Regardez d’abord autour de vous
À remarquer
- Les douze côtés de la place
- Les façades de pierre répétées
- La grille du jardin privé
- Maison n° 28
L’histoire du lieu
Derrière la grille, au centre de Moray Place, se trouve un jardin aménagé pour les propriétaires des maisons environnantes, et non pour la ville. Tout autour, les façades de pierre gardent la même hauteur et un dessin commun, bien que les maisons aient été construites séparément. Chaque acheteur recevait un droit héréditaire de bâtir sur sa parcelle, mais aussi l’obligation d’acquitter une redevance annuelle et des règles approuvées pour la façade et le jardin.
En mille huit cent vingt-deux, Francis Stuart, dixième comte de Moray, ordonna de démolir son propre Drumsheugh House d’Édimbourg et de vendre son parc pour y construire. De nouveaux quartiers avaient déjà entouré le domaine sur trois côtés. Si le comte tardait, la ville atteindrait tout de même ses limites ; Stuart préféra fixer lui-même à ses futurs voisins le prix et les règles.
Il divisa le terrain en cent cinquante-deux parcelles et les proposa selon le système du feu. L’acheteur obtenait un droit héréditaire de bâtir sur la parcelle, mais acceptait les conditions du propriétaire foncier et lui versait chaque année une redevance fixée. Dans les différentes rues, le comte fixa de seize à vingt et un shillings par pied de façade, soit en moyenne environ trente livres par maison chaque année. La maison elle-même coûtait à l’acheteur entre deux et trois mille livres. Stuart conservait un revenu permanent, tandis que l’acheteur risquait son capital et ne pouvait pas construire selon son goût.
L’architecte James Gillespie Graham rédigea des exigences détaillées concernant la hauteur des maisons, les façades de pierre et les jardins. C’est pourquoi les douze côtés de Moray Place ressemblent à une succession de palais, bien que chaque façade continue dissimule plusieurs propriétés distinctes. Au centre, on réserva un jardin commun ; les propriétaires furent obligés d’y aménager des arbustes et des chemins selon un plan approuvé. C’était un jardin pour ceux qui avaient acheté le droit de vivre autour de lui, et non un parc municipal.
Lors de la première vente aux enchères, en août mille huit cent vingt-deux, douze parcelles furent vendues. Cinq ans plus tard, plus de la moitié avait été vendue ; puis la demande baissa, et les derniers espaces furent encore bâtis pendant environ trente ans. Stuart renonça lui-même au projet d’ériger une nouvelle demeure dans le Randolph Crescent voisin et s’installa ici, dans la maison numéro vingt-huit.
Le nom Moray Place est son titre comtal et le nom de la famille qui possédait cette terre. Le Drumsheugh House privé a disparu ; il reste les façades fixées par Stuart, la maison qu’il avait choisie pour lui-même et le jardin que les habitants des maisons environnantes administrent encore aujourd’hui.
Sur place
La rue est accessible aux passants ; les jardins centraux sont privés et fermés au grand public.
Vérifié : 29 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.C’est un espace résidentiel avec un jardin fermé : restez sur le trottoir, n’entrez pas par les portillons et n’observez pas les pièces à travers les fenêtres.
