnés à mort.

Sur place

Temps sur place30 min
Point suivantoratoire des Buonomini di San Martino
Entréesur billet

Mar‑Dim 08:15‑18:50 ; dernière entrée 50 min avant ; Lun – fermé.

Vérifié : 17 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.

La façade est visible depuis la rue, mais la cour, la chapelle et les sculptures font partie de la visite du musée. À l’intérieur, respectez les règles de prise de vue établies et ne touchez pas les œuvres exposées.

Étape suivante

Où aller ensuite ?

Remontez la via del Proconsolo et tournez vers la petite piazza San Martino.

Étape 1 sur 8Ensuite : oratoire des Buonomini di San Martino

Itinéraire terminé

Promenade terminée

« Dante et la mémoire urbaine : du Bargello à Santa Croce » — 8 étapes, ≈0,9 km, 2–3 heures.

Sans App Store ni Google Play

Installer Guide On Map comme application

Une icône apparaîtra sur l’écran d’accueil et le site s’ouvrira sans l’interface du navigateur.

Android · Chrome
  1. Si « Installer maintenant » apparaît, touchez-le puis confirmez.
  2. Sinon : menu ⋮ → « Installer l’application ».
iPhone · Safari
  1. Touchez le bouton « Partager » en bas de Safari.
  2. Choisissez « Sur l’écran d’accueil », puis « Ajouter ».
Icône sur l’écranMode plein écranItinéraires hors ligneProgression de la promenade