Étape 5 sur 7

Iziko Slave Lodge

Slave Lodge

Ce point montrera la liberté personnelle comme une transaction dont le propriétaire fixait les conditions.

40 min
Intérieur de l’Iziko Slave Lodge, avec une exposition sur l’esclavage et le passé maritime du Cap.
Jnanaranjan sahu · CC BY-SA 4.0; cropped/resized for app; ShareAlike applies
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0 sur 7 terminé

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Regardez d’abord autour de vous

À remarquer

  • Façade blanche à fronton
  • Hall d’entrée
  • Cour intérieure
  • Ouvertures grillagées

L’histoire du lieu

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Le hall d’entrée actuel mène dans un complexe que la Compagnie néerlandaise des Indes orientales fit construire en mille six cent soixante-dix-neuf pour détenir les personnes qui lui appartenaient. D’ici, elles étaient envoyées travailler au jardin de la Compagnie, à l’hôpital, dans les entrepôts, à la construction des fortifications et au déchargement des navires. Au milieu du dix-huitième siècle, près de mille personnes se trouvaient parfois sous un même toit : à côté des personnes réduites en esclavage, on y retenait des condamnés et des malades mentaux.

La façade blanche à fronton n’apparut qu’après que les gens eurent été retirés d’ici et que des fonctionnaires britanniques eurent transformé le bâtiment en bureaux. À l’époque de l’Iziko Slave Lodge, seules quelques rares ouvertures grillagées donnaient sur l’extérieur. Les pièces entouraient une cour intérieure, où l’on faisait l’appel le matin, avant que les équipes de travail se dispersent dans Le Cap.

La Compagnie néerlandaise des Indes orientales, une corporation commerciale qui administrait alors la colonie du cap, fit construire la maison en mille six cent soixante-dix-neuf. On y détenait les personnes qui lui appartenaient. Elles cultivaient des légumes dans le jardin de la Compagnie voisin, travaillaient à l’hôpital et dans les entrepôts, construisaient des fortifications et déchargeaient les navires. Au milieu du dix-huitième siècle, le bâtiment abritait parfois près de mille personnes : avec les personnes réduites en esclavage, on y retenait aussi des condamnés et des malades mentaux.

Jan Smiesing naquit à l’Iziko Slave Lodge en mille six cent quatre-vingt-dix-sept. Sa mère, Manda Gratia, était une enseignante réduite en esclavage et la surveillante principale parmi les femmes. Son père, un employé néerlandais de la Compagnie, quitta Le Cap alors que le garçon avait environ trois ans. Jan grandit ici et, à dix-sept ans, devint lui-même instituteur.

L’école occupait une partie du même bâtiment fermé. On enseignait aux enfants le néerlandais, la doctrine chrétienne, la lecture et l’écriture ; en même temps, on exigeait d’eux l’obéissance et le respect envers les maîtres. Pour son enseignement, Jan recevait une petite rétribution, de la nourriture et des vêtements. Dans son cahier conservé, des exercices d’arithmétique, des alphabets, un hymne et des recettes médicinales, dont certaines en tamoul, se côtoient. Dans les recensements de l’Iziko Slave Lodge, il était appelé Jan van Manda, c’est-à-dire Jan, fils de Manda. Dans les pages de son cahier, il signait du nom de famille de son père : Jan Smiesing.

Il demanda à plusieurs reprises à être affranchi. Le huit novembre mille sept cent trente et un, le conseil de la Compagnie accepta : Jan enseignait bien, il était baptisé, maîtrisait le néerlandais, et l’école avait déjà trouvé un autre instituteur. Mais il posa une condition. Jan devait remettre à la Compagnie Gerrit, un autre homme réduit en esclavage. Le chirurgien-chef reçut l’ordre d’examiner d’abord Gerrit et de s’assurer qu’il était en bonne santé et apte au travail.

Ce n’est qu’après cet échange que Jan, âgé de trente-quatre ans, obtint sa liberté. Un mois plus tard, il put épouser Anna van Dapour, qu’il avait rencontrée ici même et avec laquelle il élevait déjà des enfants. Il vécut libre pendant trois ans.

À peu près là où se trouve maintenant le hall d’entrée du musée, il y avait autrefois une salle de classe pour les garçons. Le cahier de Jan est conservé aux Cape Archives ; il n’y a rien écrit sur son affranchissement. Le nom de Gerrit et l’exigence de vérifier son état de santé sont conservés dans le procès-verbal de la Compagnie.

Sur place

Temps sur place40 min
Point suivantcathédrale Saint-Georges du Cap
Entréesur billet

Site officiel des musées Iziko : de 09:00 à 17:00, lundi—samedi ; en hiver, le samedi de 08:30 à 16:00 ; fermé à Noël et à la fête des Travailleurs.

Vérifié : 1 juillet 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.

L’exposition nécessite une visite séparée du musée. Si vous ne pouvez pas entrer, arrêtez-vous devant la porte : c’est précisément la serrure et le fait de fermer chaque jour qui aident à mieux comprendre le récit que les détails décoratifs.

Étape suivante

Où aller ensuite ?

Dirigez-vous vers l’escalier de la cathédrale, bordé d’une rangée de six arbres.

Étape 5 sur 7Ensuite : cathédrale Saint-Georges du Cap

Itinéraire terminé

Promenade terminée

« District Six et le vieux centre du Cap » — 7 étapes, environ 2,2 km par les rues, 3—4 h.

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