Étape 6 sur 7

Stockbridge

Stockbridge

Près du pont, les intérêts d’un nouveau quartier résidentiel et d’un moulin à grain en activité vont s’affronter.

30 min
Stockbridge : une rue animée avec des magasins et des maisons
Wendy · CC BY 2.0; cropped/resized for app
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0 sur 7 terminé

Audioguide · voix enregistréeÉcouter l’histoire du lieu

Regardez d’abord autour de vous

À remarquer

  • Pont de pierre à une seule arche
  • Façades des magasins de Raeburn Place
  • Canal du moulin
  • Lade Court

L’histoire du lieu

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Le nom de Stockbridge vient du scots « stock-brig », un pont de bois. Avant la traversée de pierre, on utilisait ici un gué près du pont actuel et une passerelle plus en amont de la rivière. En mille sept cent quatre-vingt-six, un pont de pierre à une seule arche fut construit. La route venant des faubourgs du nord entrait dans Édimbourg en le franchissant ; les maisons, ateliers et boutiques s’étiraient donc le long d’une même ligne : les actuelles Dean haugh Street et Raeburn Place. Les magasins et les cafés occupent encore aujourd’hui cette ligne.

Raeburn Place porte le nom de Henry Raeburn. Il gagnait sa vie avec des portraits sur commande, mais il agit ici comme un propriétaire foncier qui voulait transformer les abords des moulins en prolongement résidentiel de la New Town. Il avait particulièrement besoin d’argent. Raeburn se porta garant d’une société commerciale de son fils et de son gendre, qui avait investi dans le transport maritime. La société fit faillite en mille huit cent huit, avec une dette de plus de quatorze mille livres. Les navires et les cargaisons furent vendus, Raeburn se sépara de son atelier réputé et commença à céder des parcelles du domaine en baux héréditaires de longue durée pour y construire. En mille huit cent treize, l’architecte James Milne commença à tracer de nouvelles rues à l’ouest du pont.

Presque aussitôt, ces projets furent contrariés par le marchand de grain Andrew Kedslie. Son moulin se trouvait non loin de la barrière de péage, là où se situe aujourd’hui Bakers Place. Kedslie installa une machine à vapeur : elle permettait de moudre le grain lorsque la rivière ne fournissait pas assez d’eau à la roue en raison de la sécheresse ou du gel.

Les habitants des nouvelles maisons affirmaient que des volutes de fumée noire sortaient de la cheminée, que la suie se déposait sur le linge et dans les jardins, et qu’il fallait garder les fenêtres fermées. Pour Raeburn, cela signifiait aussi une baisse du prix des terrains : à qui vendre des parcelles près d’une machine qui fumait ? Il prit la tête des propriétaires qui exigeaient l’arrêt du moteur. Kedslie reconnut qu’il y avait d’abord eu trop de fumée, mais il en accusait un homme qui ne savait pas alimenter correctement le foyer. Selon lui, les émissions avaient déjà été réduites de plus de moitié.

Pendant que le différend se poursuivait, Kedslie perdit de l’argent sur le grain importé : après la bataille de Waterloo, les prix chutèrent brutalement. Il fit faillite et vendit le moulin à un groupe de boulangers d’Édimbourg et de Leith. Ce furent alors eux qui défendirent la machine, dont dépendait la transformation de leur grain.

En janvier mille huit cent seize, le différend entre Raeburn et les propriétaires du moulin devint la première affaire du nouveau tribunal écossais à jury civil. Seize habitants de la région témoignèrent de la fumée et du linge abîmé. Les boulangers appelèrent trois blanchisseuses, qui déclarèrent n’avoir constaté aucun dommage particulier, ainsi que le professeur John Leslie, qui avait étudié les machines à vapeur. Il examina le moteur à pleine charge et le jugea en bon état.

Après une audience de douze heures, il fallut environ quinze minutes aux jurés. Ils déclarèrent à l’unanimité que la machine était utile et non dangereuse. Les boulangers continuèrent à l’utiliser ; Kedslie avait alors déjà perdu le moulin, et Raeburn échoua dans sa tentative d’éloigner l’industrie de ses maisons.

Il poursuivit néanmoins l’aménagement. Les rues résidentielles occupèrent progressivement les terrains autour de l’ancien village, et Raeburn Place devint sa rue commerçante. Les bâtiments du Stockbridge Mill n’existent plus. À Bakers Place subsiste le canal qui amenait l’eau à sa roue, et l’immeuble d’habitation construit à l’emplacement du moulin s’appelle Lade Court, la « cour du canal de moulin ».

Sur place

Temps sur place30 min
Point suivantCircus Lane
Entréeaccès libre

Les rues et les ponts sont ouverts vingt-quatre heures sur vingt-quatre ; le marché fonctionne le dimanche.

Vérifié : 17 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.

Les lieux historiques se fondent ici dans un quartier en activité, au lieu d’être réunis dans un seul site. En regardant les enseignes et les façades, ne vous tenez pas sur la chaussée.

Étape suivante

Où aller ensuite ?

Traversez la rivière et montez depuis la rue commerçante vers l’entrée d’une ruelle étroite et incurvée.

Étape 6 sur 7Ensuite : Circus Lane

Itinéraire terminé

Promenade terminée

« La vallée du Water of Leith : Dean Village et Stockbridge » — 7 étapes, environ 3 km, 2–3 heures.

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