Étape 7 sur 8

église Saint-Alban

St. Alban's Anglican Church

Cette église paroissiale apportera à l’itinéraire l’histoire d’une persévérance étalée sur près d’un demi-siècle.

15 min
L’église Saint-Alban, avec ses murs de silex et sa haute flèche
Ib Rasmussen · Public domain; cropped/resized for app
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0 sur 8 terminé

Audioguide · voix enregistréeÉcouter l’histoire du lieu

Regardez d’abord autour de vous

À remarquer

  • Flèche de pierre aiguë
  • Fenêtres en lancette
  • Vitrail occidental
  • Plaque commémorative en laiton

L’histoire du lieu

Taille du texte

L’église porte le nom de saint Alban, le plus ancien saint britannique, et se dresse près du Kastellet, sur une bande de terre devant le fossé de la forteresse. La communauté anglophone de Copenhague s’y réunissait ; elle était particulièrement nécessaire aux marins qui servaient près du port. Sa haute flèche de pierre et ses étroites fenêtres en lancette transportent l’aspect familier d’une église paroissiale anglaise sur les remparts danois. Au-dessus de l’entrée occidentale, un vitrail associe Alban aux saints vénérés d’Angleterre et du Danemark.

Quatre jours avant la consécration de cette église mourut l’homme qui avait œuvré à sa création pendant près d’un demi-siècle.

Robert Stevenson Ellis, prêtre anglican à Copenhague, voulait donner à la communauté anglophone locale une église permanente. Lorsqu’il arriva ici en mille huit cent trente-quatre, le culte public d’une autre confession exigeait une autorisation royale particulière. Les anglicans obtinrent cette autorisation et louèrent une salle dans Store Kongensgade. La communauté subvenait elle-même à ses besoins : les paroissiens s’engageaient par écrit à verser des contributions pendant au moins deux ans, et chacune des dix-neuf banquettes portait le nom d’un donateur.

La Constitution de mille huit cent quarante-neuf autorisa le libre exercice de la religion. Sous Ellis, on créa un comité de construction, qui commença à recueillir des fonds et à chercher un terrain. En mille huit cent cinquante-sept, le propriétaire refusa de renouveler la location de la salle. Les anglicans durent utiliser une salle de prière dans Stormgade, accessible seulement le dimanche matin. Les démarches auprès du roi et du ministère de la Guerre ne procuraient pas de terrain, et la collecte de dons au Danemark et dans les journaux britanniques progressait lentement.

La situation changea après le mariage de la princesse danoise Alexandra de Danemark avec l’héritier britannique Édouard VII, futur roi Édouard VII. Alexandra de Danemark se chargea d’aider la communauté, recueillant des fonds et obtenant l’autorisation de construire. Le comité demandait un terrain près du port : parmi les paroissiens se trouvaient de nombreux marins, qui avaient besoin d’une église près de leur lieu de service. Le ministère de la Guerre finit par attribuer un terrain sur une bande libre devant le Kastellet. L’église se retrouva ainsi près du fossé de la forteresse, loin du quartier où les paroissiens louaient auparavant des salles.

En mille huit cent quatre-vingt-cinq, les comités de Copenhague et de Londres avaient déjà recueilli deux cent trente-cinq mille couronnes. Le dix-neuf septembre, Alexandra de Danemark posa ici la première pierre. Deux ans plus tard, elle revint avec Édouard VII pour la consécration du bâtiment déjà achevé.

L’église fut dédiée à saint Alban, le premier martyr chrétien de Bretagne. Selon la tradition de l’Église, à l’époque romaine, il abrita un prêtre chrétien persécuté, échangea ensuite ses vêtements avec lui et le laissa s’enfuir. Alban fut arrêté à la place du prêtre ; il refusa de renier sa nouvelle foi et fut décapité. Le récit détaillé de ces événements ne fut consigné que plusieurs siècles plus tard : le déguisement et la fuite relèvent donc de la tradition. Pour une église anglaise à Copenhague, on choisit le nom du plus ancien saint britannique. Sur le vitrail occidental, au-dessus de l’entrée, Alban est représenté aux côtés de saint Édouard le Confesseur, de saint Knud et de saint Georges.

Ellis quitta ses fonctions en mille huit cent quatre-vingt-trois après quarante-neuf ans de service. Il ne vécut pas jusqu’à la consécration prévue le dix-sept septembre mille huit cent quatre-vingt-sept : il mourut quatre jours auparavant. Les paroissiens recueillirent de nouveau des fonds et installèrent en sa mémoire le vitrail le plus proche de l’orgue. On y voit le vieillard Siméon tenant l’enfant Jésus-Christ, dans une scène de la prière Nunc dimittis. La plaque de laiton sous le vitrail précise exactement de combien de jours Ellis n’a pas vécu jusqu’à l’ouverture de l’église.

Sur place

Temps sur place15 min
Point suivantGefion et La Petite Sirène
Entréeaccès libre

Avril–septembre : lundi–samedi 10:00–13:00, dimanche 13:00–16:00. D’octobre à mars, l’église est fermée aux visiteurs. Pendant les offices, l’accès est limité.

Vérifié : 28 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.

Observez d’abord l’église de l’extérieur. Si elle est ouverte, entrez brièvement et n’interrompez pas un office religieux ou un événement privé.

Étape suivante

Où aller ensuite ?

Descendez d’abord vers les taureaux de la fontaine, puis continuez le long de l’eau jusqu’à La Petite Sirène.

Étape 7 sur 8Ensuite : Gefion et La Petite Sirène

Itinéraire terminé

Promenade terminée

« Copenhague royale : palais, citadelle et port » — 8 étapes, environ 3,3 km, 3–4 h.

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