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Monument à Kruba Srivichai

อนุสาวรีย์ครูบาศรีวิชัย

Ici, l’histoire de la route commencera par un chantier mené par des bénévoles et le prix que son initiateur paiera pour son indépendance.

10 min
Monument à Kruba Srivichai près de la montée vers Doi Suthep
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Regardez d’abord autour de vous

À remarquer

  • Figure de bronze du moine
  • Fleurs et offrandes
  • Route de montagne

L’histoire du lieu

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Au pied de Doi Suthep, le monument de bronze se dresse là où la route de montagne vers le temple quitte la ville. Les autorités provinciales l’ont installé en mille neuf cent soixante-trois. Les onze kilomètres et demi de cette route restèrent d’abord en terre, puis furent élargis, revêtus d’asphalte et reliés à l’électricité. Des fleurs reposent au pied de la figure, tandis qu’à côté la route monte dans la montagne et continue de conduire pèlerins et automobilistes vers le sanctuaire.

Devant la figure de bronze de Kruba Srivichai — le moine vénéré du Nord qui œuvra pour obtenir une route vers Wat Phra That Doi Suthep — les gens déposent des fleurs et des offrandes avant de monter sur la montagne. « Kruba » est la manière dont on s’adresse, dans le nord de la Thaïlande, à un moine enseignant. Srivichai était appelé le saint du Lanna, région historique autour de Chiang Mai. Ici, ce nom est lié à un acte très concret : la route commence là même où il a commencé à la construire.

Au début des années mille neuf cent trente, on montait à pied jusqu’au temple par des sentiers de montagne. Les pèlerins aisés pouvaient monter à dos d’éléphant ou de cheval, ou engager des porteurs. Luang Si Prakat, le premier député de Chiang Mai, voulait amener l’électricité jusqu’au sanctuaire et vint demander de l’aide à Srivichai. Le moine proposa de commencer par tracer une route : il serait alors plus facile d’acheminer les poteaux, les câbles et le matériel.

Srivichai n’avait ni service de la voirie, ni machines, ni budget de l’État. Il vivait des aumônes monastiques et restaurait les temples grâce aux dons et au travail de ses disciples. Cette fois, il risquait la seule chose qui lui permettait de commencer un immense chantier sans argent : la confiance accordée à son nom.

Le neuf novembre mille neuf cent trente-quatre, les gens commencèrent à creuser ici, au pied de la montagne. La nouvelle se répandit dans les provinces du Nord. Paysans et montagnards arrivèrent avec leurs propres houes, pelles et paniers pour la terre. Il y eut plus de bénévoles que nécessaire. Srivichai attribua d’abord à chaque village dix wa — environ vingt mètres de route — puis réduisit les tronçons à deux ou trois wa afin que tous les arrivants aient du travail.

En cinq mois et vingt-deux jours, ils tracèrent onze kilomètres et demi de route en terre. Le trente avril mille neuf cent trente-cinq, une automobile y monta pour la première fois. Plus tard, la route fut élargie, revêtue d’asphalte et équipée de l’électricité, exactement dans l’ordre proposé par Srivichai.

Le chantier eut pour lui une lourde conséquence. La direction bouddhiste de Bangkok accusait déjà le moine de procéder à des ordinations et de diriger des temples selon les anciennes coutumes du Lanna, sans demander l’autorisation du centre. Pendant les travaux routiers, des dizaines de monastères du Nord décidèrent de passer sous sa direction ; environ quatre-vingt-dix temples soutinrent ce mouvement. À la fin de mille neuf cent trente-cinq, Srivichai fut emmené à Bangkok et retenu plus de six mois à Wat Benchamabophit. Ses disciples furent contraints de renoncer aux documents monastiques qu’il leur avait délivrés, et Srivichai lui-même de signer l’engagement d’obéir aux règles générales et d’obtenir l’autorisation pour les nouveaux chantiers. Il ne pouvait plus rassembler lui-même des gens pour de tels travaux.

En mille neuf cent soixante-trois, les autorités provinciales installèrent sa figure de bronze près de l’endroit où la route avait commencé. Aujourd’hui, pèlerins et automobilistes s’y arrêtent toujours avant la montée. Des offrandes reposent aux pieds de Srivichai, et, tout près, la route qui porte son nom s’élève vers la montagne : elle prolonge les courts tronçons qu’il avait fallu partager entre les bénévoles en trop.

Sur place

Temps sur place10 min
Point suivantL’escalier des Nagas
Entréede l’extérieur

Accessible vingt-quatre heures sur vingt-quatre, accès gratuit

Vérifié : 28 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.

On continue de prier et de déposer des offrandes près du monument ; restez discrets, ne bloquez pas l’accès et ne touchez pas aux offrandes.

Étape suivante

Où aller ensuite ?

Montez jusqu’à l’esplanade du temple et arrêtez-vous devant l’escalier aux balustrades en forme de serpents.

Étape 1 sur 7Ensuite : L’escalier des Nagas

Itinéraire terminé

Promenade terminée

« Doi Suthep : les routes vers le sanctuaire » — 7 étapes, environ 16 km, 2,5 heures.

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