Étape 1 sur 8

monument d’India Catalina

Monumento a la India Catalina

C’est ici que commencera le parcours le long de l’avenue liée à l’homme contre lequel l’interprète a témoigné.

15 min
Statue de bronze d’India Catalina sur fond de ciel bleu
Camilo Rueda López · CC BY 2.0; cropped/resized for app
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0 sur 8 terminé

Audioguide · voix enregistréeÉcouter l’histoire du lieu

Regardez d’abord autour de vous

À remarquer

  • Figure de bronze
  • Piédestal de pierre
  • Signature « Eladio Gil »
  • Date sur le socle

L’histoire du lieu

Taille du texte

La figure de bronze de trois mètres n’était pas un portrait d’India Catalina : personne ne sait à quoi elle ressemblait. L’apparence familière à Carthagène des Indes fut imaginée en mille neuf cent soixante et un, lorsque Víctor Nieto, fondateur du festival du film de la ville, cherchait une image pour le prix principal. Sur les armoiries de Carthagène des Indes, il vit une femme autochtone assise sous un palmier et proposa au sculpteur Héctor Lombana de la mettre debout. C’est ainsi que naquit la statuette du festival.

Treize ans plus tard, la ville commanda une version agrandie au sculpteur Eladio Gil. Judith Arrieta, âgée de seize ans, posa pour lui. Fille de paysans qui cultivaient du manioc, des ignames et des bananes, elle était arrivée à Carthagène des Indes à douze ans et travaillait comme nounou dans la famille de Gil. Le sculpteur obtint l’accord des parents de Judith, isola par un rideau une partie de sa cour et modela pendant trois mois la figure, d’abord en argile, puis en plâtre. Il composa le visage à partir des traits de plusieurs modèles, mais reproduisit le corps de Judith. Nous avons donc devant nous un monument à Catalina avec le corps d’une autre femme, dont le nom n’est pas inscrit sur le piédestal.

La Catalina historique était une fille du peuple Mokana, enlevée vers mille cinq cent neuf dans le village de Zamba par le conquistador Diego de Nicuesa. Elle fut emmenée sur l’île d’Hispaniola, où se trouvent aujourd’hui Haïti et la République dominicaine. Elle y apprit l’espagnol, adopta le christianisme et assimila les coutumes espagnoles.

En mille cinq cent trente-trois, Pedro de Heredia, chef d’un groupe qui avait l’intention de fonder ici une colonie espagnole et de chercher de l’or, retrouva Catalina à Gaira. Il avait besoin d’une interprète connaissant les langues de la côte et apparentée aux chefs locaux. Un chroniqueur rapporte que Catalina leur transmettait les conditions des arrivants et les persuadait de ne pas craindre la captivité. Ses négociations aidèrent les hommes de Heredia à s’établir près de la baie de Carthagène et à commencer des expéditions vers l’intérieur du territoire.

Catalina vivait avec Heredia et accompagnait ses expéditions, mais, en mille cinq cent trente-six, elle témoigna contre lui. Le juge de la Couronne menait alors un « procès de résidence », une enquête sur le gouverneur durant laquelle les habitants pouvaient signaler ses abus. Catalina raconta qu’un jour Heredia avait ordonné à tous les domestiques de partir pour la nuit, puis lui avait demandé de préparer des bas, des bottes, un levier en fer et une houe. Le matin, les bottes étaient mouillées et couvertes de sable ; les outils avaient disparu, de même qu’un grand récipient en argile lavé la veille. Le coffre d’or qu’elle avait vu auparavant n’était plus là non plus. Elle n’avait pas vu elle-même le transport : c’est un domestique qui lui avait dit que Heredia et ses parents avaient emporté l’or pendant la nuit.

Un an plus tard, Catalina répéta son témoignage. Elle fut l’une de plusieurs accusatrices ; le juge destitua Heredia et le plaça en détention. Plus tard, il obtint son acquittement en Espagne et revint comme gouverneur. Après le second interrogatoire, Catalina disparaît des documents : on ignore où et quand elle mourut.

Eladio Gil installa d’abord la figure de bronze à l’extrémité de l’avenue Pedro de Heredia, à l’entrée du centre. En deux mille six, elle fut déplacée de douze mètres pour faire place à la voie des bus urbains. Le sculpteur s’opposa au nouvel emplacement exigu, mais accepta le projet d’une vaste place à Puerto Duro. Il mourut en janvier deux mille onze, sans en voir le résultat. En juillet, sa famille assista au déplacement de la statue ici : tournée vers la vieille ville, le dos à San Felipe de Barajas.

Sur le socle de pierre sont restés la signature « Eladio Gil » et l’année de création. À cet endroit, la Catalina de bronze se tient depuis deux mille onze ; sa pose est née de la statuette du festival, et son corps est celui de Judith Arrieta.

Sur place

Temps sur place15 min
Point suivantPont Heredia et emplacement du ravelin de la Media Luna
Entréede l’extérieur

Espace urbain ouvert ; il est plus sûr d’observer depuis le bord du trottoir.

Vérifié : 26 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.

Observez le monument depuis le côté piéton et ne vous attardez pas près de la chaussée. L’entrée dans la forteresse n’est pas nécessaire pour cet arrêt.

Étape suivante

Où aller ensuite ?

Laissez la statue derrière vous et suivez l’avenue jusqu’au large pont.

Étape 1 sur 8Ensuite : Pont Heredia et emplacement du ravelin de la Media Luna

Itinéraire terminé

Promenade terminée

« La défense terrestre de Carthagène des Indes : de Media Luna à San Felipe de Barajas » — 8 étapes, 2 km, 2 h.

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