Étape 4 sur 7

Place Nejjarine

ساحة النجارين

Ici, le sauvetage d’un seul bâtiment deviendra l’histoire de la restauration de tout un quartier lié.

20 min
Fontaine mosaïquée de Nejjarine, avec une arche blanche sculptée et des incrustations bleues.
Jules Antonio · CC BY-SA 2.0; cropped/resized for app
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0 sur 7 terminé

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Regardez d’abord autour de vous

À remarquer

  • Le portail sculpté du foundouk
  • Le bassin rectangulaire de la fontaine
  • Les galeries de la cour à trois niveaux
  • La grande installation métallique de pesage

L’histoire du lieu

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Le nom de la place vient des ateliers de charpentiers : dans le vieux Fès, les artisans d’un même métier étaient installés les uns près des autres afin que matières premières, acheteurs et commandes ne se perdent pas dans le labyrinthe des rangées. Derrière le portail sculpté se trouve un foundouk, avec des galeries à trois niveaux autour de la cour ; les marchands de passage y gardaient leurs animaux de bât et leurs marchandises en bas, et dormaient aux étages supérieurs. À droite, près de la fontaine, le bassin rectangulaire abreuvait les animaux qui séjournaient dans la cour.

Au début des années quatre-vingt-dix, il n’y avait pas de musée derrière le portail sculpté. Le Foundouk Nejjarine — auberge urbaine et entrepôt pour les marchands de passage — avait déjà servi de commissariat, puis de foyer, et était abandonné dans les années soixante-dix. Les fondations s’affaissaient, les plafonds et les sols se dégradaient, et les stucs comme les sculptures sur bois risquaient de disparaître avec le bâtiment.

Le foundouk fut construit en mille sept cent onze, sous le sultan Moulay Ismaïl. Le marchand y entrait avec son animal de bât et sa marchandise. Les animaux restaient en bas, les marchandises étaient entreposées dans les pièces du rez-de-chaussée, et les propriétaires dormaient dans les chambres au-dessus de la cour. Une grande installation métallique de pesage permettait de vérifier le poids de ce qui avait été apporté, et un employé municipal y percevait une taxe commerciale particulière. Certaines pièces servaient à entreposer les biens précieux du trésor du sultan. Derrière le portail décoré fonctionnait une cour commerciale contrôlée, où le voyageur pouvait conserver et vendre ce qui assurait sa subsistance.

Le nom « Nejjarine » signifie « les charpentiers ». Il vient des artisans dont les ateliers occupaient les rangées de boutiques voisines dès le Fès médiéval. Les maîtres d’un même métier étaient regroupés les uns près des autres : il était ainsi plus facile d’acheminer les matières premières, de trouver des acheteurs et de transmettre les commandes d’un atelier à l’autre. La fontaine à droite ne compléta ce système qu’au dix-neuvième siècle. Le sultan Moulay Abd ar-Rahman ordonna son aménagement presque un siècle après l’ouverture de l’auberge. Son bassin rectangulaire servait d’abreuvoir, surtout pour les animaux des marchands séjournant au foundouk.

Lorsque l’ensemble commença à se dégrader, l’entrepreneur fassi Mohammed Karim Lamrani décida de financer sa restauration avec la fortune qu’il avait gagnée dans le commerce et l’industrie. Il chargea sa fille, Saïda Lamrani, de diriger les travaux et de préparer, dans l’ancienne cour commerciale, un musée des métiers du bois.

Les restaurateurs comprirent vite qu’il était impossible de sauver un seul foundouk. Ses murs porteurs sont reliés aux maisons voisines ; l’effondrement d’une partie pouvait entraîner tout le bloc. C’est pourquoi, de mille neuf cent quatre-vingt-dix à mille neuf cent quatre-vingt-seize, les artisans renforcèrent l’auberge elle-même, la place, la fontaine, la mosquée, les rangées des charpentiers et les logements au-dessus des boutiques. Le vingt-trois mai mille neuf cent quatre-vingt-dix-huit, la Fondation Mohammed Karim Lamrani ouvrit ici le premier musée du Maroc entièrement consacré au travail du bois.

Dans sa cour subsistent les galeries où dormaient les marchands, les pièces où ils enfermaient leur marchandise, ainsi que la grande installation métallique de pesage. Au-delà des portes, demeurent les boutiques des artisans qui ont donné son nom à la place ; à l’intérieur, leur métier est devenu le thème du musée.

Sur place

Temps sur place20 min
Point suivantMédersa Al-Attarine
Entréede l’extérieur

La place et la fontaine sont accessibles de l’extérieur ; le musée installé dans l’ancien foundouk a ses propres horaires, à vérifier séparément, et ne doit pas être considéré comme obligatoire pour l’itinéraire.

Vérifié : 30 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.

La façade et la fontaine sont visibles depuis la place ; vérifiez séparément la possibilité de visiter la cour intérieure du musée.

Étape suivante

Où aller ensuite ?

Laissez la fontaine à droite et allez de l’ancienne cour des marchands vers la médersa près du marché Al-Attarine.

Étape 4 sur 7Ensuite : Médersa Al-Attarine

Itinéraire terminé

Promenade terminée

« Comment Fès el-Bali a changé » — 7 étapes, 1,7 km, 2,5–3 heures.

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