Étape 5 sur 7

cathédrale de l'Assomption de la Vierge Marie

Dubrovačka katedrala / Gospa Velika

La cathédrale montrera comment une ville détruite a dirigé un grand chantier par des lettres, des calculs et des différends avec les maîtres d’œuvre.

15 min
Façade de la cathédrale de Dubrovnik avec des détails baroques et une coupole.
Joanbanjo · CC BY-SA 3.0; cropped/resized for app; ShareAlike applies
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0 sur 7 terminé

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Regardez d’abord autour de vous

À remarquer

  • Colonnes de la façade
  • Corniches de pierre
  • Détails sculptés
  • Polyptyque au-dessus du maître-autel

L’histoire du lieu

Taille du texte

La façade de pierre claire, avec ses colonnes, ses corniches et ses sculptures, appartient à l’église principale du vieux Dubrovnik. L’évêque y officie ; l’église a donc le statut de cathédrale et demeure le lieu des offices les plus importants de la ville. Le bâtiment actuel s’est formé au fil des décennies : on y commandait séparément la pierre, calculait les colonnes et les éléments sculptés. Au-dessus du maître-autel est conservé un polyptyque représentant l’Assomption de la Vierge Marie, dont le sanctuaire a reçu sa dédicace.

Deux mois après le séisme de mille six cent soixante-sept, les sénateurs de Dubrovnik ordonnèrent de déblayer les ruines de la cathédrale. La basilique romane qui se dressait ici s’était effondrée de telle sorte qu’on ne tenta même pas de la restaurer. Avec elle disparut l’église principale de la ville : le sanctuaire où se trouvait la cathèdre de l’archevêque et où avaient lieu les offices les plus importants.

Les sénateurs demandèrent de l’aide à Stjepan Gradić, prêtre et diplomate de Dubrovnik à Rome. Gradić y vivait depuis mille six cent cinquante-trois, exerçait comme conservateur de la Bibliothèque apostolique vaticane et représentait la République de Raguse auprès de la cour papale. Son travail se composait de livres, de lettres et de négociations avec des personnes capables de donner de l’argent ou d’envoyer des maîtres d’œuvre. Après le séisme, cela devint précisément sa principale ressource : il sollicitait l’aide du pape et de dignitaires européens, trouvait des fonds, des vivres, des matériaux de construction et des spécialistes.

Gradić insistait sur l’ordre de la reconstruction : d’abord des logements pour ceux qui étaient restés sans abri, puis le palais du Recteur et la cathédrale. En mille six cent soixante et onze, il commanda à l’architecte romain Andrea Bufalini le projet d’une nouvelle église et commença à diriger les travaux depuis Rome. Gradić sélectionnait les maîtres d’œuvre, négociait leur embauche et leur voyage à Dubrovnik, et envoyait aux sénateurs des calculs ainsi que les dimensions des éléments de pierre.

Lorsque l’entrepreneur génois Paolo Andreotti annonça qu’il déterminerait lui-même la quantité de pierre et son traitement, Gradić envoya au Sénat de la République de Raguse un texte distinct sur les carrières de travertin. L’architecte engagé, écrivait-il, doit exécuter les décisions du commanditaire et non se substituer à lui. C’est ainsi que ce bibliothécaire, qui se trouvait de l’autre côté de l’Adriatique, contrôlait les dimensions des colonnes, des corniches et des éléments sculptés que l’on voit aujourd’hui sur les façades.

La République dépensa plus de cinquante mille ducats pour la cathédrale. Gradić suivit les travaux jusqu’à sa mort en mille six cent quatre-vingt-trois et ne vit pas le bâtiment achevé. La construction fut terminée par le tailleur de pierre et architecte de Dubrovnik Ilija Katičić en mille sept cent treize, trente ans après la mort de l’homme qui avait commandé le projet.

Pour le maître-autel, les sénateurs avaient besoin d’une image correspondant à l’ancienne dédicace de la cathédrale. Ils s’adressèrent à la confrérie de Saint-Lazare, qui réunissait de riches marchands de Dubrovnik faisant commerce dans les Balkans et en Méditerranée orientale. La confrérie possédait le polyptyque « L'Assomption de la Vierge », peint par Titien et son atelier pour leur église Saint-Lazare, hors des murs de la ville. Les marchands donnèrent l’original à la nouvelle cathédrale et reçurent une copie pour leur église.

Dans le tableau central, la Vierge Marie s’élève vers le ciel au-dessus des apôtres. Ce sujet explique la dédicace du sanctuaire. L’original, dont la confrérie disposa après le séisme, se trouve toujours au-dessus du maître-autel ; l’évêque, dont la cathèdre fait de cette église la cathédrale de Dubrovnik, officie sous lui.

Sur place

Temps sur place15 min
Point suivantpalais du Recteur
Entréede l’extérieur

La cathédrale est une église en activité : entrez en silence et ne visitez pas l’intérieur pendant les offices. La visite du trésor dépend d’un régime distinct ; n’y comptez donc pas sans vérification préalable.

Étape suivante

Où aller ensuite ?

Allez jusqu’au palais voisin et passez sous son arcade avant.

Étape 5 sur 7Ensuite : palais du Recteur

Itinéraire terminé

Promenade terminée

« Le vieux Dubrovnik : la ligne principale de la république » — 7 étapes, environ 1,2 km, 1 h 50 min.

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