Étape 5 sur 7

Iglesia de la Santísima Trinidad

Iglesia de la Santísima Trinidad

L’église montrera à quel prix les habitants ont obtenu leur propre église et quel droit son donateur n’a pas obtenu.

15 min
Façade jaune de l’Iglesia de la Santísima Trinidad, avec des colonnes blanches et un clocher
Martinduquea · CC BY-SA 3.0; cropped/resized for app; ShareAlike applies
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Regardez d’abord autour de vous

À remarquer

  • Façade principale
  • Nef centrale
  • Deux nefs latérales
  • Colonnes et arcs en plein cintre

L’histoire du lieu

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Derrière la façade principale, l’espace se répartit en trois nefs : une large nef centrale et deux nefs latérales. Des colonnes et des arcs en plein cintre soutiennent cette composition, sur le modèle de la Cathédrale Sainte-Catherine-d’Alexandrie de Carthagène. Depuis le début du dix-neuvième siècle, l’église fonctionne comme paroisse autonome, et on y célèbre encore des messes, des baptêmes, des mariages, des confessions et des communions. Le nom de la Sainte Trinité s’est d’abord attaché à l’église, puis a donné son nom à la place.

En juillet mille six cent vingt, l’évêque Diego de Torres Altamirano qualifia les habitants de Getsemaní de « personnes les plus scandaleuses de la ville ». C’était le jugement d’un ecclésiastique colonial arrivé tout récemment à Carthagène. Dans la même lettre, il demandait au roi d’Espagne d’ouvrir ici une église dépendante de la Cathédrale Sainte-Catherine-d’Alexandrie de Carthagène. L’évêque voulait que les baptêmes, les mariages, les confessions et les communions soient célébrés à Getsemaní même.

À cette époque, la Cathédrale Sainte-Catherine-d’Alexandrie de Carthagène restait la seule église paroissiale de Carthagène. Getsemaní se trouvait au-delà du principal quartier fortifié, sur une île séparée. Les prêtres devaient traverser un pont de plus de deux cents pas. Altamirano écrivait qu’en raison de la distance et de la chaleur, les sacrements ne pouvaient pas être administrés à temps. Pour un malade ou un mourant, le retard pouvait tout décider.

La demande fut soutenue par le capitaine Julio Evangelista, habitant de Getsemaní, membre du conseil municipal et propriétaire terrien local. Un recensement de la même année montre une partie de ses biens : il louait à des locataires noirs quatre huttes couvertes derrière une clôture en bois. Evangelista proposa un terrain pour l’église, de l’argent pour la construction, une maison pour le prêtre et le sacristain, les premiers ornements liturgiques et ustensiles de culte.

Cette donation avait un prix. Le capitaine exigeait le droit de choisir lui-même le curé et, après sa mort, de transmettre ce droit à ses héritiers. Il comptait ainsi financer l’église tout en laissant à sa famille son administration.

La réponse fut retardée de vingt-deux ans. Le roi Philippe III et l’évêque Altamirano moururent dès l’année suivante. Evangelista non plus ne vécut pas jusqu’à l’autorisation. En mille six cent quarante-deux, Philippe IV ordonna au gouverneur de rapporter de nouveau combien de personnes vivaient à Getsemaní, à quelle distance se trouvait la Cathédrale Sainte-Catherine-d’Alexandrie de Carthagène et si une nouvelle église était réellement nécessaire. Après la réponse, la construction fut autorisée. Le terrain d’Evangelista fut accepté, et les fonds furent complétés par le chapitre cathédral et les voisins. Les travaux commencèrent en mille six cent quarante-trois et, sur un plan de la ville de mille six cent quatre-vingt-huit, l’église est déjà présente.

Evangelista n’obtint pas le droit héréditaire de choisir le prêtre. Getsemaní obtint sa propre église, aménagée sur le modèle de la Cathédrale Sainte-Catherine-d’Alexandrie de Carthagène : derrière la façade actuelle se trouvent une nef centrale et deux nefs latérales, séparées par des colonnes et des arcs en plein cintre. L’église devint une paroisse autonome en mille huit cent huit.

Elle fut consacrée à la Sainte Trinité — le Père, le Fils et le Saint-Esprit, les trois personnes du Dieu unique dans l’enseignement chrétien. Depuis l’église, ce nom passa à la place. On y célèbre encore des messes et les mêmes sacrements pour lesquels Altamirano demandait d’épargner aux habitants de Getsemaní le trajet par le pont jusqu’à la Cathédrale Sainte-Catherine-d’Alexandrie de Carthagène.

Sur place

Temps sur place15 min
Point suivantCallejón Angosto
Entréesur place

Église en activité ; l’accès à l’intérieur dépend des offices, des jours de fête et des conditions actuelles sur place.

Vérifié : 30 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.

L’entrée n’est pas garantie : pendant un office, écoutez le récit depuis l’extérieur ; à l’intérieur, gardez le silence et n’utilisez pas de flash.

Étape suivante

Où aller ensuite ?

Quittez la place par Calle del Pozo et trouvez la ruelle étroite couverte d’un auvent de parapluies.

Étape 5 sur 7Ensuite : Callejón Angosto

Itinéraire terminé

Promenade terminée

« Getsemaní : quartier des artisans et des voisins » — 7 étapes, environ 1,5 km, 2–2,5 heures.

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