Étape 5 sur 8

Bains d’Islands Brygge

Islands Brygge Havnebad

Les bains montreront pourquoi le retour des habitants vers l’eau a dépendu d’un système d’alerte discret.

15 min
Bains en bois avec bassins et tours de plongeon sur fond de port de Copenhague
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0 sur 8 terminé

Audioguide · voix enregistréeÉcouter l’histoire du lieu

Regardez d’abord autour de vous

À remarquer

  • Tours rouges et blanches
  • Cinq bassins
  • Pontons en bois
  • Poteau d’alerte

L’histoire du lieu

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Un bassin distinct à fond solide a été aménagé pour les familles : elles l’avaient demandé après la première saison de baignade. Dans les quatre autres, on nage, on joue et on plonge depuis la tour ; les platelages en bois sont aménagés comme des ponts de navire, et la tour elle-même rappelle une proue. Les tours peintes en blanc et rouge et la rangée de bassins appartiennent aux bains portuaires permanents. Ils furent construits à la place de l’ensemble temporaire, remorqué plus tard vers Havneholmen ; un poteau de signalisation est resté près des platelages.

Les bassins d’Islands Brygge contiennent la même eau que le port de Copenhague. Elle n’y arrive pas par des conduites et n’est pas traitée séparément. Les pontons en bois séparent seulement les nageurs du chenal navigable. Les bains ont donc vu le jour grâce à un dispositif que l’on remarque à peine : le système d’alerte contre la pollution.

Les derniers anciens bains du port furent fermés en mille neuf cent cinquante-quatre. Les usines et le trafic maritime intense avaient rendu l’eau dangereuse, même pour la pêche. Dans les années mille neuf cent quatre-vingt-dix, les ingénieurs municipaux commencèrent à transformer le réseau d’assainissement et à construire des réservoirs recueillant les eaux de pluie. Après dix ans de ces travaux, les analyses montraient que l’on pouvait déjà nager dans le port la plupart du temps. Un grave danger subsistait : lors de fortes pluies, le réseau d’assainissement débordait et, pendant environ une journée, la qualité de l’eau retombait sous la norme.

En novembre deux mille un, les élus du conseil municipal de Copenhague qui voulaient ramener les habitants vers l’eau créèrent un groupe de travail réunissant quatre services municipaux. Les fonctionnaires étudièrent les propositions des habitants et choisirent la rive d’Islands Brygge. Havneparken se trouvait déjà tout près, suffisamment de personnes vivaient alentour, et le courant emportait plus vite la pollution hors de cette partie du port. La proximité du chenal navigable exigea une enceinte de protection ; lors du passage d’un grand navire, les bains étaient évacués.

Les agents du contrôle environnemental responsables de la sécurité des nageurs relièrent des capteurs placés sur les déversoirs du réseau d’assainissement à un système de prévision. Si, après la pluie, des eaux usées entraient dans le port, le service de l’énergie activait un signal d’alerte sur la rive. Les écologues calculaient quand l’eau polluée se serait évacuée et quand les bains pourraient de nouveau être ouverts.

Le quinze juillet deux mille deux, une installation de baignade d’essai mobile fut installée ici. Tant de personnes vinrent durant la première saison que les bassins temporaires se révélèrent insuffisants. Aucun incident grave ne se produisit, et les prélèvements de contrôle confirmèrent que les bains ne restèrent jamais ouverts lorsque la qualité de l’eau était inacceptable.

Après cela, les élus municipaux allouèrent des fonds à une installation permanente. Le Fonds des équipements sportifs et culturels insista pour que le projet soit confié à deux architectes encore presque débutants : Bjarke Ingels et Julien De Smedt. Ils travaillaient dans le jeune atelier PLOT et voulaient transformer cette expérience réussie en un lieu conçu pour accueillir des centaines de visiteurs. Les architectes aménagèrent cinq bassins : pour la nage, le jeu, les enfants et les plongeons. L’un d’eux reçut un fond solide : c’était précisément le type de bassin que les familles avaient demandé après la première saison. Les platelages en bois prirent la forme de ponts de navire, la tour de plongeon celle d’une proue, et le poste des sauveteurs l’aspect d’une cheminée de navire. Ce travail constitua une percée professionnelle pour les deux architectes.

Les tours rouges et blanches et les cinq bassins devant nous appartiennent déjà aux deuxièmes bains, permanents. Le premier ensemble mobile fut remorqué en deux mille trois de l’autre côté du port, vers Havneholmen. Et sur la rive d’Islands Brygge se trouve toujours le poteau d’alerte : avant chaque baignade, la décision dépend encore des données sur l’eau.

Sur place

Temps sur place15 min
Point suivantLe pont Bryggebroen
Entréede l’extérieur

SvømKBH indique les horaires habituels 06:00-22:00 ; la baignade dépend de la saison, de la qualité de l’eau, du drapeau et du régime de surveillance.

Vérifié : 26 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.

Baignez-vous uniquement dans la zone autorisée et fiez-vous aux signaux locaux concernant l’accès et la qualité de l’eau.

Étape suivante

Où aller ensuite ?

Laissez les bains derrière vous et suivez l’eau jusqu’au pont suivant.

Étape 5 sur 8Ensuite : Le pont Bryggebroen

Itinéraire terminé

Promenade terminée

« Ponts et architecture du port de Copenhague » — 8 étapes, environ 3,3 km, 2-3 heures.

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