Étape 2 sur 10

Cloud Gate (« The Bean »)

Cloud Gate

La sculpture montrera combien de travail d’ingénierie il a fallu pour que cette immense forme d’acier paraisse d’un seul tenant.

15 min
Cloud Gate (« The Bean ») dans Millennium Park, avec le reflet de la ville.
Roman Boed from The Netherlands · CC BY 2.0; cropped/resized for app
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0 sur 10 terminé

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Regardez d’abord autour de vous

À remarquer

  • L’enveloppe d’acier miroir
  • Le passage sous la sculpture
  • Les reflets déformés des gratte-ciel
  • Le reflet du ciel

L’histoire du lieu

Taille du texte

Au milieu de la place ouverte de Millennium Park repose une grande sculpture en acier poli. Son enveloppe courbée rassemble dans un même reflet le ciel, les immeubles élevés et les personnes alentour, tandis qu’en bas l’espace se prolonge sous la voûte. Il n’y a ni piédestal ni clôture ; on s’approche donc tout près du métal et l’on passe sous l’arche inférieure. Les reflets de la ville changent sans cesse et deviennent partie intégrante de la vue.

En mille neuf cent quatre-vingt-dix-neuf, la commission du futur Millennium Park choisit le projet du sculpteur Anish Kapoor. Il recherchait l’effet d’une goutte de mercure liquide : une forme basse et miroir devait refléter les gratte-ciel et le ciel ouvert, tout en laissant un passage dessous.

La sculpture devait d’abord être installée à l’endroit où se trouve aujourd’hui le Lurie Garden. Lorsque les organisateurs en virent les dimensions, ils demandèrent à Kapoor de réduire le projet. Il répondit qu’il pouvait le réduire s’ils réduisaient Chicago. L’objet fut jugé trop grand pour le jardin et déplacé ici, sur la place ouverte, bien que Kapoor s’y opposât. Ainsi, l’enveloppe miroir se retrouva face aux gratte-ciel, dont les reflets devaient faire partie de l’œuvre.

La taille fut maintenue, mais il fallait désormais fabriquer cette forme. Plusieurs spécialistes considéraient qu’une enveloppe d’acier sans joints était irréalisable. Kapoor commanda des feuilles d’essai à trois entreprises et choisit l’ingénieur Ethan Silva, propriétaire d’un atelier californien qui convoitait ce contrat. L’entreprise de Silva avait d’abord gagné de l’argent avec des coques de bateaux en acier, puis avec des mécanismes de scène et des structures métalliques inhabituelles. Ici, c’est précisément son savoir-faire pour courber une feuille d’acier selon une courbe complexe qui s’avéra utile : l’échantillon de Silva était le plus précis et son joint de soudure le moins visible.

Silva comptait fabriquer entièrement l’enveloppe à Oakland et la livrer à Chicago par mer, via le canal de Panama et le fleuve Saint-Laurent. Les responsables du parc jugèrent le transport d’une telle cargaison trop risqué. Les cent soixante-huit plaques courbées furent donc amenées ici par camions, et des monteurs de Chicago les soudèrent directement sur la place.

À l’ouverture de Millennium Park, durant l’été deux mille quatre, la surface restait inachevée. Kapoor ne voulait pas montrer l’œuvre avec ses joints, mais l’immense chapiteau de protection fut retiré pour la cérémonie. Les visiteurs accueillirent si favorablement la sculpture inachevée que les organisateurs reportèrent de plusieurs mois le retour du chapiteau.

Le public eut aussi le temps de donner un nom à l’objet. Alors que les plaques étaient encore assemblées, les habitants de Chicago et les journaux commencèrent à l’appeler « The Bean ». Kapoor donna un autre nom à la sculpture : Cloud Gate (« The Bean »). Le ciel tient dans le miroir, et un passage est effectivement percé sous l’enveloppe de douze mètres. Il trouva d’abord le mot « The Bean » stupide, mais le surnom survécut à ses objections. Plus tard, l’artiste reconnut qu’il l’employait lui aussi.

Lorsque le chapiteau fut remis en place, vingt-quatre métalliers reprirent à la main chaque joint : la soudure fut meulée, égalisée, poncée et polie en cinq étapes. Le travail fut achevé en deux mille six, et les deux entreprises participantes reçurent une distinction spéciale de l’American Welding Society.

Sous la voûte concave, les reflets des personnes se multiplient et se rejoignent au-dessus de leur tête ; à l’extérieur, les gratte-ciel et les nuages se déforment à la surface. Devant vous se trouvent cent soixante-huit plaques distinctes et presque trois quarts de kilomètre de joints de soudure. Aucune ligne permettant de les compter n’est visible.

Sur place

Temps sur place15 min
Point suivantJay Pritzker Pavilion
Entréede l’extérieur

Millennium Park tous les jours de 6:00 à 23:00 ; la place peut être fermée en raison d’événements, de la sécurité ou de l’entretien.

Vérifié : 1 juillet 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.

Faites le tour de la sculpture et passez dessous : le principal effet optique ne se voit pas depuis un seul point.

Étape suivante

Où aller ensuite ?

Laissez la place miroir derrière vous et approchez-vous du pavillon argenté près de la pelouse.

Étape 2 sur 10Ensuite : Jay Pritzker Pavilion

Itinéraire terminé

Promenade terminée

« Parcs et musées du rivage du lac à Chicago » — 10 étapes, 4,7 km, 3–4 h.

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