Étape 2 sur 8

Assembly Rooms

Assembly Rooms

Les salles montreront comment le public mondain pouvait, en une soirée, transformer un secret privé en fait public.

15 min
Façade néoclassique des Assembly Rooms sur George Street, avec colonnes et fenêtres.
Simon Johnston · CC BY-SA 2.0; cropped/resized for app; ShareAlike applies
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À remarquer

  • Le portique de l’entrée principale
  • La façade en pierre
  • Les hautes fenêtres

L’histoire du lieu

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La façade de pierre aux hautes fenêtres dissimule plusieurs salles d’assemblée, des soirées publiques accessibles sur abonnement payé à l’avance. Les habitants de la ville ont eux-mêmes financé la construction, et le conseil municipal a cédé le terrain à condition que deux bals annuels y soient organisés au profit de l’hôpital et de la maison de travail. À l’intérieur se trouvaient une salle de bal, un salon de thé, un grand salon et de petites salles : on y dînait, dansait, faisait des rencontres, et le maître de cérémonie pouvait refuser l’entrée à un jeune homme à cause de ses bottes ou de sa coiffure négligée.

Le vingt-trois février mille huit cent vingt-sept, des tables furent dressées derrière ce portique pour environ trois cents invités. Le dîner recueillait des fonds pour l’Edinburgh Theatrical Fund. Un acteur dépendait de son propre corps : perdre la voix, la mémoire ou sa mobilité le privait de ses revenus, et rares étaient ceux qui parvenaient à épargner pour leurs vieux jours. Le fonds devait entretenir ceux qui ne pouvaient plus monter sur scène.

Sir Walter Scott présidait : poète célèbre et fonctionnaire de la haute cour civile d’Écosse, il souhaitait aider les artistes de théâtre. C’est précisément les Assembly Rooms qui furent choisies pour un tel dîner. Ce nom signifie des salles d’assemblée, des soirées publiques sur abonnement. Les habitants de la ville avaient financé ensemble la construction, le conseil municipal avait fourni le terrain, mais avait posé une condition : deux bals de charité devaient s’y tenir chaque année, au profit de l’hôpital royal et de la maison de travail. À l’intérieur, on aménagea une salle de bal, un salon de thé, un grand salon et plusieurs petites salles. Le maître de cérémonie décidait qui laisser entrer ; de jeunes hommes pouvaient être laissés à la porte à cause de leurs bottes, de leurs cheveux non poudrés ou non noués. On venait ici pour danser, dîner, faire des rencontres et recueillir des dons.

Lors du dîner du fonds théâtral, Scott avait sa propre raison d’éviter la publicité. Depuis mille huit cent quatorze, ses romans historiques paraissaient sous la signature de l’Auteur de « Waverley ». Le roman était considéré comme une occupation moins respectable que la poésie, et Scott tenait à sa réputation de fonctionnaire de justice : il voulait d’abord mettre le livre à l’épreuve sans risquer son nom. Plus tard, le secret dissimulait aussi sa participation aux affaires d’édition et d’imprimerie.

Un an avant le dîner, des sociétés liées à Scott s’effondrèrent. Il lui resta cent vingt et un mille livres de dettes. La faillite menaçait de lui faire perdre sa bibliothèque, ses meubles et le droit d’habiter son propre domaine. Scott conclut un accord avec ses créanciers : tout ce que rapporteraient ses nouveaux livres leur reviendrait ; il ne garderait pour lui que son traitement de fonctionnaire de justice. Après l’effondrement, les titres d’édition se retrouvèrent entre des mains étrangères, et il devenait presque impossible de garder l’identité de l’auteur secrète.

Avant que les invités ne s’assoient à table, Lord Meadowbank, juge de la haute cour civile et protecteur du fonds théâtral, demanda à Scott s’il souhaitait toujours cacher son lien avec les romans. Scott répondit que le secret était connu de trop de monde et que cela lui était désormais indifférent. Il ne comprit pas pourquoi la question avait été posée.

Plus tard, Meadowbank fut chargé de porter un toast au président. Le juge parla si directement du célèbre auteur des romans que le silence aurait déjà signifié un aveu. Scott se leva devant les trois cents invités et déclara que tous les mérites et tous les défauts des livres lui appartenaient à lui seul. Il savait d’avance que ses paroles paraîtraient dans les journaux. Le Grand Inconnu, comme on appelait le mystérieux romancier, reçut un nom.

Cet aveu ne libéra pas Scott de ses dettes. Il continua d’écrire, et ses créanciers reçurent ses revenus littéraires. À la mort de l’écrivain, il restait cinquante-trois mille livres de dette ; la dernière part fut remboursée en mille huit cent quarante-sept par la vente des droits d’auteur. Derrière le portique subsistent toujours la salle de bal et le salon, où l’on organise des dîners, des spectacles et des réunions. Et en octobre mille huit cent vingt-sept, la préface des Chroniques de la Canongate porta pour la première fois la signature : Walter Scott.

Sur place

Temps sur place15 min
Point suivantGeorge Street
Entréede l’extérieur

La visite extérieure est libre ; l’accès à l’intérieur dépend des événements, des visites guidées et de la location des lieux.

Vérifié : 29 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.

Considérez ceci comme un arrêt extérieur ; l’accès aux salles est lié à des événements distincts et exige une vérification préalable.

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Revenez à l’extrémité est de George Street et entrez dans Thistle Court.

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Itinéraire terminé

Promenade terminée

« Nouvelle Ville d’Édimbourg : ordre et calcul privé » — 8 étapes, ~2,1 km, 2–2,5 heures.

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