Étape 3 sur 8

Mosquée an-Nâsir Muhammad

مسجد السلطان الناصر محمد

Cette halte expliquera pourquoi le sultan devait se montrer chaque semaine devant la cour et la garnison.

15 min
Cour et minarets de la mosquée du sultan an-Nâsir à l’intérieur de la Citadelle.
Prof. Mortel · CC BY 2.0; cropped/resized for app
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0 sur 8 terminé

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Regardez d’abord autour de vous

À remarquer

  • Cour intérieure ouverte
  • Mihrab
  • Emplacement de l’ancienne maqsura
  • Deux minarets

L’histoire du lieu

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À l’intérieur de la Citadelle se trouve une mosquée élevée là où se dressait autrefois une ancienne salle de prière de la forteresse. La cour ouverte la relie à la salle, et deux minarets sont tournés vers les anciens quartiers des palais et de l’armée. La clôture de bois près du mihrab a disparu, tout comme les palais voisins ; la mosquée de Méhémet Ali s’élève désormais à côté.

La cour ouverte au centre de la mosquée rassemblait, le vendredi, ceux qui étaient séparés les autres jours par les murs de la Citadelle : les habitants des palais du sultan, les fonctionnaires, les guerriers mamelouks et les habitants des quartiers voisins. Le souverain priait sous la coupole, devant le mihrab, une niche qui indique la direction de La Mecque. Une maqsura, partie clôturée de la salle de prière, y avait été aménagée pour lui et sa suite. Un minaret transmettait l’appel vers les palais, l’autre vers le quartier militaire.

Le commanditaire de la mosquée an-Nâsir Muhammad, jeune sultan mamelouk, cherchait à pouvoir disposer lui-même de la cour, de l’armée et du trésor. Il monta sur le trône pour la première fois à l’âge de neuf ans. Durant son deuxième règne, deux émirs, les plus hauts commandants militaires à la cour, lui conservèrent le titre mais prenaient eux-mêmes les décisions. Le gouverneur Salar et Baybars al-Jashankir, qui gérait la maison du sultan, limitaient jusqu’aux dépenses et aux déplacements d’an-Nâsir. Il n’avait pas assez d’argent pour entretenir sa propre maison, bien que son nom de sultan fût prononcé dans le sermon du vendredi.

En mille trois cent neuf, an-Nâsir déclara qu’il partait en pèlerinage, quitta Le Caire et bifurqua vers Al-Karak, une forteresse située sur le territoire de l’actuelle Jordanie. De là, il annonça son abdication. Si son plan échouait, il perdait le trône et probablement la vie. Baybars prit aussitôt sa place.

Depuis Al-Karak, an-Nâsir commença à négocier avec des gouverneurs syriens et des émirs égyptiens en qui il avait confiance. Une partie des commandants militaires refusa de soutenir Baybars. Dès mille trois cent dix, celui-ci s’enfuit du Caire, puis tomba aux mains d’an-Nâsir et fut exécuté. Salar se retrouva en prison et y mourut. An-Nâsir remonta sur le trône pour la troisième fois et ne nomma plus au-dessus de lui de tuteurs comme les précédents.

Huit ans après son retour, il ordonna de démolir l’ancienne mosquée de la forteresse et de construire celle-ci à sa place. Ici, le sultan se présentait chaque semaine devant les courtisans et la garnison, désormais à sa place sous la coupole. Il recruta des lecteurs, des imams et des muezzins, et les deux minarets permettaient de convoquer les deux parties de la Citadelle à une même prière. En mille trois cent trente-cinq, an-Nâsir agrandit la mosquée, rehaussa la toiture et réaménagea la coupole au-dessus de la maqsura. À l’intérieur de la coupole furent inscrits son nom, ses titres et la date du réaménagement. Après sa mort, les sultans mamelouks suivants continuèrent de venir ici pour la prière du vendredi.

Les palais d’où an-Nâsir sortait vers cette cour furent plus tard démantelés ; la mosquée de Méhémet Ali se dresse désormais à côté. La clôture de bois de la maqsura a elle aussi disparu. Il reste la cour ouverte, la place du sultan devant le mihrab et les deux minarets tournés vers les anciens quartiers des palais et de l’armée. Ici, le titre qu’on laissait autrefois à an-Nâsir à la place de l’argent et des décisions retentissait chaque vendredi devant les gens rassemblés des deux côtés de la Citadelle.

Sur place

Temps sur place15 min
Point suivantBab al-Azab
EntréeMosquée royale des Mamelouks

Tous les jours 09:00–16:00 ; l’entrée est incluse dans le billet de la Citadelle. Pendant les prières, l’accès à la salle peut être limité.

Vérifié : 27 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.

Considérez les fragments anciens comme des éléments d’un bâtiment toujours en activité, sans toucher la maçonnerie ni les colonnes. Les détails colorés sont en hauteur : il est plus commode de s’écarter et de les regarder à distance.

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Où aller ensuite ?

Descendez vers la porte par laquelle la forteresse donnait sur la place de la ville.

Étape 3 sur 8Ensuite : Bab al-Azab

Itinéraire terminé

Promenade terminée

« Le pouvoir au Caire : de la Citadelle de Saladin au Souk al-Silah » — 8 étapes, environ 3,9 km, 3–4 heures.

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