Regardez d’abord autour de vous
À remarquer
- Tour de l’ancien élévateur
- Cylindres en béton
- Ouverture ovale de l’atrium
- Galeries dans les anciennes cellules
L’histoire du lieu
Le port travaillait le grain ici bien avant les tableaux et les installations : les wagons l’acheminaient par chemin de fer, et quarante-deux réservoirs en béton conservaient les réserves avant leur expédition sur des navires. La haute tour de l’ancien élévateur et ses cylindres en béton se dressent encore près des quais, bien que l’activité céréalière ait fermé au début du nouveau siècle. Dans les anciennes cellules ont été installés les galeries, les ateliers et les programmes éducatifs du musée d’art contemporain d’Afrique et de sa diaspora. Pour tracer le contour de la cavité ovale irrégulière de l’atrium, on a utilisé un grain de maïs agrandi.
Le nom de famille au-dessus de l’entrée est celui de Jochen Zeitz, entrepreneur allemand, ancien dirigeant de PUMA et collectionneur. Le bâtiment ne lui appartient pas. À l’ouverture du musée, même sa collection restait la propriété personnelle de Zeitz : il avait mis les œuvres à disposition à long terme. Son nom figure dans celui du musée parce que cette collection a permis de remplir le nouveau musée d’art contemporain d’Afrique et de sa diaspora.
Avant le musée, un élévateur à grains du port fonctionnait ici. Il fut construit entre mille neuf cent vingt et un et mille neuf cent vingt-quatre. Le grain arrivait par chemin de fer, était trié, conservé dans quarante-deux cylindres en béton et transbordé sur des navires. C’est précisément la proximité des rails et des quais qui détermina l’emplacement d’un tel bâtiment. Au début du nouveau siècle, l’élévateur avait été fermé, et les propriétaires du V&A Waterfront ne parvenaient pas, depuis plusieurs années, à lui trouver un usage approprié.
David Green, directeur de V&A Waterfront, voulait y installer une institution publique. À cette époque, le commissaire d’exposition sud-africain Mark Coetzee aidait Zeitz à réunir des œuvres d’art et cherchait pour la collection un lieu d’accueil public permanent en Afrique. Coetzee mit le collectionneur en relation avec les propriétaires de l’élévateur.
En deux mille treize, ils fondèrent le musée. L’entreprise de Green s’engagea à consacrer cinq cents millions de rands à la transformation du bâtiment et à le mettre à la disposition de la nouvelle organisation à but non lucratif. Zeitz plaça la collection à disposition à long terme et prit en charge une partie des premiers frais. Coetzee devint directeur et commissaire en chef.
Il restait à transformer les cellules à grains en espaces où l’on pourrait exposer des tableaux et de grandes installations. Pour Thomas Heatherwick, ce fut son premier projet de musée. Il décida de conserver les cylindres en béton et d’y découper un espace intérieur. Son équipe numérisa un véritable grain de maïs, agrandit le contour obtenu jusqu’à vingt-six mètres et en fit la forme de l’atrium central.
Les parois des anciens cylindres n’avaient qu’une épaisseur de dix-huit centimètres et n’auraient pas résisté à une telle découpe. Les ingénieurs coulèrent d’abord à l’intérieur de nouvelles enveloppes en béton armé de vingt-cinq centimètres d’épaisseur. Ce n’est qu’après cela que les ouvriers retirèrent des parties de l’ancien béton à l’aide d’un câble diamanté, de scies et de marteaux-piqueurs. Des galeries furent aménagées autour du vide ainsi créé.
Le vingt-deux septembre deux mille dix-sept, le musée ouvrit. Plus tard, Zeitz lui fit don d’une part importante des œuvres qui avaient auparavant été mises à disposition à long terme. En deux mille vingt-quatre, la collection permanente comptait plus de cinq cents pièces ; à côté des expositions temporaires, des programmes éducatifs et des ateliers d’artistes y sont organisés.
Le vide ovale irrégulier de l’atrium reprend le contour de cet unique grain de maïs que l’équipe de Heatherwick a numérisé pour cette transformation.
Sur place
Tous les jours 10:00–18:00, dernière entrée à 17:30 ; adultes R265, enfants de moins de 18 ans : gratuit.
Vérifié : 28 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.De l’extérieur, on peut saisir l’échelle industrielle du bâtiment sans billet. L’atrium et les galeries exigent une visite distincte ; prévoyez-y du temps supplémentaire et ne comptez pas le musée comme une partie d’une courte promenade.
