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Place des Alaouites et portes du Palais royal de Fès

Place des Alaouites / دار المخزن

Ici, la façade cérémonielle tardive cachera le lieu où le sauvetage d’un souverain s’est transformé en prix politique à payer.

15 min
Détails des portes du Palais royal de Fès
Robert Prazeres · CC BY-SA 4.0; cropped/resized for app; ShareAlike applies
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À remarquer

  • Sept ouvertures en arc
  • Battants métalliques ciselés
  • Marbre blanc
  • Tuiles vertes

L’histoire du lieu

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La place porte le nom des Alaouites, une dynastie dont les souverains se sont établis à Fès dès le dix-septième siècle. Derrière la façade élégante s’étend le quartier palatial fermé, où coexistaient la résidence du monarque et les institutions de l’État. Les sept arcs, les battants ciselés, le marbre blanc, le plâtre sculpté et les tuiles vertes appartiennent à l’entrée aménagée dans la deuxième moitié du vingtième siècle. Auparavant, le passage principal vers le palais se trouvait du côté nord-est, près de la cour réservée aux réceptions et aux requêtes.

Au printemps mille neuf cent onze, le sultan Abdelhafid se retrouva prisonnier de son propre palais. Les tribus du Moyen Atlas encerclaient Fès et, à l’intérieur du Palais royal de Fès — « maison du trésor », où se trouvaient les services de l’État et la résidence du sultan —, on attendait l’assaut.

Abdelhafid appartenait aux Alaouites, une dynastie du Tafilalet que l’on considérait comme descendante de Mahomet. Ses souverains s’établirent à Fès en mille six cent soixante-six. C’est à eux que fait référence le nom de la place.

Abdelhafid accéda au trône trois ans avant le siège, après avoir renversé son frère cadet Abdelaziz. Les savants de Fès acceptèrent de reconnaître le nouveau sultan à condition qu’il abolisse les impôts détestés, limite les privilèges des étrangers et reprenne les villes occupées par les troupes françaises. Leur soutien décida de l’issue de la lutte pour le trône.

Les promesses se heurtèrent à un trésor vide. Il fallait entretenir la cour, les fonctionnaires et l’armée, et Abdelhafid rétablit un impôt en argent sur les biens et le bétail, vendit des charges, saisit des propriétés et négocia un nouvel emprunt étranger. Pour les habitants du Moyen Atlas, cela signifiait une nouvelle taxe sur ce dont ils nourrissaient leurs familles. En apprenant l’existence du nouveau grand emprunt, les tribus marchèrent sur Fès et enfermèrent le sultan derrière les murs du palais.

Abdelhafid demanda l’aide de ces mêmes troupes françaises qu’il avait promis de chasser du pays. Le vingt et un mai mille neuf cent onze, un corps expéditionnaire entra dans Fès et leva le siège. Le sauvetage présenta rapidement son prix. Le quinze août, le sultan remit à la partie française le contrôle de son armée. Les Français payaient désormais la solde des soldats, et les conseillers français prirent la place des commandants marocains.

Le trente mars mille neuf cent douze, Abdelhafid signa sous la contrainte le traité qui transforma la plus grande partie du Maroc en protectorat français au Maroc. Quelques mois plus tard, il fut contraint d’abdiquer. Le sultan fut envoyé en France et le trône remis à son frère Youssef. L’homme que l’armée française avait délivré de ce palais quitta le pays sous surveillance française.

Les sept portes devant le palais n’ont rien vu de tout cela. Au début du vingtième siècle, l’entrée principale se trouvait de l’autre côté, au nord-est du complexe, près de l’ancien mechouar — une cour réservée aux réceptions et aux requêtes. La place actuelle fut aménagée plus tard, et l’entrée décorée fut édifiée sur l’ordre d’un autre Alaouite, Hassan II, entre mille neuf cent soixante-neuf et mille neuf cent soixante et onze. D’où les sept ouvertures, les battants ciselés, la mosaïque, le marbre blanc, le plâtre sculpté et les tuiles vertes.

Derrière elles se trouve le même complexe palatial fermé, à l’intérieur duquel Abdelhafid attendait l’issue du siège. Les portes ont changé, l’entrée principale s’est déplacée, et la place a reçu le nom de sa dynastie.

Sur place

Temps sur place15 min
Point suivantMellah
Entréede l’extérieur

La place est ouverte comme espace urbain ; le palais lui-même est fermé aux visites ordinaires. Vérifié à partir de sources publiques le 2026-06-29.

Vérifié : 29 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.

Le palais est en activité et fermé aux visites ; restez sur la place, respectez les consignes des gardes et ne tentez pas de vous approcher des passages de service.

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Où aller ensuite ?

Quittez la place cérémonielle et entrez dans le quartier voisin, près des terrains du palais.

Étape 1 sur 6Ensuite : Mellah

Itinéraire terminé

Promenade terminée

« Fès el-Jdid : palais, Mellah et jardin Jnan Sbil » — 6 étapes, environ 2,3 km, environ 2–2,5 heures.

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