Étape 2 sur 7

bibliothèque Marsh

Marsh’s Library

Cette étape montrera comment la promesse d’une lecture ouverte a dû être protégée des lecteurs eux-mêmes.

15 min
Grille d’entrée de la bibliothèque Marsh, Dublin
Alicia Fagerving · CC BY‑SA 3.0; cropped/resized for app
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0 sur 7 terminé

Audioguide · voix enregistréeÉcouter l’histoire du lieu

Regardez d’abord autour de vous

À remarquer

  • Rayonnages en bois
  • Anciennes tables de lecture
  • Cages de lecture grillagées
  • Livres de la première galerie

L’histoire du lieu

Taille du texte

Narcissus Marsh, dont le nom est inscrit sur la bibliothèque, était archevêque anglican de Dublin. Il en fournit lui-même l’argent et le terrain, mais le projet était né plus tôt, lorsque Marsh dirigeait le Trinity College Dublin.

En mille six cent soixante-dix-neuf, même les étudiants avaient du mal à utiliser la bibliothèque du collège : des livres disparaissaient et la collection était mal surveillée. Les autres habitants de la ville n’y étaient pas admis du tout. Dans les librairies de Dublin, se plaignait Marsh, on vendait surtout de petits écrits et des brochures. Il décida d’aménager un lieu de lecture pour toute personne sachant lire. Ses amis lui répondaient qu’il n’existait pas de bibliothèques publiques de ce genre, ni à Oxford ni à Londres.

Devenu archevêque, Marsh s’installa dans le palais voisin de la cathédrale Saint-Patrick de Dublin et réserva une partie du jardin du palais à la construction. C’est ainsi que la bibliothèque se retrouva précisément ici. En mille sept cent trois, le bâtiment était prêt. Marsh paya ensuite deux mille cinq cents livres pour la collection d’un théologien anglais décédé, soit environ dix mille volumes. Les livres furent apportés en Irlande, mais Marsh ne les remit pas à la bibliothèque tant que le Parlement n’eut pas assuré son statut.

Marsh avait besoin d’un conservateur capable de classer et de gérer une telle collection. Élie Bouhéreau, médecin, savant et protestant huguenot français, avait fui La Rochelle avec sa femme et ses sept enfants après des persécutions religieuses. Dans sa fuite, il avait réussi à conserver sa propre bibliothèque, d’une valeur d’environ cinq cents livres. Marsh lui proposa un salaire et un appartement au premier étage du nouveau bâtiment. La condition était d’y transférer ces livres. Bouhéreau obtint un emploi permanent et un logement pour sa famille, tandis que sa collection devint une partie de la bibliothèque et est toujours conservée dans l’ancienne salle de lecture.

En octobre mille sept cent sept, le Parlement d’Irlande adopta une loi instituant et assurant la conservation perpétuelle d’une bibliothèque publique. Le bâtiment et les livres furent remis à un conseil de fiduciaires, et les visiteurs furent autorisés à lire ici, à des tables. L’intention de Marsh de donner accès à toute personne sachant lire se réalisa avec des restrictions : dès mille sept cent treize, les fiduciaires limitèrent les lecteurs aux diplômés des universités et aux gentlemen.

Même ce public sélectionné emportait des livres. Au milieu des années mille sept cent soixante, plus de mille volumes manquaient. Les fiduciaires interdirent aux lecteurs d’entrer seuls entre les rayonnages. Un livre pouvait être lu à une table sous la surveillance du conservateur, ou dans une cage grillagée fermant à clé.

Aujourd’hui, les chercheurs travaillent sur la collection dans la salle de lecture protégée, sur rendez-vous. Les dix mille livres achetés par Marsh se trouvent dans la première galerie, dans le même ordre que celui dans lequel ils furent rangés il y a trois siècles. À l’extrémité de la deuxième galerie, les cages ont été conservées : le lecteur s’asseyait à l’intérieur avec le livre qui lui avait été remis, et le conservateur verrouillait la porte.

Sur place

Temps sur place15 min
Point suivantFrancis Street et le quartier des antiquaires
Entréede l’extérieur

Officiellement : mar.–ven. 09:30–17:00, sam. 10:00–17:00 ; fermé le dimanche et les jours fériés bancaires. Les galeries du bâtiment historique ne sont pas adaptées aux visiteurs en fauteuil roulant.

Vérifié : 26 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.

Depuis la rue, la collection et les cabines historiques ne sont pas visibles ; ne remplacez donc pas une visite par des suppositions à partir de la façade. À l’intérieur, respectez les règles de manipulation des livres et les restrictions de prise de vues.

Étape suivante

Où aller ensuite ?

Descendez vers Patrick Street et, par Dean Street, rejoignez les façades d’antiquaires.

Étape 2 sur 7Ensuite : Francis Street et le quartier des antiquaires

Itinéraire terminé

Promenade terminée

« The Liberties : de la cathédrale à la brasserie » — 7 étapes, environ 2 km, 2-3 heures.

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