Étape 5 sur 8

Marion Square

Площадь Мэрион

Sur l’ancien terrain de manœuvres, des histoires privées d’émancipation deviendront un grand défilé public à travers le centre-ville.

15 min
Marion Square, avec une pelouse, des arbres et un fragment de mur de brique.
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Regardez d’abord autour de vous

À remarquer

  • La vaste pelouse
  • La façade crénelée de l’Ancienne Citadelle
  • Les allées à travers la place

L’histoire du lieu

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Le bâtiment crénelé de l’Ancienne Citadelle se trouve au bord nord de la pelouse ; il abrite aujourd’hui un hôtel et appartenait autrefois à l’école militaire. Le champ ouvert devant lui est resté sans construction, des allées l’ont traversé et son milieu a de nouveau été réservé à un terrain de manœuvres en argile rouge. Plus tard, la place fut nommée en l’honneur d’un général de la guerre d’indépendance des États-Unis, bien qu’il n’ait eu aucun lien avec ce lieu.

On conserve la vaste pelouse au centre de Marion Square comme terrain de manœuvres. Dès mille huit cent trente-trois, le conseil municipal avait remis ce terrain aux officiers de la milice locale à une condition : il devait y rester pour toujours un lieu de rassemblements en formation et une promenade publique. Aujourd’hui, la pelouse accueille un marché de producteurs, des festivals et des cérémonies municipales, mais l’ancienne condition reste en vigueur.

Les habitants firent un usage particulièrement littéral du droit à cet espace au printemps de mille huit cent soixante-cinq. On l’appelait alors Citadel Green : le terrain de manœuvres devant l’école militaire The Citadel. Le dix-huit février, les Confédérés quittèrent Charleston, les soldats fédéraux occupèrent l’école, et la liberté proclamée deux ans plus tôt pour les habitants réduits en esclavage devint enfin une réalité effective.

Un mois plus tard, des anciens noirs des communautés méthodistes Zion et Bethel organisèrent ici un défilé d’affranchis. L’autorisation fut accordée environ un jour avant le rassemblement. Le vingt et un mars, des milliers d’hommes, de femmes et d’enfants se rendirent sur le terrain de manœuvres. En tête avançaient des organisateurs à cheval et le 21st Regiment, United States Colored Troops, des soldats noirs de l’armée fédérale. Environ mille huit cents écoliers les suivaient. Presque aucun de ces enfants n’avait auparavant fréquenté l’école, et aucun n’avait participé à une procession publique.

Les habitants montraient aussi de quoi ils comptaient désormais vivre. Des pêcheurs, charpentiers, maçons, tonneliers, boulangers, barbiers et forgerons portaient leurs outils. Puis apparut une charrette avec une estrade de vente aux enchères. Un homme muni d’une clochette jouait le rôle d’un marchand d’êtres humains ; lui-même avait auparavant été acheté et vendu plusieurs fois. Deux femmes et un enfant sur l’estrade étaient réellement passés par des ventes aux enchères à Charleston. Ils étaient suivis de soixante hommes attachés à une même corde, à l’image des groupes de personnes autrefois conduites d’ici pour être vendues. Chacun d’eux avait un jour été vendu.

Derrière la charrette, on faisait avancer un corbillard portant l’inscription « L’esclavage est mort », tandis que cinquante femmes jouaient une procession funéraire. Le défilé parcourut les rues centrales et revint à Citadel Green. Avant lui, on craignait dans la ville qu’une sortie aussi importante d’affranchis ne se termine par des troubles. Les participants se dispersèrent calmement après leur retour. À partir du premier janvier de l’année suivante, les habitants noirs célébrèrent chaque année à Charleston le jour de l’Émancipation, et ce terrain de manœuvres resta longtemps l’un des principaux lieux de rassemblement.

Le nom de Marion Square apparut plus tard. À l’automne de mille huit cent quatre-vingt-deux, le maire William Courtenay cherchait à faire déblayer le terrain de manœuvres négligé et à le confier à la gestion conjointe de la ville et de la milice. Le comité décida qu’un parc public avait besoin d’un nom historique acceptable pour les habitants et proposa celui de Francis Marion.

Marion fut brigadier général pendant la guerre d’indépendance des États-Unis. Après la prise de Charleston par les Britanniques en mille sept cent quatre-vingts, il rassembla de petits détachements de miliciens et attaqua les lignes britanniques de ravitaillement et de communication dans les basses terres de Caroline du Sud. Il n’avait aucun lien avec cette place, et le rapport du comité n’expliquait pas plus en détail la raison de ce choix. Le dix octobre, le conseil municipal approuva le nom, et les commissaires désignés démolirent les anciennes constructions, tracèrent des allées et laissèrent au centre un nouveau terrain de manœuvres en argile rouge.

Le bâtiment crénelé de l’Ancienne Citadelle, sur le côté nord, est aujourd’hui occupé par un hôtel. En mille huit cent soixante-cinq, des soldats fédéraux y étaient cantonnés, et sur le champ ouvert devant lui se rassemblèrent les personnes avec la charrette de vente aux enchères et le corbillard. Le champ est resté ouvert.

Sur place

Temps sur place15 min
Point suivantPowder Magazine
Entréeaccès libre

Place publique en plein air ; l’accès peut varier lors des marchés, des festivals et des travaux.

Vérifié : 28 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.

Cette étape se déroule entièrement en extérieur. Cherchez l’ombre et faites le tour de près du fragment de fortification : de loin, on le prend facilement pour un mur ordinaire.

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Où aller ensuite ?

Descendez Meeting Street jusqu’à Cumberland Street, puis tournez vers l’ancien entrepôt.

Étape 5 sur 8Ensuite : Powder Magazine

Itinéraire terminé

Promenade terminée

« Le mile des musées de Charleston : Meeting Street et ses vieilles demeures » — 8 étapes, environ 3,6 km, ≈3 heures.

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