Étape 4 sur 8

Musée Sidi Mohammed ben Abdallah

متحف سيدي محمد بن عبد الله

La collection montrera comment un conservateur recherchait des objets et des informations sur des traditions artisanales encore vivantes.

15 min
Entrée voûtée du Musée Sidi Mohammed ben Abdallah à Essaouira.
Patrick Nouhailler · CC BY-SA 3.0; cropped/resized for app; ShareAlike applies
12345678

0 sur 8 terminé

Audioguide · voix enregistréeÉcouter l’histoire du lieu

Regardez d’abord autour de vous

À remarquer

  • Cour intérieure
  • Pièces autour de la cour
  • Monnaies anciennes
  • Instruments populaires

L’histoire du lieu

Taille du texte

Au-dessus de la porte figure le nom d’un homme qui n’a jamais vécu dans cette maison. Sidi Mohammed ben Abdallah mourut avant que cette grande résidence, avec ses pièces autour d’une cour intérieure, ne soit construite au dix-neuvième siècle. Sous le protectorat français, on y installa la mairie. Après l’indépendance, une maison des jeunes remplaça les fonctionnaires, puis, au début des années quatre-vingt, le bâtiment fut confié au musée municipal.

Boujemaâ Lakhdar fut nommé premier conservateur. Avant de travailler au musée, il gagnait sa vie par la marqueterie sur bois et l’orfèvrerie ; il apprit seul la peinture et la sculpture, puis étudia l’ethnologie — la culture quotidienne et les coutumes des gens. Il connaissait les maîtres locaux de l’intérieur : il sculptait lui-même le bois, travaillait le métal et interrogeait les artisans sur les techniques qu’ils avaient apprises dans les ateliers.

Lakhdar voulait réunir ici des témoignages des traditions encore vivantes d’Essaouira. La tâche se révéla difficile. Des œuvres de nombreux maîtres célèbres, il restait des souvenirs, mais presque aucun ancien exemplaire. Pour l’ouverture du musée, Lakhdar dut rechercher des bijoux, des tapis et des objets incrustés qui permettraient de montrer un véritable savoir-faire, et non des reproductions tardives destinées à être vendues aux visiteurs.

En même temps, il recueillait des informations sur la musique et les rites. Le sociologue français Georges Lapassade, qui étudiait la culture populaire d’Essaouira, mena avec Lakhdar et des connaisseurs locaux une étude des traditions musicales de la ville et de ses environs. En mille neuf cent quatre-vingt-deux, ils commencèrent à publier la revue Transit, où ils publièrent les documents d’un festival de musique et les résultats de ces enquêtes. C’est ainsi que les collections du musée comprirent des instruments rituels et populaires, de vieilles photographies, des costumes et des objets dont le conservateur établissait la signification auprès de personnes qui se souvenaient encore de leur usage.

Lakhdar resta ici jusqu’à sa mort, en mille neuf cent quatre-vingt-neuf. Un quart de siècle plus tard, après la rénovation du musée, une exposition de ses œuvres fut installée dans ces mêmes salles. Son titre était explicite : « Le musée reconnaît son fondateur — Si Boujemaâ Lakhdar ». « Si » est ici une formule de respect, équivalant approximativement à « monsieur ».

Le nom permanent du musée appartient pourtant au sultan. « Sidi » est une autre formule honorifique. Mohammed ben Abdallah est nommé ici pour avoir fondé l’Essaouira actuelle : sur son ordre, la ville et le port royal furent construits au dix-huitième siècle. Dans l’une des vitrines se trouvent des monnaies frappées à Essaouira de son temps. Le nom au-dessus de l’entrée rappelle l’homme qui fonda la ville ; les pièces autour de la cour furent remplies par l’homme qui dut rechercher les objets de la ville en voie de disparition.

Sur place

Temps sur place15 min
Point suivantSkala de la Ville
Entréeextérieur ; entrée après vérification à la porte

Les horaires réguliers ne sont pas confirmés au 24.06.2026 ; en avril 2026, un accord sur le développement du musée a été signé. Prévoyez une visite extérieure.

Vérifié : date non indiquée. Vérifiez la source officielle avant votre visite.

Vérifiez l’accès sur place. Si les portes sont fermées, observez le bâtiment de l’extérieur et ne comptez pas voir les collections mentionnées.

Étape suivante

Où aller ensuite ?

Tournez-vous vers l’océan et montez sur la plate-forme d’artillerie.

Étape 4 sur 8Ensuite : Skala de la Ville

Itinéraire terminé

Promenade terminée

« Mogador : port, remparts et médina » — 8 étapes, 2,4 km, 3 h 30 min.

Sans App Store ni Google Play

Installer Guide On Map comme application

Une icône apparaîtra sur l’écran d’accueil et le site s’ouvrira sans l’interface du navigateur.

Android · Chrome
  1. Si « Installer maintenant » apparaît, touchez-le puis confirmez.
  2. Sinon : menu ⋮ → « Installer l’application ».
iPhone · Safari
  1. Touchez le bouton « Partager » en bas de Safari.
  2. Choisissez « Sur l’écran d’accueil », puis « Ajouter ».
Icône sur l’écranMode plein écranItinéraires hors ligneProgression de la promenade