Étape 7 sur 8

Alcázar des rois chrétiens

Alcázar de los Reyes Cristianos

La forteresse montrera pourquoi un prisonnier pouvait recouvrer sa liberté précisément afin de poursuivre la lutte.

35 min
Un bassin rectangulaire, des végétaux taillés et un mur crénelé dans les jardins de l’Alcázar des rois chrétiens.
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Audioguide · voix enregistréeÉcouter l’histoire du lieu

Regardez d’abord autour de vous

À remarquer

  • Remparts de la forteresse
  • Tours d’angle
  • Cour intérieure
  • Jardins royaux

L’histoire du lieu

Taille du texte

Près de la frontière de Grenade se dresse une forteresse construite pour servir de résidence royale ; les murs, avec leurs tours d’angle, forment un quadrilatère de pierre. À l’intérieur se trouvent une cour et les jardins royaux. Alfonso XI ordonna d’y construire sur une partie du complexe palatial omeyyade, et plus tard Ferdinand et Isabel installèrent dans la forteresse le quartier général de la longue guerre contre l’émirat de Grenade. À l’époque de l’Inquisition puis de la prison, les salles du palais furent largement remaniées, mais le contour général de pierre a subsisté.

À la fin du mois d’août mille quatre cent quatre-vingt-trois, Muhammad XII, le jeune émir de Grenade que les chrétiens appelaient Boabdil, fut conduit dans cet alcázar. Il y entra prisonnier, mais il voulait en sortir souverain et reprendre le trône que son propre père lui avait enlevé.

Boabdil s’était emparé du trône après une révolte contre son père, l’émir Muley Hacén. Pour que ses partisans continuent de le considérer comme un dirigeant digne de ce nom, il lui fallait une victoire militaire. L’expédition contre la ville castillane de Lucena se termina par une défaite écrasante et sa capture. Tandis que Boabdil était détenu dans la forteresse de Porcuna, Muley Hacén revint à Grenade et reprit le trône.

C’est ici que Ferdinand d’Aragon, le roi qui dirigeait la guerre contre l’émirat de Grenade, décida du sort du prisonnier. Son épouse, Isabel de Castille, se trouvait alors dans le nord du pays ; Ferdinand lui envoya les conditions de l’accord et reçut son consentement. Tous deux cherchaient à soumettre le dernier État musulman de la péninsule Ibérique.

Boabdil pouvait être laissé dans un cachot. Les Grenadins se seraient alors unis autour de son père. Ferdinand choisit de le libérer : un second prétendant à un même trône devait revenir à Grenade.

C’est ici qu’ils se mirent d’accord sur le prix. Boabdil se reconnaissait vassal de la Couronne de Castille, promettait de payer chaque année douze mille doblas d’or, de libérer quatre cents prisonniers chrétiens et de respecter une trêve de deux ans. La garantie était son fils Ahmad, encore enfant. Le garçon fut remis, avec les fils des nobles grenadins, comme otage à la cour chrétienne.

Boabdil revint à Grenade avec un soutien militaire étranger et des obligations envers Ferdinand et Isabel. Les juges musulmans condamnèrent son accord avec l’ennemi, et la lutte entre les partisans du fils, du père et de l’oncle se poursuivit. Pendant ce temps, les troupes castillanes prenaient les villes une à une. En mille quatre cent quatre-vingt-douze, Boabdil rendit Grenade. L’une des conditions de la capitulation fut le retour d’Ahmad, resté otage depuis l’accord de Cordoue.

Cette adresse fut choisie parce que l’alcázar était une résidence royale fortifiée près de la frontière de Grenade. Alfonso XI ordonna de le construire en mille trois cent vingt-huit sur une partie de l’ancien complexe palatial omeyyade. Ferdinand et Isabel transformèrent ensuite la résidence de Cordoue en quartier général d’une longue guerre ; ce sont eux que l’expression « rois chrétiens » désigne avant tout dans le nom actuel.

Il est désormais impossible d’indiquer la salle exacte des négociations : l’Inquisition, puis une prison, remanièrent profondément les pièces du palais. Le quadrilatère de pierre de la forteresse a subsisté ; c’est à l’intérieur que Boabdil obtint le chemin du retour vers son trône en laissant son fils à sa place.

Sur place

Temps sur place35 min
Point suivantAlbolafia et la rive du Guadalquivir
Entréesur billet ; seuls les jardins sont actuellement accessibles

Du 16 juin au 15 septembre, du mardi au dimanche, 08:15–13:00. Seuls les jardins sont actuellement ouverts ; le reste du complexe est en restauration.

Vérifié : date non indiquée. Vérifiez la source officielle avant votre visite.

Ne laissez pas les jardins masquer l’organisation de la forteresse. Si l’intérieur est inaccessible, les tours et le contour extérieur conservent le sens de cette étape.

Étape suivante

Où aller ensuite ?

Descendez vers la rive et longez le mur de l’Alcázar des rois chrétiens jusqu’à Albolafia.

Étape 7 sur 8Ensuite : Albolafia et la rive du Guadalquivir

Itinéraire terminé

Promenade terminée

« Cordoue des califes et des rois : du pont à l’Alcázar » — 8 étapes, 2,2 km, 3 h 30 min.

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