Regardez d’abord autour de vous
À remarquer
- Wihan Lai Kham
- Statue de Phra Phuttha Sihing
- Sculptures dorées
- Toits à plusieurs niveaux
L’histoire du lieu
Au fond du Wat Phra Singh se trouve le Wihan Lai Kham, une salle de temple aux toits à plusieurs niveaux et aux sculptures dorées. On vient ici prier et déposer des offrandes devant le Phra Phuttha Sihing de bronze, dont le nom devint peu à peu celui de tout le monastère. Le monastère possède aussi un stupa contenant les cendres de l’un des souverains lanna ; cette enceinte conservait donc la mémoire de la dynastie avant même son nom actuel. Les spécialistes de l’art voient dans ce bronze une œuvre lanna du début du quinzième siècle, tandis que la tradition lui attribue une origine bien plus lointaine, en passant par Sri Lanka et plusieurs royaumes thaïs.
Bien avant que le monastère ne s’appelle Wat Phra Singh, à la fin du quatorzième siècle, Maha Phrom, souverain de Chiang Rai et oncle du nouveau roi de Lanna, décida de s’emparer du trône de Chiang Mai. Saen Mueang Ma reçut le trône après la mort de son père ; il voulait préserver son héritage, et son oncle mena une armée contre lui. Maha Phrom perdit et s’enfuit vers le sud, à Kamphaeng Phet. Chiang Rai restait son enjeu : la ville qu’il avait auparavant gouvernée et où il ne pouvait revenir qu’après avoir été pardonné.
Les traditions lanna racontent de différentes façons comment une statue sacrée de bronze de Phra Phuttha Sihing se retrouva auprès de l’exilé à Kamphaeng Phet. Selon une version, des parents locaux la remirent à Maha Phrom ; selon une autre, il l’obtint par la force. Les versions ont une suite commune : Maha Phrom apporta la statue à son neveu et la lui présenta en demandant son pardon. Saen Mueang Ma accepta le don et permit à son oncle de régner de nouveau sur Chiang Rai. La statue resta à Chiang Mai comme résultat matériel de leur guerre manquée et de leur réconciliation accomplie.
À cette époque, ce monastère appartenait déjà depuis plusieurs décennies à l’histoire de la même famille. Le roi Phayu ordonna d’y construire un stupa et d’y placer les cendres de son père Kham Fu, l’ancêtre commun des deux adversaires récents. Kham Fu était le grand-père de Maha Phrom et l’arrière-grand-père de Saen Mueang Ma. Le même monastère s’appelait alors Wat Li Chiang Phra.
Une tradition expliqua plus tard pourquoi la statue fut placée précisément ici. Saen Mueang Ma aurait eu l’intention de l’emmener dans un autre monastère, Wat Suan Dok. On tirait le chariot de procession à travers la ville, mais devant Wat Li Chiang Phra, les serviteurs ne parvinrent pas à le déplacer plus loin. Le roi considéra cet arrêt comme un signe, ordonna de laisser la statue ici et de lui aménager un sanctuaire. Après cela, les habitants commencèrent à appeler le monastère Wat Phra Singh. Phra Phuttha Sihing est le nom abrégé de la statue elle-même, Phra Phuttha Sihing.
Sa biographie légendaire remonte à Sri Lanka, en passant par plusieurs royaumes thaïs. Les historiens de l’art sont plus prudents : d’après la forme du bronze, ils la considèrent comme une œuvre lanna du début du quinzième siècle. Le voyage depuis Sri Lanka reste une tradition sacrée, tandis que plusieurs anciens textes locaux confirment le rôle de Maha Phrom dans l’apparition de l’image à Chiang Mai.
Aujourd’hui, Phra Phuttha Sihing est assis dans le Wihan Lai Kham, une salle de temple où les laïcs viennent prier et apporter des offrandes. Chaque avril, pendant Songkran, les moines sortent la statue, l’installent sur un chariot décoré et la font passer par Chiang Mai afin que les habitants puissent la laver avec de l’eau. Dans la tradition, les gens ne parvinrent un jour pas à emmener ce chariot au-delà du monastère ; désormais, ils emmènent chaque année Phra Phuttha Sihing d’ici pendant quelques heures, puis le ramènent.
Sur place
Prévoyez un accès au site pendant la journée ou en début de soirée ; certaines salles et zones sacrées peuvent être temporairement fermées pendant les offices.
Vérifié : 15 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.L’accès à l’image vénérée et aux peintures dépend de la vie du temple ; à l’intérieur, respectez le silence et les restrictions locales concernant les prises de vue.
