Regardez d’abord autour de vous
À remarquer
- Cour de prière
- Mausolée bas et carré
- Plafond peint
- Deux dalles de marbre
L’histoire du lieu
Le nom Jamali Kamali désigne la mosquée et le mausolée bas et carré situé derrière la cour de prière. Sous son toit plat subsistent des peintures, des carreaux colorés et des vers de poésie, tandis qu’une dalle funéraire de marbre se trouve au centre de la pièce. Une seconde dalle se trouve à côté, et c’est elle qui a donné au lieu la seconde moitié de son nom. Les documents n’expliquent pas qui repose sous elle, bien que la tradition urbaine propose depuis longtemps plusieurs versions.
En mille cinq cent vingt-huit, ou l’année suivante, le maître soufi et poète persan Hamid ibn Fazlullah Kamboh construisit ici une mosquée et une pièce pour lui-même. Ensemble, elles formaient une khanqah, une demeure soufie où le cheikh vivait, recevait des disciples et prêchait. Il choisit Mehrauli en raison de son lien avec Qutbuddin Bakhtiyar Kaki. Selon la tradition, l’emplacement de la mosquée se trouvait sur le site de l’ancienne demeure de Kaki.
Jamali est le nom de plume du maître de cette demeure. Le poète signait d’abord sous le pseudonyme de Djalali, mais son maître spirituel le convainquit d’en changer. Sous le nom de Jamali (Hamid ibn Fazlullah Kamboh), il entra dans l’histoire et laissa des poèmes dont des vers furent plus tard inscrits sous le plafond de son tombeau.
Les vers et l’érudition étaient son métier à la cour. Sikandar Lodi, sultan et poète amateur, fit de Jamali son maître et lui donnait ses propres écrits à corriger. Après la mort de Sikandar, son fils Ibrahim Lodi monta sur le trône. Le nouveau sultan écartait les proches de son père et fit exécuter l’ancien vizir. Jamali écrivit une élégie pour le défunt, et les nouveaux courtisans tentèrent d’obtenir le châtiment du poète lui-même. Jamali survécut, mais l’ancienne cour disparut bientôt malgré tout : Bâbur vainquit Ibrahim Lodi à Panipat.
Jamali écrivit des poèmes de louange pour le vainqueur et conserva sa position à la cour de Bâbur, puis à celle de son fils Humâyûn. Ce service explique pourquoi le soufi de Mehrauli acheva sa vie loin de sa demeure. En mille cinq cent trente-six, Humâyûn partit en campagne contre le Gujarat, et Jamali l’accompagna. Le poète mourut à Ahmedabad. Son corps fut ramené à Delhi et enterré dans la pièce qu’il avait construite pour y vivre, à côté de la mosquée.
C’est aujourd’hui un mausolée bas et carré, au toit plat, au nord de la cour de prière. L’ancienne demeure de Jamali est ornée de stuc peint, de carreaux colorés et de poèmes ; une dalle centrale de marbre marque sa sépulture.
Une seconde dalle se trouve à côté : c’est elle qui a ajouté Kamali au nom de Jamali. Au dix-neuvième siècle, on la montrait déjà comme la tombe de Kamali, frère supposé du poète, mais les archéologues reconnurent dès lors qu’aucune preuve de parenté n’existait. Une étude ultérieure relie la seconde sépulture à un Zainuddin inconnu et admet que le nom de Kamali, à la consonance proche, ne serait apparu que dans une tradition tardive. Les récits d’un frère, d’un disciple ou d’un amant restent des traditions : aucune source ne permet d’identifier cet homme avec assurance.
Sous le plafond peint se dressent côte à côte deux dalles de marbre. Des vers de Jamali et une inscription sur le retour de son corps depuis Ahmedabad conduisent jusqu’à la dalle centrale. Sur l’autre subsiste le nom de Kamali ; les documents ne disent pas qui est la personne enterrée ici.
Sur place
Delhi Tourism indique pour le parc archéologique de Mehrauli 05:00-18:00 chaque jour ; certains espaces intérieurs peuvent être fermés.
Vérifié : 28 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.L’intérieur du mausolée peut être inaccessible. Si la porte est fermée, observez le décor depuis l’entrée et n’essayez pas de franchir la barrière.
